‹ Histoire littéraire du peuple anglaisChapitre 164 sur 290 · Thr Un mu II Ai'li)t · texte numérisé non relu

Thr Un mu II Ai'li)t

vent mis en œuvre qu'il est usé bien avant que Shakespeare s'en serve : mais alors il sembla qu'il était employé pour la première fois. On s'en moquait, et sur quel ton! (( Lors donc se font entendre les geignements d'un spectre malpropre, vêtu d'un drap sale ou couvert de cuir, hurlant comme un porc à moitié embroché, et criant vengeance ^ » ! On ne rit plus quand Shakespeare eut fait paraître le vieil Hamlet sur les terrasses d'EIseneur.

L'importance de ces procédés saute aux yeux. Les libraires la connaissent tout comme les comédiens et les auteurs. Quand un imprimeur parvient à s'emparer d'un drame et le publie, il met d'habitude en vedette sur le titre les traits qui ont valu à la pièce son succès au théâtre et lui mériteront sans doute des lecteurs : ils sont infailliblement tirés du répertoire ci-dessus. On verra dans le livre « un extrêmement tragique et lamentable meurtre - » ; on trouvera dans la seconde partie « encore plus de meurtres » que dans la première 3; les aventures de Mucédorus, fils du roi de Valence, seront égayées des (c joyeuses inv entions de Mouse » le clow^n*; la Vie de Cambyse est une « lamentable tragédie tout entremêlée d'agréables joyeusetés^ » ; les événements du règne de Richard III comprennent « le pitoyable assassinat de ses innocents neveux » ; l'histoire d'Henri IV, est assaisonnée des « drôleries de sir

Page 1