JULIEN BÈRE
in-8. Ansart ignore quelle était la profession de ce Julien Bère. Il n'embrassa ni l’état ecclésiastique, ni le barreau, comme le suppose ce bibliographe ; il fut médecin. Un de ses frères était avocat au parlement de Paris. Voici quelques distiques qui furent adressés à celui-ci par Fr. le Picard , au sujet du Discours de Julien Bère :
En lege fratris opus, cujus facuudia tanta est Gratia quanta tua est, quantus in ore lepos.
Est vobis in eo paritas fraterna duobus, Sed vos dissimiles vita futura notat.
Nempe in purpureo dices tu jura senatu, Alter opem medica clarus ab arte dabit.
Nous ne savons à quel titre Julien Bère habitait, en 1572, le collège d'Harcourt, à Paris ; mais, nous lisons, en tête de son Discours, une épitre dédicatoire au baron de Châteauroux, laquelle est ainsi datée : « Anno dom. 1572, 3 Kal. februarii, e musæo Haricuriano. » C’est vraisemblablement dans une assemblée solennelle des professeurs et des élèves de ce collége, qu’il récita son plaidoyer en faveur des lettres grecques et latines. Nous ne saurions en recommander la lecture, car il nous semble assez médiocre. Au seizième siècle, on ne faisait aucune objection à l'étude des langues anciennes, et Julien Bère ne pouvait combattre, dans son discours, que des adversaires chimériques.