‹ Histoire littéraire du Maine. Tome deuxièmeChapitre 41 sur 62 · JEAN LE VOYER · texte numérisé non relu

JEAN LE VOYER

grec et en latin, comme il a bien fait paroistre en plusieurs Universitez de France, et entre autres à Paris, soubs le règne du roy François premier. Il a composé plusieurs œuvres tant en latin qu'en françois, soit en versouen prose, lesquelles sont par devers son fils escrites à la main. J'ai opinion qu'il les fera imprimer pour le respect qu'il luy porte et pour le soulagement de ceux qui sont curieux de voir tant de belles histoires qu'il a escrites des choses les plus mémorables qui se sont passées de son temps. Il mourut au Mans, l'an 1568. » I y a plus d’une inexactitude dans cette courte notice, et comme nous ne refusons pas de prendre La Croix du Maine en flagrant délit d'erreur, nous allons opposer à ses dires ce que nous ont appris, au sujet ce Jean Le Voyer, les recherches de Dom Liron {t) et les nôtres.

Jean Le Voyer enseigna la philosophe, pendant plusieurs années, au collége de Bourgogne, à Paris. Il paraît qu'il y fit d'excellents élèves. Outre la philosophie, il avait étudié Ja grammaire et le droit civil. Du Boulay nous fait connaître qu'il fut élu procureur de la nation de France, en 1537. Nous avons de lui trois ouvrages qui n'ont aucun rapport avec ceux que La Croix du Maine lui attribue, et qui avaient obtenu Île plus grand succès dans l'université de Paris, quarante ans au moins avant que ce bibliographe eût conçu Île plan de sa Bibliothèque Françoise. Le premier de ces livres a pour titre : Compendiosa librorum Rodolphi Agricolæ de inrentione Dialecticæ Epitome ; Parisiis, Colinœus, 1534, in-8. Rudolph Hausmann, plus connu

1, Dom Liron, Singularités hist. et latt., 1.1, p. 470.

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