Guis Honie-Book, ch. vi
2. Liv. I, sat. III, 1597. Homco, Midsummer Night's Dream, Ricli. III, etc., avaient été donnés. Spenser fait dire à Melpomène :
The nowre of wit, finde nouglit to busie me ; et à Thalle :
Scoffing scurrilitie And scornfull FoUie witli contempt is crept, Rolling in rymes of shameles ribaudrie.
Teares of Ihe Mnses, 1591.
Un auteur vendait sa pièce et n'avait plus à s'en occuper. La troupe en pouvait faire ce qu'elle voulait, la jouer peu ou beaucoup, la revendre ou la louer à une autre troupe, la faire remanier par un autre poète, comme elle faisait ravauder son grand manteau royal ou repeindre sa gueule d'enfer. Jonson retouche, à prix convenu d'avance, le Hieronimo de Kyd ; Dekker, le Faust de Marlowe. Les manuscrits de pièces figurent tout naturellement dans les inventaires des compagnies, à la suite des costumes et des accessoires leur appartenant. La troupe du lord Amiral possédait, en 1598, vingt-neuf pièces dont les titres sont donnés, mais les noms d'autenre omis, ce détail étant sans importance'. Henslowe brocantait les pièces comme les habits, en achetait et revendait à gros bénéfices ; il avançait de l'argent sur un manuscrit quasi fini qu'il donnait à lire à Alleyn ou à un écrivailleur à ses gages pour en savoir la valeur. Un auteur lui promettait de ne pas révéler à la troupe quel pri.x son manuscrit avait été payé, afin que le vieux prêteur pût le revendre le double à ses comédiens-. Ses prix ordinaires variaient de six à dix livres, s'abaissant par exception à quatre ou cinq et montant à vingt^ : dillérences assurément considérables ; mais déjà les auteurs à succès avaient leurs exigences. Ce n'étaient pas toujours ceux du plus grand génie ; c'étaient parfois les hâbleurs capables d'endoctriner le préteur et de lui donner foi en leur