HILAIRE BESNARD
Lorraine, fils de François de Lorraine et d'Anne d'Est (1). Cette oraison n'est pas moins burlesque que la précédente : les lis y remplissent encore un rôle fort important. :
M. Desportes (2) inscrit parmi les œuvres du même panégyriste : Oraison funèbre de Henri IV; Le Mans, 1610, in-12. Nous regrettons de n'avoir pu nous procurer cette pièce.
BESNARD (ILAmE).
Lepaige attribue à un certain Hilaire Besnann, né, dit-il, au Mans, et mort à Paris en 1687, un Voyage dans le Levant, édité à Paris, in-folio, avec figures. Nous avons vainement recherché cet ouvrage, qu'il ne faut pas confondre avec le Voyage de Hiérusalem et autres lieux de la Terre sainte, publié en 1621, in-8°, par Nicolas Bénard, Parisien.
(1) Le P. Lelong mentionne trois autres oraisons funèbres du même personnage : la première de Pelletier, 1611 ; la seconde de Bernard de Nerveze, 1611 ; la troisième du jésuite J. Gontheri, 1612.
(2) Bibliogr. du Maine.
BESNIER (suLIEN).
Julien Besnier, né au Mans, le 22 janvier 1594, prit l'habit des Carmes déchaussés dans le couvent de Paris, le 44 septembre 1613. Après une année révolue, son noviciat achevé, il fit profession sous le nom de Julien ou Julian de la Croix. Le premier emploi qui lui fut confié fut l’enseignement des écoliers ; il eut ensuite sous sa discipline les profès admis au second noviciat; il fut enfin élevé à la charge de maître des novices, qu’il exerça pendant seize années. Il mourut, le 49 décembre 1662, au couvent de Paris. L'auteur des Annales des Carmes Deéchausses, Louis de Sainte-Thérèse, parle du R. P. Julien de la Croix dans les termes les plus honorables ; mais les choses qu’il raconte de sa vie le recommandent beaucoup moins. Nous devons dire, pour expliquer cette apparente contradiction, que le P. Louis de Sainte- Thérèse a compromis toutes les notabilités de son ordre par les notices où il s’est proposé de célébrer dignement et leurs vertus et leurs mérites : porté par la tournure mystique de son esprit à ne recueillir sur leur compte que des anecdotes frivoles, il les a de plus racontées dans un style à nul autre pareil ;