‹ Histoire littéraire du MaineChapitre 19 sur 30 · LE GORVAISIER DE COURTEILLES · texte numérisé non relu

LE GORVAISIER DE COURTEILLES

(Jacques).

Pifirmi les vers encomîasliques qui préoèdenl l 'Histoire des Evéques du Ifo?» d'Ânloioe Le Corvaîsier, nous en lisons qui porleut celte signature : « Vostre meilleur et plus afTeclionné Père, Jacques LE CORVAISIER, prèstre indigne. » Faul-îl admellre que ce Jacques Lecôrvaisier, engagé dans les ordres en 4618, avait, dans sa jeunesse, vécu de la vie du siècle, et qu*il était à la fois prêtre et père de famille? Gela est d'autant moins vraisemblable qu'Antoine Le Corvaisier, citant quelques vers de son père à la fin de la vie de Charles de Beauroanoir, semble ne plus le compter au nombre des vivanls. Nous supposons que ce Jacques Le Corvaisier était un de ses grands parents, qui rappelait par affection son meilleur père (1).

LE MAÇON DES RABINES (François).

François LB MAÇON DBS RABINES, né à Châteaudu-Loir, chanoine du Hans, aumftnier du duc d'Orléans, mort à Paris en 1725, est auteur d'une traduction fran-

(1) M. Desportés compte parmi les écrlTains du Maine Pierr6>- Jean Le Corvaisier, secrétaire perpétuel de Tacadémie d^Angers^ auteur de V Eloge du roi (Louis XV), publié à Paris par Lottin, en 1754, in-8o, et d*un Discours lu dans une séance publique de la Société royale des Sciences et Belles^ Lettres de Nancy j Paris» Lottin, 1755, in-^S*. Nous croyons que ce Le Corvaisier était d*An-

gin et non du Maine, et quUl appartenait à la même famille que ené Le Corvaisier, ne à Angers en 1580, auteur de plusieurs il-* beUes théologiques.

çaise de Vlmilalion de Jésus-^Chrisiy sût laqudle oo ne donne pas de renseignements précis. Denx iraducUons différentes de VlmiUUion parurent, sans noms d'auteurs, en 4 685 cl en 1 686. L une d'elles doii-ello être altrilNiée i noire Fraofois Le Maçon? ou plutôt, sa traduction esleiié restée manuscrite? Nous le croyons phis volontiers.

LECLBRG DE FLEGHBRAY.

LECLERC DE FLRCHERAY, né à Uval et avocat fiscal en celte ville, nous est bien peu connu. Sa vie, personne n'a eu soin de l'écrire: ses ouvrages , qui les possède et où les rencontrer? H. Desporles lui attribue: Dcscriplwn du comté de Laval, ouvrage composé, ou publié, vers 4688, et De la récompense des dotes, ouvrage publié & Angers, in- 4*. Les efforts que nous avons faits pour coonallre davantage cet obscur écrivain, sont demeurés sans résultats.

FROULLAY (Charte-Louis de).

Chaslbs-Louis db FROULLAY, sieur de Tessé, est né en 4687, suivant Renouard, au château de Monflaux, paroisse de Saint- Denis-de-Gasiines («), eu, suivant M. Desportes (S], en 4686, au château de HaroUes, paroisse de Larcbamp, présd*Ernée. Ayant pris ses gra-

(1] Essaie historiques, tom. ii, pag. 93t.

(t) Bibtir>grùphit du Maine,

CItARLB8*L0inS DB ÏTBOULLAT. 52^

diBS en Sorbonne, il fut bîealdl oorotné vlcaire-géoéral de Toulouto. Un clerc de sa condition pouvait compter sur un avanoement rapide. Le vicarial-général ne fui pour lui qu'un stage; il Toccupa pendant six ans, pour obtenir ensuite les litres de comte de Lyon et d'aumAnier du roi. Des Tannée 4723, la faveur royale rappelait èrévAcbéduHans.

Quatre ans après, il se signalait par un manifeste contre le P. LeGourayer : Ordonnance el inslructionpaslorale p&rtani condamnation des livres du P. F. Le CoUrayer, inlUulës : Dissertation sur la validité des Ordinations Anglicanes ; Le Mans, 1 727, in-i*". C'est la première de ses publications épiscopales, et, il paraît, la plus importante. On nous épargnera de rechercher et de désigner les autres. Au xvni* siècle, les prélats de bonne maison confiaient le plus souvent à dobscurs vicaires le soin de rédiger leurs instructions et leurs mandements, et nous avons lieu de croire que Louis de Froullay suivit cet exemple. C'était un homme doux, facile, qui fuyait les disputes, et recommandait à chacun la paix du coour. Excellentes mœurs el sages conseils, mais qui dénotent un esprit enclin è la paresse ; or, s*il fallait inscrire parmi ses œuvres tout ce qui parut sous nom: mandements, instructions, catéchismes, missels, statuts, prières, plaoets, etc., etc., on devrait le compter au nombre des plus laborieux écrivains. Nous lui refuserons ce titre, pour lui donner celui de bon pasteur. I| n*avait pas, dit- on, des « qualités brillantes (4), » mais une grande rectitude de jugement. H mourut au Mans, le 31 janvierl767.

(1) Renouant, E$$aU^ pag. S87.

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