‹ Histoire littéraire du MaineChapitre 20 sur 30 · LECONTE · texte numérisé non relu

LECONTE

Oo placé au nombre des écrivains nés dans le UQ certain LECONTE, curé de Savigoy-sur-Braye, puis chanoine el vicaire-général do l'Eglise du Hâns, auleul* de quelques éloges funèbres dont voici les litres : Panégyrique de la bienheureuse mère de Chantai, fondatrice de tordre la Visitation, prononcé au monastère de la Fût* tation du Mans, le 24 août 4752 ; Le Mans. Isarebart, 1753, in-8<> : Oraisofi funèbre de M, de Proullay, évéque du Mans^ prononcée le 6 atTi< 1767; Le Mans» 4767, in -s*. Il suffit de reproduire les titres de ces morceaux ora* toires.

PICARD (Jcan).

Jeam PICAED, né à la Flèche, le 24 juillet 46iO, s'appliqua d abord à la théologie, reçut les ordres et fui prieur de Rillé. Il exerçait celte charge ecclésiastique, lorsqu'il se sentit une vocation plus prononcée pour réludo des sciences dites naturelles. Sans résister à cette voix intérieure, il laissa de côté les livres des Ihiolo* giens et prit ceux des mathématiciens et des astron»» rocs. 11 les comprit bientôt, el, ayant continué quelques expériences inachevées, il ne tarda pas davantage à se faire considérer piir ses matircs comme un très habile homme. Il devait un jour dire appelé le plus grand astronome de son temps (t ], |iour avoir imposé de nouvelles

(I) DcUnibro, Bioyr, Lui vers,, au iiwt Picard.

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règles à Tobservation des phénomèoes célesles, et pour avoir fail« avec des iostrumenls perfectionnés par luimëmef des calcols vérifiés, approuvés par Newton, et dont la science moderne proclame encore rexactitude.

Il avait été le collaborateur de Gassendil II le remplaça dans sa chaire d'astronomie au Collège de Fronce. Vers ce temps-là , Culbert se proposait de former une académie composée d'illustres pratioienSi qui fût peur les sciences ce que TAcadémie française était pour les lettres, le tribunal suprême. Picard, fut agréé par Colbert, avec Boberval, Huygens, Auzout, Carcavi, comme étant désigné par la renommée parmi les savants qui devaient être les premiers membres de cette compagnie. Un local leur fut attribué à la Bibliothèque publique du roi, et ils y tinrent séance au mois de juin de l'année 46.66.

Ils furent dès Tabord très occupés: deux éclipses devaient se présenter à quelques jours dlntervalle, et de tels accidents sont très rares, ils ne négligèrent rien pour les bien observer ; mais, comme ils ne possédaient pas des instruments d'une grande perfection, ils furent obligés de recourir à des expédients. L'abbé Picard inventa, dans cette circonstance, le micromètre à filets mobiles qui a été décrit par Auzout dans un mémoire intitulé : Manière exacte pour prendre le diamètre des planètes^ etc,^ e/c. (4). On peut apprécier, dans V Histoire de V Académie, quel était le degré d'ignorance ou de savoir de ces illustres fondateurs de la science moderne, et reconnaître combien grande était l'autorité de l'abbé Picard parmi ses collègues. On le voit, en 46S8, obser-

(1) Mémoires de i'Acad,, tom. yjy, pag. 118»

ver plusieurs éclipses des satellites du soleil, doot Cessini avait publié les épbémérides pour celte année. Ces observatioos soDt consignées dans les notes intitulées : Imnm^ sioni el émenûm des iaUUiies de Jupiler, [Mémires de l'AcadémieMTn,X,fBg. i^6)eifi ObwrQtiomdeSaiurm faitesàlaBibliothèçueduBoi.(lbid., peg. 4S7). Ilrenoovêla plus tard les .mêmes expériences à I1te d*Haéne, au milieu des eaux de la Baltique. En I66t, il rend compte à TAcadémie de ses remarques sur les hauteurs méridiennes du soleil, sur les variations des pendules déterminées par le d^ré de pesanteur de Taloiospbére(4), et sur raclion du froid (2). Bn 4770, il s'occupe de déterminer la mesure de la terre et bit de ses obeer • vationo Tobjet du Mémoire suivant : Mesure de la iem ; Paris, 4 674 , io-fol. Cet ouvrage ne se retrouvait plus em 4730, quand l'Académie publiait le Trailé du NiveUêment de l'abbé Picard (3) : aussi prit-elle soin d'en hire une édition nouvelle, qui parut dans le tome vu de ses JMmoires (page 434). Condorœt s'exprimeen ces termes sur la Mesure de la terre : « Un des éléments les plus essentiels de l'astronomie, la valeur exacte de diamètre de la terre, manquait à cette science. Il paraissait que, pour en déterminer la longueur, on n'avait besoin que de mesurer un degré du méridien. Cette mesure avait été tentée par Snellius et par Ricdoli ; mais il y avait entre leurs résultats une différence de sept mille toises ; et cette différence énorme aurait suffi pour (aire soupçonner l'inexactitude de tous les deux, quand bien même

(I) Mt9t. de rAcad., tom i, pag. 109, 140.

(S) /6i(/., pag. 116.

(8) Mtém, de VAcûd,^ ton. vi, pag. SSt.

ncAir ncAED. S2T

on n'aurait pas connu celle de leurs opérations. L*abbé Picard apporta pour les sciences des précautions ioouYes jusqu'alors. D'abord il mesura aslronomiquemeot la dis* tance en latitude de Paris à Amiens. II fallait ensuite mesurer cette distance sur la surlace de la terre. En conséquence, après avoir pris sa base sur le grand chemin de Villquif & Juvisy, et l'avoir exactement mesurée, il calcula une suite de triangles dont chacun des angles avait pour sommet un point remarquable, et qui aboutissaient enfin au clocher de la cathédrale d'Amiens. Les angles furent mesurés avec un quart de cercle de trois pieds de rayon garni de deux lunettes ; et on employa la toise du Châtelet de Paris (4). » Ainsi, Picard sut inventer une nouvelle méthode pour mesurer la terre, et bien que ses supputations aient été plusieurs fois attaquées, elles sont restées dans les fastes de la science, où elles occupent une place très honorable. Biles fournirent une nouvelle preuve de son aptitude pour les découverteSf et quand on résolut d'envoyer un astronome en Suéde, avec la mission d'étudier en quelles circonstances avait été construit le célèbre observatoire de Tycho*- Brahé, ce fut à lui qu'on s'adressa.

Il partit de Paris au mois de juillet de Tannée 4674, avec son aide, son ami, Etienne Vieillard, et, après avoir fait dans le cours de son voyage plusieurs observations qui furent communiquées plus tard à l'Académie, il fut rendu le 2 4 août dans les murs de Copenhague. Sa première visite fut à une tour construite par les soins de Longomontanus. Ayant lié des rapports d'étude avec Erasme Bartholin, professeur de mathématiques et de

(4) Gondorcet, Bloges des 4cadémicierUf pag. S7.

828 »Av ncAiD.

médecine, il obliai la communication des manuaoriu de Tycho-Brahé. Le gouvernement danois avait formé le projet de les publier, mais dès que Tabbé Picard les demandait pour les apporter en France, le roi de Danemarck 8*empres8ait de lui remettre ce précieux dépôt. Ce ne fut pas un des résultats les moins importants de h mission de Picard. Celui-ci se fit ensuite conduire dans rtle deHuène, à rentrée de la mer BaltiquOi reconnut les lieux doù s'élevait dans les airs l'observatoire fameux d'Uranisbourg, et y fit un grand nombre d expériences. Quand il revint en France, il emmenait avec lui un jeune Danois plein de goût et d'aptitude pour les recber* ches astronomiques, OlaUs Boëmer, qui devait un jour siéger avec honneur dans notre Académie des sciences. Les expériences faites par Picard sur les ruines de Tobservatoire d'Uranisbourg sont relatées dans un Mémoire dont voici le titre : Voyage SUranUbcurg^ ou obseivaiions astronomiques faites en Danemardi^ par M. Picard [Mémoires de lAcad. t. VII, p. ISS, et Becueil d'observations faites par ordre de S, Jf., 4693, in* folio).

A son retour de Danemarck, Picard se rendit à U Flèche où l'appelaient ses affaires domestiques, et de là dans la ville de Loudun. C'était au mois de septembre de Tannée 4672. Il fit dans ce voyage un grand nombre d'expériences qu*îl se proposait de renouveler en d'autres lieux, lorsque ses travaux astronomiques furent interrompus par ordre du roi. On ne connaissait pas encore la pratique du nivellement, et si l'on formait quelqu'entrepriso sur les calculs des ingénieurs, on allait à l'aventure, et chaque jour ils engageaient ainsi l'Etat et les particuliers en de ruineuses erreurs.

Louis XIV ayant chargé Tabbé Pieard, w 1674, de rechercher 8*il é(ait possible de détourner le cours de quelques rivières el de les conduire à Versailles, cekii*ci 61 celle recherche avec son docte ami OlalLs Roëtner, et leurs expériences eureol pour résultai principal une théorie du nivellement. Us démontrèrent, en outre, par de simples calculs, qu*on ne pouvait» ainsi que l'avait proposé le célèbre Biquet, faire venir à Versailles les courants de la Loire, et se contentèrent d*aller chercher à trois mille toises de Versailles Teau du puits des Essarta. Ces travaux opérés. Picard lut à TAcadémie son Traiié du Nivellemefitt suivi de: Rdlatiùn de plusieurs niveHements faits par ordre de S. M. Ces mémoires furent imprimés dana le Recueil de TAcadémie, t. VI, pp. 629, 693. La Hire en fit une nouvelle édition en4684,in-42 (4).

Le môme Recueil nous apprend que, durant les années suivantes, Picard passa la meilleure partie de son temps à rObservaloire de Paris, considérant avec Roëmer et Cassini les mouvements des corps célestes. L'Académie reçut la communication de leurs découvertes dans les mémoires suivants : Observation de VéoUpsede lune du 4 4 janvier 4675 (Mémoires de r Académie, t. X, p. 541) ; Observation de rédipse de lune du IjuiUet 4675 ( ibid. p. 555) ; Expérience faite à l'ObservaUnre sur le baromètre simple (ibid. p. 569) ; Occultalton de Saturne par /a /tins (ibid. p. 602).

C'est à Picard qu'on doit la Connaissance des temps.

(i) Lambert les a traduits en aUemand, atee des addttions conftidérables ; Berlin, 1770, in-8*. On trooTe quelques opuscules de Picard , de Richer , d*Auiout, de Roêmer, etc, etc., dans un Re« cueilpublié à La Haye; Gosse , i7Si, iB-4«.

830 nàM MCAU.

Il poUia le premier volmiie de œs éphémérides en Tannée 4679, et le dernier en I6SS» date de sa mort. On sait eombien eel ouvrage es! oiile aux savants. L' Académie Ta bit continner par les plus ilhistres de ses astronomes.

Picard employa les dernières années de sa vie ft par^ courir les diverses proTinoes de France, dans h compagnie de La Hire; jalons de contrôler par des observations nouvelles, celles qo*il avait déjà faites en divers lieux. En 4679, ils se rendaient à Brest, pois & Nantes : ObtervoUons astronomiquêi faites à Brest et à Nantes [Mém. deFAcad. t. VII, p. 37S) ; en 46S0, ils étaient à Bayonne et visitaient toutes les cAtes de la Guyenne éi de la Saintonge : Ohservaticns faites à Bajfonne, BQrdsQux el ltoyon(ibid. p. 394); eo 4694 , Picard parcourait la Bretagne, tandis que La Hire allait jusque dans les Flandres : Observations astrenomiques faites sur les côtes septentrUmales de France (ibid. p. 399). On doit compter encore parmi les résultats de ces voyages : Observalùms astronomiques faites en divers endroàs dm rojiamne, par M. Picard (ibid. p. 897).

Il faut ajouter au catalogue des csuvres de Tabbé Picard quelques autres mémoires insérés dans le Recoeii de TAcadémie : Dé la pratique des grands eadrans par le calcul (ibid. t. VI, p. 484). C'est un ouvrsge asset étendu, que Gondorcet appelle c une excellente gnomenique: » Il a été réimprimé séparément ; Paris, 4739. — De Mensuris (ibid. p. 531). — De Mensuraliquidorwn et aridorum [ibid. p. 5(0). — Fragments de Diopirique (ibid. p. 550). La bibliotbèquede lObeervatoire poasède encore quelques unes de ses lettres ; elle en regrette d'autres, nous dit-on. Bs|)pelons enOn que Picard avait

fiitt ooê aéria d'olÉervalioiit presque qdotidiemies, de Taoïiéa 4666 à rannée l6Si, sor les oliosas lea pim mratérieoses des régions sidérales, et^que ces observations, looglemps restées Inéditee, ont été recueillies el publiées par Le Hoonier dans son HiHoin eéléiie ; 4744, în-4.

Il mourut à Paris en 46SI, suivant Condorcet, le 42 juillet 4 est solvant M. Dssportes. après avoir étfr plusieurs années malade d'une chute qu'il avait faite dans une observation dilSetle. Il habitait TObeervatoire. qu'il avait eu Thonneur de voir coDSlruire sur ses plans, et qu'il avait eu la douleur de voir placer sous la direction d'un rival, Cassini.

COLLET (Piebee).

PiBssB COLLBT, né à Teroay, canton de Montoire, le 6 septembre 4693, est compté parmi les écrivains les plus féconds dn xvhi* siècle, et ses livres recherchés encore par les théologiens, ont joni, pendant quelque temps, d'une très grsnde renommée. Cependant on connaît peu l'histoire de sa vie. Dès sa jeunesse, il avait pris l'habit des confrères de Saint-Laxare, et avait professé la théologie dans quelques maisons de leur ordre : il fut ensuite chargé de gouverner le collège des Bons- Enfants, è Paris. H n'est célèbre que par ses écrits.

Il donna d'abord : Disserîatio seholasUca de quinque /onsentï profNmlîombiiS ; Paris, 4730, in-42. C'est un opuscule de polémique, dont le titre seul mérite d'être conservé» ponr trouver place dans le catalogue des

MBUM ponlu* - 7raiitf «ia ^wpBMS o> gàiriniJ ef en fvbnàn-: Para. iTii, 9 vol. ia-ll. Aoln» édiiMM : hri^iT^- iT»l.eB Irais lohuMKÎM'Il.-nss.m-i* et 'm-*i. ITi4, ■•*•, ITTÎ.} Toi. H-li; 178$, 4S2«,««», (Atî^ïrm. } vol ia-3*. avccdescomdMMMdeCoBpMi. CH M«n^, qû • fait b rcpotoiioa de Ptem CoUH, •« b pl«s «Hiaû de ceax qs'oa |>«imwib nr la aatMra : lowi ks cmoistes le «KniUenl el le cilMl ((]. N««s ae poMTOftâ Krorder qa'iow f inirm soamaire auxécrîLide BMretiLXtrar. lbsBOlBoaifaraax,ct,s*iIs m fccMBUftbai (mes |ar les ménK* mérites, oa »- ^&kle tbotf l>Mc$ Im m^œ«s deCMiU. ■ Il avait daos b cuevMsitioo. liit V. Feller, de Vespril d du f«a ; oo iiBir ]T CCS deiis q<uUli» du» quelques nos de ses ItvTM. Il aùl« quel^iM^jb Li pLibanterie aos sujets les pit» sefieux ; nui» ses rùlleries ne sont pièrcs à leur pljor. • Ce^u^vmeat f»t-b4«am>lu, et nous ne savons qa'j sogsmrv. Les autns ouvrages de Picrra CoHet ptnmoltbBs l'ordre que nous allons aaivn.

t fraitictoMibua Tcurmtljiiaij oMraxit P. Colltt; Pkns. tmvtflLuienES, ITtl,P.uû, Gjrni^r, (736, io ij. 11 Ctut b«a JbtiD^aier nrt otivrji^; du suivuiL: /«rtilMiwNes

t'.li, « vi)l ta-4l,c>aqt ITeJ, s vol iQ-&', d I IT7S.— hKîtHtWWJ

HBMB colLbt. 335

■tanmariorttm e pn^riit luig prœtecttonibta coiUraxit P.C(rf/el;Ly«n,Bruy98et,<766,n67,4T68,SToI.ia-l2; P>ri8, Garoier, *775. — Uftns criliquesmr différehU poinli4'hittoireettledogme,parleprieurdeSainl'Edme; Pari», *7i*, ÎD-»*; Turin, (T51, ki-li. -- ViedeiaM Vincaa de Pauie; Nancy, tTfS, 2 vol. io-t*; Paris, DemonviUej 18(8, i vol. ia-B", avec lés discours el les autres écrit» de aaiol Vinceot de Paule. — Exameti et mo/uii'oii ifw principales difficultés qui se rencontrent dam la célébr(aim des smr.tt mystères ; Paris, Debare, 1762,1753, *Tfti,*7fi6, 4763, 1768 itl-12. Cette dernière édition, qniest Ut septième, contient trois dissertations Douvelies et forme deux volumes. Ou a réimprimé le même ouvrage sous le litre de : Traùé tks sainls tnystèret; Avignon, Séguin, J8I6, 2 vol. in-IS; Paris, MequrgDon, 1847, t8S3, 4 818, 183S,!l vol.in-4S; Avignon, Guichard,' 1338, S vol. îii-8'. On y trouvejoint tin autre opuscule de Collet : Les cérémonies de la mette batte, exposées selon les rubriques du Missel Romain. — Vie de Htari-Marie Boudon, archidiacre d'Rvreux; Paris, 4784, t vol. 10-43. — TrmUt des deeoirt^un pasteur qaiveut st sauver en lauvcml ton peuple ; Paria et Avignon, 4767, 10-43; Paris, Hériasaot, 47B8, in-IS (qua- Irième édition); Paris, Hérissant, 4789, in-43 (sixième édition); Paris, Hérissant, 1760, in-12. A celle édition est joint un livret de quelques fiages, publié quelques années ouparnvanl pnr Gotlet , maid nous ne savons â qiicllo ilntc : BihUoili^qwc d'unjemetcclésiastique.VnTmx leséiHMc'i^ F'iii'i riicpniis do même^ traité, nous dési- ■oilc-ci : Lyon Pt Paris, P^rfe-Se, 488<, iO-^S. ICO qu'il .1 iointeVeetonVrege, Collet dents rsjisavectropdelibertéisa Tfaéo-

ni

logi<par un docteur qu'il h mmom pM. — Jwtfm rt iwi i tlpritniàl'tumgtÂioffkien d$ maûm, da étmmti fNU, flto , e(o. ; Paris, Dabure, 17», 10-48. La BlMe, 1763, in-IS {qualriàv9é(Ëlwa}. C'Mt m Une à'hBorm, •v«c de* réOexioiMDMinlM. — TniU fcii torif»» éogléaUqut «ifmltfHsdeiMu'faMief el du /lifttle; Paris, HériMaol, I7B9, i <ro(. iD-1t;Parii, Tlifard, I77«, a vol. ia-48 , av«e d«9 addiUooa. Cal o a mgtwvtH Mcompari pour servir da supptiaw t aux Coaténaet» d'Angers. On eu a Tail an eitraïl, qai a M aemaM réimprimé, sous ce titre : In^riÊcUau pour k saml Icinpi du JvbilA , in-at. Quatre éditiou de ee( opoaoule parurent chax Tooquel et tAtn Bandoiin ea 48U.

— Vu abréfét de M. Bttidm; Paris, 17(1, in-ll.

— Tnàé da dmxÂn det gau du otandi et wrleiK deicheft dt famitU; Pitia, Debare, 1713, iii-*!. H ne paratl paa que les gens du monde aient beaueoop go&té les conaeîls el les remoniraooes qoa hor adraasait le P. Collai, car noua oroT«iM que cet oona^ n'a pas été riimpriiDé. — SermoM fomr la Rtnilai, accc dei dùoottn e td é t iat t igmi, detpoMéyjrrifuei, etc., «le.; Lyon, Bniyssel, 1763 et47Sl, I vol. io-IS; tois, mfime date et mAme formai. — LeUrt tv» tUofofiai ou A. F. A. de Q. (Anl. de Gaaqoet] ûk Ton iimmmi n la héréliqua KM raDommiMtét dt dnit diom:

Bmidles, 1763, in-lt. — Vu Mbré§tedêiaèa VÏÊemt de i\iHle,' Paria (Avignon), I7S<, in-41 ; Parfa,SBiBt- Midiel. l8l6;lleqaigHa, ttlt, Ull ; Lyon. Begal, 18», in-4S ; Paris, Dafoor, IS», in-48. * L'abr^, dil H Felit^r, vaut mieux quR \a grjodr hi>t»irr. igui est rdtliJieusc ivtr »aé roahilude do délaib oiinutieut qui D iii'i "ne. ■ — Traité dadaxnn

de la Vierditimme; LyoD, Brayaiel, 4765 ; Paris, Hum* blot, 4773 , S vol. ia-4S. — BécU éufrmoipdeM drcomtamxs de la maladie de feu Monseigneur le Dauphin; Paris, 4766, ia-4*. La P. Collet était alors confesseur de ce prince. — Hiilcirts édifiantes peur servir de Lecture aux jeunes personnes de Vun et de Contre sexe , Paris, veave Ducbesne, 4767, in-4^. Ce n'est pas un ouvrage original de Pierre Goliei , mais une nouvelle édition, corrigée et augmentée, des Histoires édifiâmes de Duché de Vansy, de TAcadémie des Inscriptions. -» Abrégé du Dictionnaire des CSas de Conscience de M. de Ponlas; Paris, 4761, 9 vol. in*l"; Liège, de Boubers, 4768, 4 voLio-S% Paris, 4774, 1 vol. in-4*. Cet Abrégé du Dictionnaire de Pontas avait d'abord été fait par Morenas, qui Tavaitmis en jour & Lyon en 4769. On Tattribuait dés lors à Pierre Collet, qui protestait contre cette attribulbn (4). Il ne consentit à publier le travail de Morenas qu'après y avoir fait de no^ tables changements. — Vie de Saint Jean de la Croix^ premier carme déchaussé; Turin, 4769, in-42. — Vie de la vénérable Louise de Marillac, veuve de Jf . Legras, fondatrice de la Compagnie des Sceurs de la Charité ; Paris, Hansy, 4769, in-42: édition nouvelle de laVio de Madame Legras, par labbé Gobillon, avec des additions du P. Collet. — Méditations pour servir aux retraites annueUes; Paris, Durand, 4 769, in*4 i. La plupart de ces Méditations sont do P. Jean Bonnet, supérieurgénérai de la congr^tion de la Mission. — LEooUer Chrétien^ ou traité des devoirs dun jeune homme qui veut sanctifier ses études; Lyon, Broysset, 4769, in^^is,

(t) Uitre à M. te curé de B., près I. A U Sn des Devoirs d*uH ptitemr.

336 Loois lurainr,

(nouvelle éditioa). Noue ne connaissons pas b preniiéro éditioB de cet ouvrage qui fui, depuis, si aoliveot im^ primé : Lille, Lefort, 4818, 4811, 48tS, 48t8, in-IS ; Avignon^ Guicliard, 4817, InHS. — Là dévoiûm au Saciré-Coeur de Jésus élMie et rédmle en praUque ; Paris, 4770, in-46. ~ TraOé des EoMtismesde VBglise; Parts, 4770, in-42. — Jtulruclions sur lesdeceirs des gens de la campagne ; Parts, 4770, in-4S. — Vie de lu vénérable mère Vicloire Pomari, de la mère Magdelanm Lamellmi Centurion et dSt. Centurion; Paris, 4774, in-42. — Vie de ColetU Boelkielde Pldlippe, duchesse de Gueldres ; Paris, 4 774 , in-4 s, — Ftè de M. Queriold ; SUMalo el Paris, 4774, in-49, (nouvelle éditioa) : 1 la suite : Bisloire Abrégée de M. P. Ragol, curé de la panrisse du Crucifix au Mans. — Les Quatre Pins de VHomme^ de labbé Rouault : cette éditioo, revue el corrigée par le P. Collet, a été souvent imprimée. Le P. GoUet mourut à Paris le 6 octobre 4770.

MAULNY (Louis).

Louis HAULNY, né au Mans, vers 4684, apparlenail à l'une des familles les plus considérables de la bour^eoisia: il y avait toujours quelque Maulny dans les emplois municipaux. Celui-ci fut conseiller au siège présidial. Nous ne savons pas de quelle manière il exerça celle charge; il nous est peu connu comme magistral: mais bâtons nous de dire qa*il mérite comme historien une part d*élogcs plus que médiocre. C'était im homme plein de zèle pour lotude, qui se proposait chaque jour

LOUIS MAULIfY. S3T

de Dôuvelles enquêtes daos les archives confuses et dispersées de la province du Maine, et qui les menait tou-* les à bonne fin. Ces recherches sont aujourd'hui plus Taciles, et nous travaillons, d ailleurs, avec plus de méthode que nos anciens; il nous arrive, cependant, de commettre encore bien des erreurs. Soyons donc indulgents pour celles des autres, et louons sans réserve la patience obstinée dont ils ont Tait preuve dans leurs difficiles entreprises.

Louis Maulny a publié : Re/o/ion de l'administrcUion de la charité publique dans la ville du Mans ; années 1 736 et 4739, in-4*. En outre, de Tannée 1756 à Tannée 4765 (4), date de sa mort, il a donné dans tous les volumes de YAlmanach Monceau de curieuses notices sur diverses questions d'histoire locale ; et, comme il travaillait plus vitequon n imprimait, il laissait en mourant un grand nombre d*autres articles qui ont été suc* cessivement publiés jusqu*en 4776. Le catalogue de ses travaux inédits est encore considérable (2). Hais où les

(I) 1763, suivant Lcdni [Annuaire de Tan VIII).

(i) On le trouvera dans Ta Bibliographie de M. Desportes. Nous empruntons ici à M. Desportes la liste des articles de Louis Maulny qui ont paru dans VAlmanach Monceau :

1757. Observations historiques sur Tantiquité des Manceaux.

1758. Observations sur la pisiroisse du Crucifix.

1759. Continuation des obiscrvations sur la paroisse du Crucifix.

1760. Observations sur les paroisses de Gourdaine et de Saint- Hilaire.

1761. Observations sur les paroisses de Saint- Pavtn-en-la-Cité, de la Couture et de Saint-Nicolas.

1762. Observations sur les paroisses de Saint-Ouen-des-Fossés, de Saint-Vincent, de Notre-Dame-du-Pré, de Saint-Germain, de la Madelaine, de Saint-Jean-dc-la-Chevrie et de Saint-Gilles-des- Guérets.

1768. Observations historiquet sur la procession du dimanche des

Rameaux, au Mans.

1764. Abrégé historique de Tétat ecclésiastique de la province du

Maine.

IV il

ilSÂ LOUIS-BLISABBTH DB LA TBMGNB DB TBBttAR.

(rouveraiUon aujourd'hui ? Louis Maulny n'avait paa seulement le goAt des recherches hisloriques ; il savail apprécier la valeur des textes, et n'admettait rien sans critique. Son 61s Louis-Jean -Charles lîaulny, né le H décembre I7BS et mort le is mars 4S45, continua ses travaux.

TRESSAN (Louis-Elisabkth de la

V£BGME, de).

Tressan est un bourg du Languedoc, qui a été rendu célèbre par la famille qui prit son nom. Les Tressan ne sont pas originaires du Maine; mais, un des membres de cette famille élaut évêque du Mans et donnant asile à Tune de ses nièces dans son palais épiscopal, celle-ci mit au jour, le 4 novembre 4705, un fils de belle apparence

1765-1 7M. Abrégée de TéUt civil de la province et comté du llaise.

1767 . Remarques chrono^raphiques sur le chapitre de TEi^lisc ro\ aie et collégiale de Saiut-Picrre-la>Cour, Saiiite-Cliapelle du liâns.

1767-1769. Catalog^uc des auteurs nés^ans la proTioce du llaioe.

1769. Obsenratious sur les ducs ou comtes du Maine.

1770-1771. Catalogue des évoques du Mans, avec un précis de ce qu*il j a de plus mémorable dans riiistoirc de leur pontificat.

1779. Litrait d*un mauuscrit sur les troubles causés dans la ville du Mans par l'hércsie de Calvin. — Note historique. — Qnekiucs remarques sur la révolution du Maine, qui peuvent servir à Fliisloire de la province. — La ville du Maus assic};éo. — 1 Jste des auteurs à consulter pour par^e^ir à la connaissance des faits contenus dans rhititoire de la province du Maine.

1773. Chanijremcnts arri>os dans Péglise calhétlralc du Mans depuis sa fondation jusqu*à pré»euL — Chapelles anciennes détruites dans la cathédrale.

1774. Changements arri>é$ dans rhôtel-de-ville du Mans depuis sa fondation jusqu'à prési'nt.

1775. Description de la proûnco du Maine.— Cérémonies qu'on obscr\o au sncre des rois de France à Reims. — Droits que le roi cMTce, en ruiiH'i|ucnce de son a>oneuient û la couronne, «ur ki comniunaiité> i>t chapitrus de'snn royaume

1776. Evèuemeuts mémorables depuis la mort de l^ouis XIV.

LObiSELISABETH BB LA VBRGNB M TRBâSAN. 839

qai fui présenté sur les fonls do baptême sous les nomst de Louis-Elisabbth de la Vergne de Broussin de TRES- SAN. H. Campenon ibscril au 6 octobre la date de sa naissance [i ) ; mais, nous supposons que H. Desportes a consulté les archives de Tégiisc du Mans avant de rectifier celte date, el nous adoptons sa rectification. Louis deTressan fut élevé chez les Jésutles, comme Voltaire, dont il devait être Télève elTami. 11 entra d*abord au collège de La Flèche : ensuite , il fut conduit au collège Louis-le-Grand ; mais il n*y fit pas un long séjour. Comme il avait perdu son grand oncle, Tévéque du Mans (2), une de ses tantes, la duchesse de Ventadour, gouvernante du roi, Tappela près d'elle pour Tassocier aux études de son jeune élève. Bllcaurait pu faire un plus mauvais choix. A peine âgé de treize ans, Louis de Tressan avait acquis déjà beaucoup de connaissances, el montrait les plus grandes dispositions pour les études les phis diverses : il avait, d'ailleurs, le visage aimable, le naturel enjoué, facile, ni soucieux, ni enthousiaste, et lémoignail déjà du goût pour la liberté ; mais pour la liberté d*esprit, car il avait trop do délicatesse pour annoncer un libertin. C'était bien le compagnon qu'il fallait donner au jeune prince, ils furent bons amis, et, si cette amitié ne procura pas dans la auile au comte de Tressan les positions les plus élevées

(1) Sur M. de Tressan et ses ouvrages. En tête de Tédition des Œuvres de M. de Tressap, publiée par M. Campenon en iSSS.

(2) Voici dans quels termes Saint-Simon fait son oraison funèbre : « il mourut en même temps (171 ï), un homme qui avoit fait bien

des manèges en sa rie, qui avoit succédé à Tarchevêque d*Aii dans sa charge de premier aumônier de Monsieur. G^étoit Tressan, qui ne put aller plus loin que Tévêché du Mans, et qui, enfin, de guerre lasse, 8*y confina et vendit sa charge & Tabbé de Urancey.» Mémoires de Saint-Simon, tom. iv, pag. 387.

540 l6ui6-bLisabbth db là TBBGBB DB TBBSaUf*

et la plus brillante fortune , c* est qu*il a*eai pas d*aiD* bition.

Leur enfanoe achevée, oo les sépara. Louis appril à régner sous la discipline peu sévère do duc d'Orléans ; de Tressan prit Tépée et se fit admettre dans le régiment du roi . Peu de temps après , il passait dans celui du régent , et recevait le livret de mestre«de-camp , au mois d'octobre de l'année 47S3. A la mort do régeol, il se rendait à Strasbourg avec l'ambassade de geotibhommes qui allaient, au nom du roi, receveur les serments de Harie Leczinska. Ce n'était pas un officier de garnison. Vienne l'heure des combats, il n'aora rieo de plus pressé que d'aller joindre sa compagnie et de courir à la gloire à travers les périb ; mais , durant les loisirs de la paix, il fuira la caserne pour vivre à la cour, et rechercher les cercles fréquentés par les beaux esprits.

U se rendait souvent à Pantin, auprès du comte de Horville, qui présidait une assemblée choisie de femmes aimables, de philosophes, de poètes et de secrétaires d'état. Amelot s'y rencontrait avec Duclos et Madame de Genlîs. Bien que cette assemblée eût pris le nom de son président, elle se tenait dans une maison louée a frais communs. On y venait causer, jouer, souper, lire des vers, ou représenter des comédies de Coypd, du marquis de Surgères, etc, etc.; la société fournissait les auteurs, les acteurs et l'auditoire. De Tressan n'aimait que les vers légers, et affectait une respectueuse indifférence k I égard de la prose cl des vers graves. Lui demandait-on son avis sur Polyeude et Crima? Il les nommait volontiers des ouvrages admirables, mais priait qu'où ne lobligeAt point a les lire : il lisait de

L0U18-BU8ABBTH DB LA VEBGNE DB TRBSSAlf . 541

préférence Ovide et Tibulle, Hamilton, Chapelle et Chaulieu, Jean de Heung et Villon. Il est ordinaire que les poètes nouveaux prennent le ton de ceux qu'ils préfèrent parmi les anciens. Les vers composés par Très-* San i cette époque de sa vie appartiennent au genre lo plus précieux : ils sont galants, mais les amours qu'ils chantent sont des amours contenues, qui ne manquept jamais aux convenances. Parfois, il est vrai, pour flatter les goûts de quelques amis, anciens familiers du régent, il leur envoie des épitres gaillardes (t); mais ce sont des débauches d'esprit auxquelle3il s'abandonne rarement: il méprise :

Le vin frais, Le plaisir et la bonne chère,

c'est à-dire les petits soupers, l'ivresse obscène , les Saturnales de l'amour : ce qui lui plail davantage et rinspire bien mieux, c'est l'échange de quelques propos discrets avec une Chloé de bonne compagnie. Quand il célèbre un doux colloque en vers de huit ou de dix syN labes, il est l'égal de son maître Chaulieu.

Mais Tressan n'était pas tout entier i la société de Pantin. On Tavait admis en d'autres compagnies, où l'on ne venait pas seulement chercher de frivoles distractions, et lire des vers musqués. Une société, qui n'était pas plus choisie, mais plus sérieuse, se réunissait chez son oncle, l'abbé de Tressan, archevêque de Rouen. On le voyait aussi chez Madame de Tencin, où il rencontrait Fontenelle, Voltaire et d'autres libres penseurs. La reine l'accueillait avec faveur dans ses

(1) Â M, le comte de Croissy^ tom. x des (Ewres^ |Mig. 284 et paff. 279, car Téditeur a deui fois publié la même pièce dans le même volume.

513 LOCIS BUSAIBTH DE LA TBftOlfB BB TBBMABé

aoiréeft, et toute la cour louait la grâce de «m eaprit. U était Mir le cbemiD de la fortune.

M. de Cliauvelîn, miaistre des affaires étrangères, ae chargea .d'employer ce gentilhomme inoccupé. M. de Bissy se rendant a Parme, Louis de Tressan reçut l'ordre de raccompagner dans celte ambassade, et visita successivement les cours de Parme, de Turin, de Modéne. Il était à Rome en 1732. Il y venait, dît*il, chercher ce temple fameux où, suivant le récit des poètes, s*était réfugiée la mère de TAmour chassée de la Grèce par les philosophes ; mais personne m put lui montrer même les ruines de Tantique édifice : il ne trouva dans Rome que des Vénus mercenaires (t). Afin de se conso* 1er de celte disgrâce, il se rendit chaque matin à la Bibliothèque du Vatican, pour y lire... des romans de chevalerie [i). Cette lecture eut pour lui beaucoup d*aUrails, et il conçut alors le dessein de faire partager au public son goût pour les aventures merveilleuses ei les grands coups d*épée. Les tristes nouvelles qu'il, reçut de France le forcèrent d*iqourner reséculion de celte entreprise. Il venait de perdre à la fois sa mère et son oncle, rarcbevèque de Rouen. Ayant quitté la ville de Rome aussitôt que Tétat de sa santé lui permit d'entreprendre le voyage, il revint i Paris.

La guerre venait d'éclater entre la France et l'Empire. Il se rappela qu'avant d'être employé dans les négociations, il avait porté les armes, et, s'étant offert au maréch<4 de Nouailles, celui-ci le choisit pour aide-decamp. Dans cette campagne et dans les campagnes sui«

(1) CEuvreSf tom. x, pag. SIS.

(i} Sur M, de Tressan par Campcnon, pag. 9.

|X>inS*UlSA9BTH DB LA YBBGlf E DB TEBflftAVé 549

vaDtes^ qQ*il fit avec les maréchaux de Berwik et de Belle-Isle, de TressaD trouva roccasion de se distinguer. A la paix, il fut Dommé brigadier, et, quand il parut à la cour avec ce grade, la reiue voulut être des premières à le féliciter : après la reine, toutes les dames recherchèrent ce brillant gentilhomme, qui joignait, disait la renommée, tant de courage à tant de grâces. Il repartit bientôt conquérir de nouveaux grades. Il portait lesins^esde maréchal-de-camp à la bataille de Fontenoi. Ce fut une des plus glorieuses journées de sa vie militaire. Blessé au bras et à la cuisse, il revint auprès du roi vers la fin du combat : a Vous m*avez bien servi, mon cher Tressan, lui dit le roi, que ferai-je pour vous? — Sire, je demande à Votre Majesté de servir toute ma vie en ligne, selon mon grade. — Je vous reconnais bien là, reprit le roi, et je vous le promets. » Pour remplir cette promesse, le roi voulut lour-à-tour lenvoyer en Italie et en Ecosse ; mais on ne poussa pas plus loin les entreprises auxquelles il devait prendre une part importante. Il se consola de ces mésaventures en publiant quelques vers et quelques notes sur la célèbre bataille où il s'était si vaillamment comporté : Réponse à M* de Fo/toire, ou poèmesur la bataille de Fontenoy ; Paris, Gandouin, 1 745, in-i«. Les vers sont médiocres» mais les notes sont intéressantes.

Quelque temps après, il obtint, comme récompense de ses services , le gouvernement d'une province, le Boulonais, avec le titre de lieutenant-général. II eut alors des loisirs, et il les employa bien. Ses illustres amis, le roi de France, le roi de Prusse, lancien roi de Pologne, Stanislas, Voltaire, Raynal, etc, elc, reçurent souvent de ses nouvelles. En outre, il envoyait des vers à M"' du

Hï LOOIS^VLISABBTO DE LA VBftOHB M nVliAV.

Châlelet, et des mémoires sur Téleclricité k TAcadémie des Sciences, qai I*ddmi( au nombre de ses associés-libres. Presque dans le même temps, les Académies de Londres, de Berlin et d'Edimbourg lut firent le même honneur. Après un séjour de quelques années dans la ville de Boulogne, il obtînt le commandement de Tout et de Nancy. CeHe province lui convenait mieux que toute autre. Il allait retrouver i la cour de Lunéville ce modèle des rois déchus, Stanislas, qui préférait à tous les trônes Texil sur une terre française, i toutes les prospérités Tamitié de Voltaire, à toutes les pompes royales le commerce de Saint- Lambert. A peine Tressan fut- il dans son nouveau gouvernement, qu*il se rendit auprès de Stanislas. Celui-ci le nomma grand -maréchal de sa maison.

Ce fut h la sollicitation de Tressan quil fonda la célèbre Académie de Nancy. Le jour où elle tint sa première séance , Tressan prononça le discours d'ouverture , et, dans toutes les réunions solennelles, il réclama l'honneur de porter la parole. On pourrait croire qu'il en profila pour lire des vers de société (4) ou pour s abandonner aux écarts d*une rhétorique intempérante: on se tromperait ; rien n'est plus grave et plus doctoral que les discours composés par Tressan pour l'Académie de Nancy (2): ils ne sont ni d'un poète, ni d'un rhéteur, mais d'un physicien, et le P. Bienou, jésuite, qui les dénonça, prélendit qu'ils étaient d'un philosophe. Le plus connu de ces discours est celui qu'il fit à l'occasion

(I) Ccsl le nom qu'il donne lui-m(^me & «os épUrcs, odes, rondaui, madrigaux, coiipleU, clc„ etc. Œwres, tom. i, pag. Si7.

(î) Dans les Œuvn's choisies de Tressan cl dans les OEupret coatpietés, tom. x. Nous dé>i};nerons une édition séparée dn troisième de ces Discours; Nancy, 1751, in-4*.

LOVU-BUSABBTR PI LA TBKOlfl 0B TlUSiMI. 345

d*oiie statue de Louis XV élevée par Stanislas* sur une des places de Nancy. Imprijoé en 1755, à Nancy, ebez P. Antoine, in-folio, ce Discours a été loué par Voltaire (t ), el rarement un é\Qff& de Voltaire est une simple politesse. Gela veut-il dire que le favori du roi de Bologne était compté par l'exilé de Lausanne au nombre de ses complices? Lorsque les adversaires du libre examen commençaient à persécuter les auteurs de VEncydopédie^ Voltaire écrivait au comte de Tressan: « Ces marauds-li ont peut-être raison de crier contre la vérité et de sonner Talarmo, quand leur ennemi est aux portes; mais on n'a pas raison de souffrir leurs impertinentes et punissables clameurs. Voilà le temps où les philosophes devraient se réunir. Les fanatiques et les fripons forment de gros bataillons, et les philosophes dispersés se laissent battre en détail. On les égoi^e un i un ; et pendant qu'ils sont sous le couteau, ils se brouillent ensemble et prêtent des armes à l'ennemi commun. D*Alemliert a bien fait de quitter, et les autres font lâchement de continuer. Si vous avez du crédit sur Diderot et consors, vous ferez une action de grand général, de les engager à se joindre tous, à marcher serrés, à demander justice et à ne reprendre l'ouvrage que quand ils auront obtenu ce qu'on leur doit justice et liberté. Il est infâme de tra«> vailler à un tel ouvrage, comme on rame aux galères. Il me semble que les exhortations d'un homme comme vous doivent avoir du poids : c'est à vous de donner da cœur aux lâches (8). » On n'adresse de telles oon6dences, on ne demande de tels services qu'à des amis

(1) CEuvres^ tom. x, pag. 472.

(i) CEucres de Tressan^ tom. x, pag. 480,

3^ UMUS-KLISABRH DB LA TIBMI MB TUMAH.

éprouvés. Ainsi la déoonciatioo do P. Meooa se IniQTe justifiée ; non seulement le oonte de Tressan avait oq goût déclaré pour les philosophes, mais encore U étaH de leur confrérie (4). Au reste, il ne le dissimula guéro dai^ son Etoge de Moreau de Maypertme ; Nancy, nss,

C*est peut-être ce qui le compromit pràs de la ooor de Versailles. Il allait atteindre sa soixantième année, quand on lui relira son traitesiient de lieutenanl-général en activité. Cette disgrâce fut d'autant plus cruelle pour le comte de Tressan, qu*il avait une fortune médiocre. Il demanda la permission de ne pas résider au siège do son commandement, ce qui lui fut accordé. Il s*étabUl alors à la cour de Lunéville» en formant le dessein do ne la plus quitter. Mais il avait compté sans la Fortuoo. Elle ne tarda pas à lui ravir son protecteur. Stanislas mourut en 4766. De Tressan fit son oraison funèbre devant rAcadéroie de Nancy (3), et s'éloigna presqu' sitôt de Lunéville pour se retirer a Nogent rArtaoIt, les bords de la Marne, allant y vivre avec une peoaioQ sollicitée et obtenue par son ami le duc de La Vao* guyon. Quelques années après, il changea de retraite, et vint habiter Franoonville, dans la vallée de Montmorency. Il voulait enfin se consacrer tout entier aux sciences et aux lettres ; et, pour mener ce genre de vie, le voisinage de Paris lui semblait nécessaire. Le t s juillet de Tannée 4776, il écrivait à Faujas de SaiOt^Food ? « J*ai loué, il y a un mois, une maison charmante i

(1) Il donnait à V Encyclopédie des articles sur Tart mUitatre.

(S) CEuvres, tom. x, pag. 114.

(9) Fortran historique de Stanitiai^e^Bienfititant ; N«ac;, feuve Leseure, 1707, in-a*.

LooiMmsAnni db la ybkghb ds tibsbait. S47

Franconville. . . Je domine sur toute la vallée de Montmorency. J'ai de quoi bien loger toule ma famille : de beaux et utiles jardjna, que je cultive comme Candide. Je vois de tous cAtâs une belle culture, l'abondance, vingt beaux châteaux, huit gros villages. Joignez è cela le bon air, une société aimable, le bon marché des vivr^ (4). » L'Académie des Sciences reçut ses premières communications. Depuis l'année 1748, il avait toujours entretenu quelques rapports avec celte illustre compagnie : il lui avait fait remettre, en 1760, un Mémoire sur un nain ; opuscule qgi a été imprimé : dès qu'il eut établi sa résidence à Franconville, il reprit ses études sur l'électricité, et rappela dans un nouveau Mémoire qu'il avait le premier signalé l'action universelte du fluide électrique. On lui conseilla de conOer au public ses observations sur cet important problème, et il promit de s'en occuper. Hais il songea d'abord à recueillir ces poëmes élégants et faciles, qui, dans sa jeunesse, avaient obtenu l'approbation des arbitres les plus ao* crédités, et ^ recueil parut è Paris en 1776, in*^, sous le titre de OÉwres dîuèrses. On n'y trouve aucune des malignes épigrammes qui avalent couru sous son nom : mais il n'est pas certain qu'elles lui aient été à bon droit attribuées (3). Le Inème recueil eontient un ouvrage d'un style plus sévère : Réfkxions sommatres tur l'esprit. Disciple de l'école sensualiste, Tressan interdit au philosophe ces régions vagues où le poète aime tant à se laisser conduire par la fantaisiei: elles sont habitées, dit-il, par des chimères, et le sage fuira les chimères,

(1) CBuvreSy tom. x, pag. 445.

(2) Gâmpenbo, Ster M, Trenan tiiursei imragesj ptg. II.

348 L0inB-BLi8A9BTH DE LA YctoirB Bi nnuii.

pour courir après la réalité vraie. L^inveolioa eti la propre du 'génie, inventer n'est pas autre chose que trouver, celui qui ne cherche pas oe trouvera jamais, et chercher n'est pas autre chose qu'observer : voili w que Tressan s'efforce d'établir dans les prol^mtees dogmatiques de son livre. Arrivant aux oonséquenoes de ces principes, il montre quelles sont les régies du jo« gement et du goût, et, transportant ensuite son philosophe sur la place publique, il examine avec lui quels sodI^ suivant la droite raison, les devoirs du citoyen. C'est un cours complet de philosophie. Il Tavaii rédigé pour l'usage de ses enfants. Il pourrait servir aux ndlres, après avoir subi quelques corrections. Tressan prétendait que ses enfants fussent des hommes utiles ; il leur enseignait que le dernier des métiers est eoeoro moins vil que la paresse, et que personne ne lient de sa naissance ou de sa fortune le privilège de rester oisif. Sage maxime, honnête et prudent conseil que nous vou- Ions approuver sans aucune réserve.

Tressan ne se contentait pas d'exhorter ses enhol» au travail ; il leur offrait encore, dans sa vieillesse studieuse, un exemple à suivre. Il envoyait des vers è ri4iifiaiiac& des Muses ; il faisait pour la Bibliolhèque des Romams d'ingénieuses compilations ; il publiait VElage du Ma* réchal de ifuy, et préparait une traduction libre d*i4madis d'après le texte castillan de Gareias Ordooes de Montalvo. Cette traduction parut pour la première fois en 4779; Paris, % vol. in-4S. Elle eut autant de succès qu*un ouvrage original. On était fatigué des ro* mans obscènes ; on ne trouvait plus aucun intérêt è ces récits d'aventures galantes qui couraient dans toutes les mains du temps de la régence, et qui passaient alors

fiboiS-SUSABBTti BB LA VBBC^B DB mÈSÀÉ. M9

pour de parbits modèles do délicatesse, de goûtât d'esprit; coromeie lendemain d'une honteuse débauche, ou s'empresse d'en effacer tous les vestiges, de même, pour oublier les tristes jours de la Régence, ou détournaitses regards des tableaux de Walleau, et des romans de Crébillon. Le moment était donc bien choisi pour donner au public des histoires chevaleresques. Le style deTressan était naïf comme le costume et le port d'une bergère d'opéra. On le trouva d'une exquise ingénuité. Peu de temps après il donna : Histoire du chevalier du Soleil, d$ son frère Rosiclair et de kurs descendants ; Amsterdam et Paris, 1780, 2 vol. in-4 2. La même année, une traduction du Roland Amoureux du Boiardo (4], et du Roland Furieux de TArioste. Ce dernier travail Tut si bien accueilli, que l'Académie Française voulutcompter Tressan parmi ses membres (2). (londillac venait de

(I) Réimpriiné séparément en tSli; Parii, Dopnt, in-18.

(i) Nous lisons dans les Essais historiques de Renouard :

« Lorsqu^il fut admis a rAcadcmtc Française, sur le premier a?is de ceUe nomination, les écoliers de rhétorique du collège du Mans s'empressèrent d*adrcsscr à M. de Tressan des vers latins, dans lesquels ils avaient peint leurs sentiments, ceux de la ville et de la province, à cet aimable et intéressant compatriote. Voici sa réponse en vers français :

A mes chers compatriotes^ MM. les rhétoriciens du collège

du Mans.

Mon cœur ouvert à la reconnaissance.

Jeunes concitoyens, vous appelle en mes bras; Vous remplissez déjà ma plus ferme espérance : Mmcrvc guide vos pas,

Ses favoris éclairent votre enfance.

Aimables petits- fils de ces chers compagnons

gui jouaient avec moi sur les bords de la Sarthc, coûtes ces Mentors : que rien ne vous écarte D'aimer et d*applaudir leurs savantes leçons ! Faites honneur k la patrie Qui nous a servi de oerceau.

Que, dans le cours de votre vie.

Une saine philosophie

550 LOois-CLtfAin'a M Là iriMn Di TtasA*.

môuric ; son fauloQil lui fal offert ei sa réception eut lieu le 25 janvier 4781 . Gomme il appanenûl^ enphil»sopliie, à réoole de Gondillac, il ne fut pas emlMrra5aé de faire son éloge : mais, au lieu de s'exprimer dans le langage simple el sévère du TraiU sur les ammainampeM Atimotnei » il prit le Ion d'un rhéteur et débita d'une voix emphatique une série de périodes d autant plus sonores qu'elles étaient plus vides (4). Delille, qui loi répondit, observa beaucoup mieux les convenances : il parla de Gondillac comme ou parle d'un grave peraon* nage ei réserva pour l'éloge de Tressan toutes les fleoiv de sa rhétorique : « Aux dons de la nature vous avex, lui dit-il, ajouté ce goût exquis, perfectionné par le commerce des sociétés les plus brillantes, dont vousmême avez été rornement.... Depuis longtemps vooa vivez dans une retraite philosophique où les lettres sont votre bonheur et votre gloire. Il semble qu'elles vealent vous payer aujourd'hui des heures que, dans vos plus belles années, vous avez dérobées pour elles aux plaisirs de la jeunesse et au tumulte des cours.... Digne rival des Ghaulieu, des Lafare...., successeur de ces hommes aimables dans la société du Temple, vous avex hérité d'eux non seulement leurs grâces et leur urlie-

Vous serre toi^onrs de flambeau.

C*est À M brillante lumière Que vous %'erreE le but où fous devei courir.

Cest au pénie à le choisir.

CoiisuUei-\ou8 : Tolei dans la noble carrière

Qui, pour TOUS, dans pi*u ta s*ou\rir.

Cii*l, écoule mes \œux, que la céleste flamme

Brûle, éclaire, épure les ca*ur» !

Rends T Etemel si prés4'ul dans leur âme Que de raveu(^lemenl le; coupables erreurs Nr^rare leur esprit ni n^altcre leurs mœurs.

(t) Ot'MtTfT, tom. I.

i4>lllihBliSAJIIBni DB 1.4 VBftOim DB TÎBMAII. 351

Dtlé, mais encore Tari heureux do tromper coonne eux les ennuis de Tflge par les prestiges dont .vous entoure yotre génie aimable et facile. Le talent le plus jeune vous envierait la fécondité de votre plume élégante ; et et ce que vous appelez yoim vieillesse, car ce mot sem* ble ne devoir jamais être fait pour vous, ressemble à ces beaux jours d'hiver si brillants, mais si rares, dont la plus belle saison serait jalouse. » On ne pouvait qualifier et louer en de meilleurs termes le talent gracieux et enjoué du comte de Tressan. II est bien vrai qu'il avait fait des études sérieuses, qu'il avait été le disciple et l'ami de Fontenelle, qu'il était entré dans la conspiration des philosophes contre les préjugés, et qu'il avait écrit quelques ouvrages inspirés par l'esprit philosophique de son temps : mais il suivait bien mieux le penchant de sa nature, lorsqu'il composait de petits vers ou traduisait l'Arioste.

L'année qui suivit sa réception à l'Académie Pran* çaise, de Tressan publia : Corps d^tsctraiU de Romans de chevalerie; Paris, Pissot, I7S2, i vol.in-12. Onconnatt maintenant lorigine de ces romans. Ecrits d abord, pour la plupart, en français, ils ont ensuite été traduits en lalin, en italien, en espagnol. Le comte de Tressan le soupçonnait bien, et plusieurs fois-il a mis en avant cette hypothèse, l'appuyant de toutes les preuves que pouvait lui fournir une érudition insuffisante. Cependant, comme il ne connaissait pas les anciens textes, il était bien empêché d'en faire usage. Et d'ailleurs en avait-il besoin? En aucune façon, il ne s'était pas proposé de reproduire des monuments littéraires, mais d'ac commoder au goût de son temps les légendes chevaleresques du moyen âge, et les traductions du xvi* siècle.

351 L0DI8*BL1SABBTH OB LA TBBGIIB M( TMBiAE»

déjà très îufidèles, oCTraienl à ces arrangemeoU de plus grandes facilités que les poèmes des aociens rapsodes. « Il ne s*esijaroais donné, oomme le fait observer Campenon, nî pour un inlerprèle très scrupuleux, ni pourim abbréviateur bien méthodiqpie : » il faut lui rendre celle justice; et les critiques qui ont loué de bonne foi la con* leur locale de ses prétendus exiraUs, oui été Irompéa par leur propre ignorance, el non par ses préfaces, car il a souvent déclaré combien il s'inquiélail peu de suivre les vestiges d*autrui.

Son dernier ouvrage est V Eloge de feu M. Bernard de PoaUnelle; Paris, 1783, in-SV Hommage rendu par la reconnaissance, et« à ce litre, méritoire, |iarce que la recounaissance est une vertu ; mais, au point de vue littéraire, très pauvre discours.

Louis-Elisabeth de Tressan mourut à Franconville la 31 novembre 4783. Sa voiture versa, comme il revenait de Sainl-Leu, où il était allé lire à M"* de Genlis quelques couplets composés pour sa fête, el il nKNinit des suites de celle chute. Quelques années après celte fia tragique, on publia son grand travail sur rélectricilé: Estai sur le fluide électrique amsidéré comme agent timversel; Paris, Buisson, 4786, S vol. in 8*. Pendant toute sa vie il s'était occupé de cet ouvrage, cl il le considcrail comme son titre principal à cette gloire posthume que les écrivains immodestes appellent en toutes lettres l'immortalité. U se trompait ; mais un succès durable est assuré désormaÎH à ses histoires chevaleresques.

Il y a plusieurs recueils des OEuvres de Tressan. Le premier, sous le titre d'OEuvres choisies^ parut de Tan* née 4787 à Tannée 4794 à Paris, en 4 S vol. in-8*: le second, iutitulé OEuvres posthumes ^ porte la date

VARIBAULT-AESfORGBS. 8S5

de 4815, Bvreux, 42 vol. iu-8*. MM. Campenon et Aimé Martin nous ont donné les OEuvres compIMes de Tressan, 4832-4833, en 4 vol. in-8«. Nous désignerons eooore quelques éditions séparées de divers contes : Histoire du Petit Jehan de Saintré et de la dame des Belles Cousines; Paris, Didot, 4791, iB-48, et Paris, Didot, 4 830, ln-8* : Histoire de Tristan de Léonois et de la reine Jseult; Paris, an vn, 2 vol. in-48. Oncompteenfin parmi les œuvres de Tressan : Lettre sur quelques sujets d'histoire naturelle, insérée dans les Mélanges d'Aléoa du Lac, tome I, pages 266*284 , et Lettre sur les demiet'es années de Lesage, publiée à la suite de la vie de Le» sage dans une édition du Diable boiteux; Dijon, Causse,

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