Livre I, Sat., IV
d'autrefois*. Nash l'appelait le « c«''leste Spenser », et William Browne voyait dans la Reine des Fées « la suprême gloire des muses* ». Barnfield recommandait sa propre Cynthia, aux lecteurs, pour la seule raison que c'était « la première imitation tentée encore de la strophe de cet excellent poète, maître Spenser », 1595.
Les imitations se succédèrent innombrables; peu après, Rous écrivait, en adoptant la strophe et la manière du modèle, sa Thulé ou l'histoire de la Verttû; la strophe spensérienne, reprise de siècle en siècle, se retrouvera «lans la Veille de la Sainte Agnès de Keats et le Childe Harold de Byron. Sans copier exactement la strophe du modèle, Giles Fletcher le jeune et Phinéas Fletcher s'inscrivaient, comme nous verrons, dans sa descendance. William Browne formait d'éléments emj)runtés, partie au Calendrier, partie à la. Meine des Fées, ses Pastorales Britanniques^, sorte de roman en vers, dont les aventures peu cohérentes se passent, affirme l'auteur, dans sa patrie''; mais en réalité, au pays de bergerie et de la Reine des Fées. Bien que la Tamise, la Tavy, l'Isis arrosent les prairies où Marina et Celand font paître leurs troupeaux et discourent sur leurs