COLLECTIONS DE MYSTERES ANGLAIS
généralement du quatorzième siècle ; mais ils nous sont parvenus avec des remaniements postérieurs. On n'avait pas plus de respect pour les vieux Mystères que pour les vieilles églises; on ajoutait des peintures, des porches, des enjolivements à la mode du jour.
Ces fêtes dramatiques qui enchantaient toute une ville, auxquelles accouraient , d'un zèle égal , paysans , ouvriers , bourgeois , seigneurs , rois et reines , que la Ré-
(semblent avoir été adaptés du français, peut-être d'après un texte anglonormand non retrouvé jusqu'ici).
The pageant of the company of Sheremen and Taylors in Coventry... together wiih other pageants, éd. Sharp, Coventry, 1817, i"; du même : A Dissertation... to which are added the pageant of the Shearmen and Taylors' company, etc. Coventry, 1825, 4".
Ludus Coren^na?, éd. Halliwell, Shakespeare Society, 1841, 8°. L'attribution de cette collection à la ville de Coventry est fort douteuse.
Towneley Mysteries (collection de Mystères, joués à Woodkirk), éd. Raine, Surtees Society, Newcastle, 1836, 8°.
York plays, the plays performed by the Crafts or Mysteries of York on the day of Corpus Christi. in the \kth, \hth and \&th centuries, éd. L. Toulmin Smith, Oxford, 1885, 8».
The Digby Mysteries, éd. Furnivall, New Shakspere Society, 1882, 8''.
The ancient Cornish drama, trois Mystères en langue celtique, quiazième siècle, éd. Norris, Oxford, 1859, 2 vol. 8°.
A Mystery of the Bnrial of Christ; A Mystery of the Résurrection, dans Wright et Halliwell, Reliquiai Antiquae, Londres, 1841-3, 2 vol. 8°, t. II, pp. 124 et s. « This is a play to be played on part on Gudfriday afternone, and the other part upon Esterday afternone », p. 125; écriture du commencement du seizième siècle.
Play of Abraham et Isaac, p. p. miss L. Toulmin Smith, dans son Boke of Brome, a commonplace book of the XVth century, Londres, 1886, 8°.
Play of the Sacrement p. p. Whitley Slokes, d'après le ms. de Trinity Collège, Dublin, dans les « Transactions » de la Philological Society, Berlin, 1860-61.
Morceaux choisis : English Miracle plays, Moralities and Interludes, p. A. W. Pollard, Oxford, 1890, 8°.
Sur les rapports existant entre les principales collections anglaises et les emprunts qu'elles se sont faits, voir Anglia, t. XI, 1881, art. de Hohlfeld; et Ch. Davidson, Studiesin the English Mystery plays, a thesis, Yale University, 1892, 8°.
forme ne put tuer qu'après un demi-siècle d'efforts, coupaient, avec un éclat incomparable, le cours monotone des mois et des jours. La circonstance était solennelle; on s'y préparait longtemps d'avance ; c'était affaire d'importance, affaire d'État. Les corporations se taxaient pour subvenir aux représentations dont elles étaient chargées ; des amendes étaient prescrites pour les cas où elles accompliraient insuffisamment leurs fonctions, ou bien arriveraient en retard pour commencer la pièce. Si Ton se borne à lire, sans tenir compte des circonstances de la composition , le texte des Mystères , on sera tenté de les juger enfantins, barbares, grossiers. Us sont cependant très dignes d'attention, comme montrant un côté de l'âme des ancêtres, qui faisaient, en tout cela, de leur mieux; car les représentations n'étaient pas des œuvres de hasard; c'était le produit d'une application soutenue. N'était pas acteur qui voulait; il fallait s'exercer, et, dans certaines villes, passer des examens. A York, un arrêté du conseil de la cité prescrit que, dès le carême, c'est-à-dire bien longtemps d'avance, puisqu'on jouait à la Fête-Dieu, « quatre acteurs, des plus habiles et des mieux renommés qui soient dans la ville, seront appelés devant le maire. Ils seront chargés de rechercher, entendre ou examiner tous acteurs , pièces et échafauds dont peuvent disposer les différents corps de métier prenant part aux représentations de la Fête-Dieu. Ils admettront et autoriseront les acteurs qui leur paraîtront pouvoir, grâce à leur expérience et à leurs qualités physiques, faire honneur à la ville et auxdits métiers; ils renverront et excluront rigoureusement toutes personnes d'une habileté, d'une voix ou d'un physique insuffisants ».