The Analomie of absurdilie, 1590, sig. A. ij
sait déjà Paynter: lisez-nous le soir, au coin du feu, pour abréii-er vos nuits d'hiver, écrivaient Breton et Dekker^ Et ils s'essayaient à toutes les sortes de romans : comiques, tragiques ou historiques; romans d'aventures ou de mœurs, coupés de dialogues, de poèmes, de discours et de lettres; mais, par-dessus tout, ils flattaient les goûts du jour avec leurs nouvelles pastorales et leurs Arcadies poétiques et chevaleresques.
Aux simples nouvelles du genre pastoral, Wnt s'ajouter, en 1590, un grand roman, qui circulait en manuscrit depuis quelques années déjà, rédigé en prose poétique pour l'amusement d'une femme. Cette année-là parut la fameuse Arcadie, écrite par sir Philippe Sidney, pour distraire sa sœur Marie, comtesse de Pembroke -.
Le succès égala celui d'Euphtth. L'ornementation était très différente, mais tout aussi compliquée; les aventures étaient merveilleuses, les descriptions charmantes, les types, les personnages et les événements variés à l'infini; on était en Grèce et aussi en Angleterre, le monde chevaleresque et le monde pastoral étaient habilement mêlés comme chez le grand classique du genre, Montemayor, dont la Diane espagnole, familière à Sidney, faisait alors
1. « ^'bicli being read or beard in a >\inters cvontng by a good fire, or a sumraers inorning in the greene (ields may serve botb lo purge inelancboly froin the minde and grosse humours from Ihe body u. W'onders uorth hcnring, 1602, dialogue avec anecdotes par Breton. Deliker écrit « to shorten the lives of long >vintcrs nights tlial lye walcbing in the darke for us u. TIte tconderfull fjrnre i&)3.
2. The niuiitfssr of Penihrokes Arcadia. writfen by sir Philippe Sidmei, Londres, IVM, 40, en prose, avec foule de po«'ines insérés çà et lA, en toute sorte de mètres, y compris ceux des anciens; commencé en 1580; 8* éd. 1633.