‹ Histoire littéraire du Maine (volume 3)Chapitre 47 sur 52 · JULIEN FRESNEAU · texte numérisé non relu

JULIEN FRESNEAU

mens pour la licence , Julien Fresneau fut proclamé par les arbitres le plus docte, le plus habile ; cependant son nom ne fut pas inscrit le premier sur la liste des licenciés/car,dans le grand nombre des clers séculiers qui sollicitaient le même diplôme , il s'en trouva qui répondirent encore avec plus de succès sur les matières de Texamen. Julien Fresneau eut à peine quitté les bancs de la Sorbonne , que ses supérieurs lui confièrent une chaire dans la maison de la rue Saint-Jacques; il occupa cette chaire pendant vingt-sept ans. On Testimait comme professeur ; comme orateur, on radmirait. La renommée de son éloquence ayant bientôt franchi le seuil du cloître, il alla prêcher dans les provinces : ayant été entendu par le duc d*Orléans , celui-ci , empressé de lui témoigner son contentement, le nomma son prédicateur (1). Quand le duc d'Orléans monta sur le trône, sous le nom de Henri ii, Julien Fresneau fut un des prédicateurs du roi ; il parut à la cour avec ce titre, sous les règnes de François ii et de Charles ix.

C'était alors le beau temps de la propagande calviniste : du séminaire de Genève étaient sortis déjeunes clercs pleins de zèle, habiles dans Tinterprétation des écritures , que les théologiens du parti catholique ne combattaient pas toujours avec avantage. Julien Fresneau fut un de leurs plus redoutables adversaires : il eut avec eux de fréquentes rencontres. Au mois de mai de Tannée 1561 , rassemblée de la congrégation

(i) MSS. divers , concernant les Jacobins de la Ville du Mans. Aux Archives de la Préfecture de la Sarlhe.

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