Alleyn Pupers, p
5. « I am none of your fresh pictures that use to beautify the decayed dead arras in a public théâtre «. Cynthia's Revels; ibid.
Des draperies ou hangings étaient disposées, suivant la pièce, de manière à pouvoir être déployées ou relevées; c'est par ce modeste procédé que la chambre d'Imogène était révélée aux regards dans le Cymbeline de Shakespeare, avec le coffre du traître lachimo, le lit où la jeune princesse dormait, et une tapisserie, dans le fond, représentant la rencontre d'Antoine et de Cléopàtre. Quand lachimo a noté tous les détails qui doivent tromper le crédule mari, « the scène closes », c'est-à-dire que les hangings retombent, et la pièce se continue sur le reste de l'espace demeuré libre et qui est censé représenter « une antichambre contiguô à l'appartement d'Imogène ». Dekker recommande à son galant de se faufiler sur la scène par la tapisserie du fond et de se planter si brusquement sur le devant « qu'il semble être tombr des draperies ». Jonson représente un de ces encombrants personnages qui se plaint des acteurs, tout en occupant leur place : « Me prend-on pour un morceau de décor?... dois-je servir de rideau de soie pour draper le théâtre par ici ' ? »
Ces étoffes étaient encore employées pour figurer le ciel et cacher les poulies par où descendait un accessoire. Cet accessoire était parfois un pendu (spectacle fréquent), parfois un grand aigle de bois portant Jupiter (dans Cgmbe- Iine^)y ou un trône enlevant dans les airs un prophète ou une déesse : « Exit Vénus, ou, si on peut, qu'on fasse descendre un fauteuil du haut du théâtre et qu'on la remonte^ ». Des trônes vides qui montaient et descendaient servaient à représenter aux yeux de Faust, dans la pièce de Marlowe,