‹ Histoire littéraire du peuple anglaisChapitre 101 sur 290 · Yonder sober man · texte numérisé non relu

Yonder sober man

That same devout meal-moutli'd precisian

Les satiriques donnaient la comédie, à une époque où déjà on l'adorait; en moins d'un an, les premières éditions de Hall et de Marston étaient épuisées. S'ils n'offraient pas tout à fait l'émotion que cause une vraie pièce, du moins ils fournissaient un de ces (( spectacles dans un fauteuil » que la nation, mieux instruite et plus amie des livres, commençait à apprécier. Ce n'est pas là une supposition; un des satiriques du temps a pris soin de nous dire, longtemps avant Musset, le charme de tels spectacles : « Laissemoi seul dans ma chamhrette; qu'ai-je à faire dans le pandemonium de la Cité?... Me plait-il d'aller à la comédie, au théâtre de la Rose, ou de la Courtine? Me voici avec une comédie de Plaute, une pathétique Tragédie espagnole. Préféré-je aller au.v champs? Quelque peintre en paroles, quelque poète, étendra sous mes pas un sentier semé de fleure, et l'amoureux berger déclarera sa passion à son amie brûlée du soleil. Le rayon de livres de ma chamhrette est mon tout, mon univers ' ».

Tliat crics • Good brotlicr >, « Kind sistcr ■...

can always pluck A sacrcd book out of his rivil liosc And at tir opening and at our stomach's cluse Says \Htli a turn'd up eyc a solemn grâce Of haïr an hour... (Works, III, p. il\.)

<• Lct me alonc I prethec in thyscell.

Entice me not into ilie oilties hell...

ir my dispose Perswade me to a play, l'Ie to tbe Rose Or Curtaine, une of Plaulus comédies, Or llie Patheticke Spaniards Trage<lies : If my désire dotli rallier wisli thc flcids, Some spcaking painter, snme poet strailway yeetds A Oowcr hcspangled \>alk, ^t hère I may lieare Some amorous s\>aine his passions déclare To his sun-burnt love. Thus my books Utile case My sludy, is mine ail, mine cvery place.

EiU\àrd G\i\\\nn,Skinlellieia, 1508. ("irosart, Occasionnl Issues, t. VI, 1878, p. 65, satire v. Malgré les prohibitions de l'autorité religieuse, interdisant, en 1599, « d'imprimer désormais aucune satire ou épigrammc » , le genre (sur lequel voir K. M. Alden, The rise of formai Satire in England, PbiladeU

Les bergers avaient en effet beaucoup à dire. Le grand poète de la première partie du règne, Edmond Spenser, inconnu la veille, s'était trouvé brusquement illustre pour leur avoir prêté la parole.

phie, 1899) sera continué, notamment, par Wither Abuses slript and whipt, 1613, satires fort générales, pour lesquelles l'auteur fut mis en prison, ce qui était, pour sa critique, plus d'honneur qu'elle ne raérilait-(<n//-«, chap. IX, i) ; par Richard Brathwaite, A Strappado for thc Divell, 1615; éd. Ebsworlh, Boston (Lincolnshire) 1878, satires ou épitres satiriques contre les ivrognes, les prostituées, le courtisan vieilli, les puritains, les mauvais poètes qui abaissent « the art of Poetry to Ballading » ; Natures Embassie, par le même, 1621 (et Boston 1877), discours satiriques adressés à des représentants célèbres des vices blâmés : Crésus, Julien l'Apostat, etc., le tout de second ordre.

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