‹ Histoire littéraire du peuple anglaisChapitre 12 sur 290 · EIIU, Original Letlers, V série, t. II, p · texte numérisé non relu

EIIU, Original Letlers, V série, t. II, p

2. 30 mai t5IU, l\ mars tTiSS, Utters of rminent lUerary men; Camden Society, pp. 8 «t 14. Sur les Inïiès en prose anglaise d'Aschain, né en 1516, mort en 1508, voir plus loin, p. U7.

LA RENAISSANCE EN ANf;LETERRE. 47

traductions des classiques sont aussi entreprises, afin de répandre la connaissance des modèles , et aussi par cette préoccupation vive en tous pays à ce moment : afin d'assouplir la langue nationale. Sir Thomas Elyot traduit un discours d'Isocrate expressément à cette intention ^ ; Skelton traduit Diodore de Sicile et les Épitres de Cicéron-; Alexandre Barclay qui, à vrai dire, appartient par sa tournure d'esprit plus au moyen Age qu'à la Renaissance, publie, avec l'original en regard , une traduction libre de la « chronique compilée en latin par le célèbre Romain Salluste^ ». Il aidera, pense-t-il, à la connaissance de cette langue, mais surtout il sera utile par les réflexions morales que provoqueront ces exemples de la fragilité des choses humaines et des mutations de Fortune. On verra des « chevaliers au cœur vaillant et fier, étincelants sous leurs armures, montant des coursiers bardés d'or et d'argent », et on pensera à leur disparition et à la poudre où ils gisent. Nicolas Udall publie, un peu plus tard, un Florilège, recueil de dialogues tirés de Térence, qui, dans un^ temps où « tous les nobles souhaitaient voir leurs enfants parler latin ^ », devait familiariser les élèves avec le langage courant des anciens Romains^. Grimald traduit le De officiis de Cicéron et parle de son modèle avec une vénération quasi religieuse : ce traité est « un miroir de sagesse, une forteresse de justice »; on ne saurait trop mé-

1. The doclrinul of Princes made by the noble oratour Isocrotes, and translated out of Greke, Londres, 1534.

2. Les Épîtres sont perdues; le Diodore est demeuré jusqu'à nos jours en manuscrit.

3. Hère begynneth the fanions cronycle of the warre which the Romayns had agaynst Jugurth, Londres, 1520, fol. Harclay, né vers 1475, mourut 1552. V. iïifra, p. 102.

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