‹ Histoire littéraire du peuple anglaisChapitre 156 sur 290 · Pifree Penilesse, 1592, Works, t. Il, p · texte numérisé non relu

Pifree Penilesse, 1592, Works, t. Il, p

2. Retume from Pernassus, 2* parlie, 1601, acte IV, scène 3, éd. Macray. Oxford. tA86.

3. « It not onely emboldens a s( holler lo speake, bnl instrucls him to speake well, and with judgeinent to observe bis commas, colon» and fiill poynts, » etc. An Apology for Aclors, 1612; Shakespeare Society, 18*1. p. 29.

Comparé au sort des acteurs, celui des auteurs qui n'étaient qu'auteurs était digne de pitié, et l'on n'en connaît guère qui, n'ayant d'autre métier que d'écrire, se tirèrent honorablement d'affaire. Ils échangeaient, disait Dekker, « cette marchandise légère, des mots, contre une plus légère encore, des applaudissements^ )>. Le talent dramatique était des plus répandus ; la compétition, intense ; le profit, mince; la renommée, difficile à atteindre. Dans le fourmillement des faiseurs de pièces, rien de plus malaisé que de percer. Aucun des auteurs d'alors, pas plus Shakespeare que les autres, n'obtint, dans l'opinion du temps, le rang qu'il occupe à nos yeux. Le milieu mélangé des théâtres, les spectacles grossiers qui alternaient avec les représentations les plus admirables et parfois les coupaient, les désordres et les vulgarités du parterre, créaient une sorte de prévention générale contre l'art dramatique : c'était, pensait-on, un art puissant et le plus attrayant de tous, mais, même pour ses partisans, un art un peu bas, dont les produits ne pouvaient se comparer avec de grands poèmes, d'ingénieuses églogues ou une belle série de sonnets. Bien des gens, qui ne manquaient pas une représentation, avaient honte de leur goût, comme d'une faiblesse. Dans la même satire où il porte Spenser aux nues, Hall ne montre que mépris pour tous les dramaturges de son temps et parmi eux déjà figuraient Shakespeare etMarlowe^.

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