‹ Histoire littéraire du peuple anglaisChapitre 145 sur 290 · Même devis pour la construction de la Fortune · texte numérisé non relu

Même devis pour la construction de la Fortune

2. Sermon de Stockwood, 1578; Ordish, Early London Théâtres, Londres, 1894, p. 64.

HISTOIRE HTTKKAIUE. — T. II. 33

non pas ses théâtres; il avait vu mieux à Londres : « Leur salle est misérable, comparée à nos grandioses théâtres d'Angleterre* ». Tous les comptes qui nous sont parvenus, toutes les allusions, montrent que le rôle du peintre était considérable chez nos voisins. « Nos théâtres peints », écrit Harvey k Spenser en 1579, et il entend user de Tépithète la plus caractéristique -. Qu'on bâtisse ou qu'on répare, le peintre a fort à faire. L'entrepreneur qui se charge de construire la Fortune spécifie, car la chose est d'importance, que : « aucune manière de peinture ne le concernera, ni en ce qui regarde la bâtisse même, ni en ce qui touche la scène, la chambre des acteure, ni aucune partie de l'édifice ». De la peinture était donc prévue pour la totalité et pour chacune des parties du bâtiment^.

Avec une scène ainsi comprise, entourée de spectateui*s de tous côtés, le décor était d'une réalisation difficile. La lecture de la masse considérable de documents relatifs aux théâtres de Londres qui nous sont parvenus, permet de résumer d'un mot les usages d'alors : peu ou point de décors proprement dits, mais beaucoup de praticables et d'accessoires. Quelques tapisseries, arras, quelques tentures ou draperies, hangings, constituaient la majeure partie de ce que nous appellerions décor. Une tapisserie, arras'*, dans

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