‹ Histoire littéraire du peuple anglaisChapitre 106 sur 290 · How slowly do Ihc liouro» iheyr numbers spend · texte numérisé non relu

How slowly do Ihc liouro» iheyr numbers spend

How slowly (locs sad Time liis Teathers inove? Hast tliec O rayrest Planet to lliy home VN'itliin tlie Wcslerne fomc :

Tliy tyred steedcs long since liavc nccd of rest. LoDg tliougli il l»e, at lasl ! sce it glooine, And tlie briglit evening stnr witli golden ireast Appeare out of tlic East.

Fayre childc of hcanty, glorious lampe of luvc That ail tlie host or licaven in rankes dost lead. And guydest lovcrs tlirougli tlie tiiglits sad dread, How cliearcfully tliou lookest fr«>m above. And seemsl to laiigli atwrcnc tliy luinkliag liglit As joying in tlic siglit of thèse glati inany ^^lli(■ll for Joy doe sing, That ail the woods tliem answer and their eclio riug.

Pendant le m**me séjour, Spenser publia un l'rot/ialamion, épilhalame jiour un double mariage dans la famille de Worcestcr; gracieux et musical, nuis moins inspiré que le premier; le po4'te a des distractions et pense à autre cbose : à lui-roéine, à ses études, à la ville de Londres.

vers l'orient. Fille radieuse de Beauté ! magnifique lampe d'amour, qui mènes en rangs serrés toute l'armée des étoiles et guides les amoureux dans l'inquiétante obscurité des nuits, quel bienveillant regard tu semblés jeter, souriante, dans tes scintillements, aux joies de notre fête »! Tout souvenir de l'Église et du Très-Haut disparaît dès ce moment; le poète devient païen, s'adresse aux déesses antiques, pense à Jupiter et Alcmène, Jupiter et Maïa. C'est, pour nous modernes, une surprise et comme une note fausse. C'était une note juste et quasi réaliste pour ce poète de la Renaissance, qui invoque enfin la nuit : qu'elle soit douce et sans tempêtes, sans ombres errantes ni esprits malins, sans cris de hiboux ni méchancetés de Puck; que le silence soit profond et doux et s'étende au loin sur la campagne ; que nul bruit ne monte, sauf le bruit des ailes d'un vol de petits amours.

Beau songe qui, sans doute, fut court <( comme une nuit d'été ». De la forêt et de la lande montaient d'autres bruits que des bruits d'ailes ; le châtelain de Kilcolman ne le savait que trop.

Le poète avait chanté ; le fonctionnaire parla. Pendant ce même second séjour à Londres, Spenser rédigea, sous forme de dialogue en prose, un Aperçu de l'état présent de r Irlande, triste document qui prouve une fois de plus que grand génie et grand cœur ne vont pas toujours de pair^. « Conquis » jadis, du moins en théorie, les Irlandais n'ont plus, suivant le poète, aucun droit sur leur pays; étant annexés ils ne peuvent pas faire la guerre en belligérants, mais seulement en rebelles; par suite, ils méritent la mort ; ceux qui les aident sont dans le même cas. Le « bon lord Grey » avait fait, non pas même exécuter, mais massacrer

1. A veue of the présent state of IrelamL écrit en 1596, préparé pour l'impression et « licensed » en 1598, publié en 1633; Complète Works, t. IX.

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toute la garnison espagnole de Smerwick qui s'était rendue à disci'étion : telle était la « discrétion » du temps. Il a eu bien raison dit Spenser; rien de néfaste, en telles aflaires, comme la clémence. Six cents cadavres restèrent sur la place , « dont quatre cents » , écrit avec satisfaction lord Grey à la reine, « étaient d'aussi braves et dignes pereonnages que qui que ce fiU à ma connaissance : ainsi il a plu au Seigneur des armées de remettre vos ennemis en vos mains et, sauf une exception, nous ne comptons aucun tué ou blessé' ». Ce qui est vertu chez des vainqueurs ne saurait être, pense le poète, que vice et barbarie chez des vaincus : barbarie le mépris des Irlandais pour la mort*, barbarie leur fidélité au chef de clan, barbarie leurs chants d'outlaws, bien que, il faut le reconnaître, il s'y trouve beaucoup de poésie : « Je m'en suis fait traduire plusieure », dit Spenser-*. Il faut donner aux Irlandais, en tout ot sans rémission, vingt jours pour se soumettre; ceux qui se soumettront seront transportés loin de leurs foyers et dispersés. Four les obstinés « au cou raide » {sli/fe-neched), qui

1. Après qu'on eut mis en sùrelé les armes et munitions des étrangers, dit lord Grey dans son rapport officiel, « I put in certain t)ands who straight fell to exécution. There were 6(K» slain ... whereof 40u were as galiant and goodiy personages as of any ... l ever belield u. Le fort était « well foilified. helter victualled, excellently slored wilti armour [and] munition ». Hap|>ort du 12 novembre 1580; Stale J'apers, Ireland, 1574-85, p. lxxiii; senliment de Spenser à ce sujet, iro/7..v, t. IX, pp. 1G4 et s. Grosart, en citant le rapport de Lord Grey, en supprime la fin et conclut : • Such is tho Truth » (I. 474). La vérité semble avoir été que les Espagnols se rendirent, se crojant fondés à penser qu'ils ne seraient pas purement et simplement massacrés; sans quoi, « galiant and goodiy », et amplement armés comme li-.s décrit lord Grey lui-même, quel intérêt auraient-ils eu à renoncer, pour rien et avant de se battre, à leurs armes et <\ leurs viesi"

2. « Soe as they are thereby Ihe bolder lo enter into evill accons, knowinge that yf the worsle befall them. they shall loose nothinge but Ihemselves, whereof tbey seeme surely verye careles, like as ail barbarous pcople «, p. 51.

3. Pp. 116 et s. « I hâve caused divers of them to l>€ translated unto me... and surelye they savored of s.veele witt and good invencon ... yt is greate pittye to sec soe good an ornamenl abused », p. 119.

ne veulent pas plier, qui ont l'audace de vouloir mourir libres, eh bien qu'ils meurent! on fera ensuite de la colonisation officielle. La famine est le meilleur moyen; on n'en saurait exagérer l'efficacité : quand une fois elle est bien établie, « on voit, de tous les coins des bois et des glens, sortir des êtres qui rampent à quatre pattes, car leurs jambes ne peuvent les porter; on croirait des squelettes ; leur voix semble celle de spectres échappés des tombeaux, ils se nourrissent de charognes, trop heureux quand ils en trouvent ; ils déterrent les cadavres quand ils peuvent » . Tout cela, dit Spenser, « je l'ai vu », et c'est un spectacle « à émouvoir un cœur de pierre ». Mais loin que de tels maux attendrissent le cœur de l'élégant poète — comme de moindres souffrances attendriront un jour cet âpre misanthrope, Jonathan Swift, — ils sont pour lui la révélation de la vraie politique à suivre : pas de combats, pas de pitié, la famine. « Ne pouvant adapter ici les lois au peuple, nous plierons le peuple aux lois ».

Spenser revint en Irlande au commencement de 1397 et fut appelé, l'année d'après, au plus haut poste qu'il dût jamais remplir, celui de shériff de cette ville de Cork sur la porte de laquelle on avait vu le cadavre de sir John de Desmond se balancer quatre ans de suite jusqu'à ce qu'une tempête le mit en morceaux. Si les Irlandais avaient lu le rapport du poète sur leur pays (publié seulement après sa mort), ils ne se seraient pas comportés autrement. Une immense révolte éclata, dirigée par le célèbre Hugues O'Neill, comte de Tyrone; le Munster se souleva; le peuple sortit, de nouveau, des coins des bois et des glens, mais « le cou raide », et non à quatre pattes, et un de ses premiers soins fut d'incendier le château de Spenser qui faillit y périr avec sa famille. Le poète se réfugia précipitamment à Cork, eut le temps de rédiger un dernier appel à la reine, recom-

mandant la destruction de « ces vils coquins * », fut envoyé à Londres pour éclairer le Gouvernement sur le désastre et mourut lui-même presque en arrivant, le 16 janvier 15992.

Le rôle des bergers, phénomène à part dans la littérature universelle, ne saurait se comparer avec celui d'aucune autre sorte de héros dans l'histoire ou dans la fable. Ni Ajax fils de Télamon, ni le sage Ulysse, ni Lancelot, ni Arthur n'ont débité tant de vers et tant de prose que Tityre. Proche de la nature et de la vérité à l'époque grecque, le genre bucolique acquit sous les Romains son caractère définitif : élégant, factice et semi alléirorique. Il n'en fut que plus goûté. Si l'exception confirme la règle, la popularité des pasteurs bien-disants confirma la règle que la vérité seule est durable. Dans les églogues de Virgile, des bergers, imaginaires discourent, on vers exquis, sur leurs amours, sur le cliarme de la vie champêtre ot, par de discrètes allusions, nous font connaître ce qu'un bon citoyen devait penser des grands événements de leur époque.

1. « Out of Ihe asiies of disolaron and wastnes of this your wretciicd Realine of Ireland, voucbsafe, inosl miglitie Empresse ... lo receive the voices of a few mosle unhappie Ghosles •>. II faut agir avec la plus grande rigueur; on a été trop doux et trop clément : « Tbe cause of this originall haie is for Ihat they were conqucred of Ihe English; the memorie whereof is yet fresh aiDong them u. 7V> the Queene. Api>endice au t. I des Complète Works, pp. 538, 546.

2. 11 mourut assez misérablement dans un logis obscur, mais non , selon touto probabilité, de faim et de dénûment comme le bruit en courut alors, bruit recueilli par Ben Jonson {Conv. uilli Drummxtnd) et par l'auteur du Ueturne from Pernassus. On ne se représente guère un shériff de Cork, chargé de dépèches pour le gouvernement, mourant de privations à Londres, au cours de sa mission. Il fut enterre à Wcstuiinsler, non loin de Chaucer.

Il n'y eut jamais de bergers pareils dans les campagnes d'Italie, d'Angleterre ou de France, mais il y en eut de merveilleuses quantités dans la littérature de tous ces pays. A la Renaissance, les bergers à la mode latine furent des premiers à se faire entendre : leurs discours charmèrent, ils marquaient un réveil ; c'étaient des chansons d'aurore. Savant et voulu, leur art ne pilaisait que davantage, car il représentait mieux la fin des siècles ténébreux et le retour de la lumière — répétition du phénomène déjà constaté pour d'autres arts, et admiration pareille à celle qu'allait obtenir peu après l'inhabitable Rotonda de Palladio. Quint aux esprits arriérés, toujours les plus nombreux, à moitié remplis encore par les idées d'autrefois, ils trouvaient dans le genre bucolique, au milieu de nouveautés qui les surprenaient, un trait, du moins, fait pour leur plaire, parce qu'il leur était déjà familier : le côté allégorique, cher au moyen âge et ces allusions qu'on avait plaisir à interpréter. Résoudre, tout en lisant d'agréables vers, de faciles difficultés, deviner que le berger Orléantin était le duc d'Orléans, et le berger Angelot, le duc d'Anjou, quel charme pour l'esprit! Charme si grand, que, pour se conformer au goût du temps, les modernes bucoliques renchérissaient sur leurs modèles. Pétrarque avait interprété les églogues de Virgile mot par mot : c'étaient à ses yeux des poèmes à clefs dont les termes les plus simples cachaient des allu-sions subtiles * ; il écrivait lui-même comme il croyait que Virgile avait écrit, et ses pastorales sont un long rébus et comme un essai de cryptographie poétique. Le ton une fois donné, et par un si grand homme, les poètes venus ensuite, trouvèrent plaisir à se représenter le monde comme une

1. Pour lui, « florentein cylisum et salices ... nmaras, représentent le.s victoires et les grandes actions des Romains ». P. de Noihac, Pétrarque et l'humanisme, 1892, p. 123.

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vaste bergerie où ils jouaient eux-mêmes un rôle, et où des pasteurs, qui étaient les rois, défendaient des troupeaux, qui étaient leurs sujets, contre des loups, qui étaient leurs voisins. Les moins pastoraux des hommes devenaient, suivant leur rang, moutons ou bergei's. La « mère au (irand Berger », dans les vei*s de Marot, c'était Louise de Savoie, mère de François I*""; dans la même églogue où il met en scène Orléantin, Navarrin, Guisin, etc., Konsard envoyait un de ses berge i*s voir :

... Dedans un lac, les barbes anciennes

De ces pères bergers qui gouvernent sous eux,

Par prudence et vertu, un peuple si heureux.

On a tout de suite compris que ce lac et ces vieilles barbes représentent Venise et son Grand Conseil. L'interprétation était, d'ailleurs, souvent facilitée par une abondante annotation, due à quelque ami, qui ne négligeait pas de s'éclairer, au besoin, des lumières de l'auteur lui-même. L'œuvre paraissait ainsi avec un appareil savant qui en rehaussait le pri.x; un parfum classique s'exhalait de ses pages.

Le genre, entièrement factice était, à proportion, commode; rien de plus souple; on en pouvait faire ce qu'on voulait : s'en servir pour louer un patron, critiquer un rival, satiriser les mœurs des mauvais bergers, quémander discrètement : Thénot, Colin, Tityre sont dans la misère ; brebis, votre guide manque de pain!

Ajoutez encore que les églogues virgiliennes étaient, d'ordinaire, mises, dès la première heure, aux mains des jeunes gens aspirant à recevoir la culture nouvelle ; et les mieux éduqués gardaient un souvenir attendri de cette révélation. Knfin, se disaient les adeptes de l'art nouveau, si Home et la Grèce sont la source de toutes clartés, nous faillirons peut-être à transporter dans nos idiomes, rouilles par des

siècles d'ignorance, la métrique savante des anciens; mais nos campagnes, du moins, ont comme celles de Rome ou de Syracuse, des moutons et des bergers ; nous aurons, nous aussi, nos bucoliques. Et Tityre de reprendre ses chalumeaux et de moduler sous les platanes, les orangers, les chênes, et jusque sous les mélèzes d'Ecosse, ses plaintes, ses conseils, ses observations politiques, en italien, en espagnol, en français, en anglais. Partout Tityre était à sa place, et il était le bienvenu ; il voyageait et contait ses aventures; il allait à la cour et en décrivait les splendeurs et les misères; il se faisait pêcheur, chez Sannazar et Rémi Relleau, comme il l'avait été chez Théocrite; il était héros de drames et de romans; cachant parfois sous son manteau de bure les plus nobles origines, fils des rois chez Ronsard, fils des dieux chez Guarini.

Les Italiens, plus près que les autres peuples des sources nouvelles de lumière, rivalisèrent des premiers avec Virgile, dans sa langue même, et l'exemple fut suivi au dehors. Les églogues latines de Jean-Baptiste Spagnuoli, dit le Mantouan, furent, en particulier, étudiées par toute l'Europe presque à l'égal des modèles antiques, en Angleterre surtout où ses attaques contre la cour de Rome valurent à ce Général des carmélites et ancien admirateur de Savonarole, un supplément de popularité. Très demandé pour les classes, son recueil avait été imprimé en latin, à Londres même dès 1519, et traduit en anglais dès 1567^; les citations ba nales des conversations pédantes étaient tirées de ses œu-

1. Imprimé par Wynkyn de Worde, 1519, avec les commentaires de Jodocus Badius; (cf. l'édtion de Paris, 1513); traduit en anglais par George Turberville, compagnon de voyage de Chancellor en Russie : Tlie Eglogs of the poet B. Mantuan Carmelitan, turned inlo English verse. Du même ïurberville, e. g., The heroycall Epistles of Ovidius\Naso, 1567; des Epigraphs, Epigrams, Songsand Sonets, 1567; un Booke of Faulconrie[and Vénerie], 1575 (belles gravures).

vres, tout aussi volontiers que de celles de Virgile. Au lieu de : Tityre, tu patule, le grotesque Holopherne, dans Peines d'amour perdues^ déclame :

Fauste, precor, gelida quando pecus omne sub umbra Ruminât...

et c'est le premier vers de la première églogue du Mantouan : « Mon bon vieux .Mantouan », dit le pédant tout attendri. A l'égal de Virgile, ce moderne rappelait aux hommes d'âge le souvenir de leurs premiers efforts pour connaître la langue des dieux.

— « Dans ma petite personne, je m'émerveillais et me demandais, par dessus toute chose, ce que c'était, cette étrange sorte d'hommes qu'on appelle poètes, et charmé rien qu'à ce nom, je venais, en sautant, interroger mon bon maître (car j'étais alors un brave page, vieux de dix ans, gros comme le poing) et jetant mes bras autour de sa jambe, je lui disais : cher maître, ne pourriez-vous pas faire de moi un poète? — Gamin, répondait-il, si tu veux travailler et ne pas faire l'école buissonnière, je te lirai bientôt des poètes. — Phébus m'assiste ! me voilà à l'œuvre ; et bientôt, en effet, il me lut l'honnête Mantouan, puis les églogues de Virgile : quelle initiation ! Je me crus monté sur Pégase ; capable de l'arrêter court, ou de le faire bondir au sommet du Parnasse. Quel mépris, dès lors, pour les ballades populaires, oui certes, et eussent-elles eu pour signature : William Elderton! »

Drayton, qui raconte ainsi son histoire, raconte aussi celle de bien d'autres esprits qui s'éveillèrent de son temps à la poésie, en écoutant le chalumeau de Tityre ^ L'Angle-

1. To Hetinj Reynolds, of Poets and Poésie. Lodge écrit, de son côlé : « Misorabie were our slatc >f we wantcd those worthy volumes of poctry : could the learned beare the losse of Hoiner? or our younglings the wrytings of Manluan »? Defence of Poetry, 1579-80. On notera le rapprocbeiuenl.

terre et l'Ecosse avaient eu déjà quelques rares œuvres pastorales, dont la meilleure était la moins classique, et la plus lointaine comme date et comme style, le charmant Robin et Makyne de Henryson^. Sous Elisabeth, les idées de la Renaissance arrivant, dans l'Ile, à leur complet épanouissement, les chants et les récits bucoliques se multiplièrent : ce furent d'abord les plats essais de Barnabe Googe qui ne sort de la banalité classique que pour tomber dans le sermon 2, 1563; mais ce fut, ensuite, le Calendrier des Bergers de Spenser.

Ce petit livre parut à la lin de 1579, chez Hugues Singleton, à l'enseigne de la Tonne d'Or^. Le trio d'amis, Harvey, Spenser et Kirke, s'était, comme on a vu, concerté, ne laissant rien au hasard, et toutes les précautions avaient ét4 prises pour assurer le succès de l'œuvre : la principale précaution était due à Spenser qui y avait mis le meilleur de son jeune talent. Mais les autres n'étaient pas insignifiantes. Le titre, adopté après coup, car il ne cadre pas avec le sujet, était agréable, annonçait un cycle et satisfaisait l'esprit; il était emprunté à la France où se fabriquaient, sous ce nom, alors et même avant, des almanachs populaires à l'usage des vrais bergers '*. Même bien avant, car on

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