‹ Histoire littéraire du peuple anglaisChapitre 171 sur 290 · SHAKESPEARE BIOGRAPHIE PERSONNELLE ET LITTÉRAIRE · texte numérisé non relu

SHAKESPEARE BIOGRAPHIE PERSONNELLE ET LITTÉRAIRE

Au cours du grand voyage qu'il entreprit en Angleterre, pour décrire les villes et les rivières, et coniniéniorer les souvenirs historiques de sa patrie, Caniden visita

1. On pourra, parmi des milliers d'ouvrages, consulter utilement les suivants :

Textes : e. g. la grande éd. de Cambridge, par "W. Aldis Wright et W. G. Clark, 1893. 40 vol. (condensée en un, Globe édition, chez Macmillan); l'éd. Variorum de Furness, p. à Philadelphie, à partir de 1871 (un fort vol. par pièce; Hainlet en a deux); le Leopold Sliahspere, importante introd. par Furnivall, texte de Delius; l'éd. Herford, 1899, 10 vol., bonnes introductions, annotation succincte; l'éd. Dowden et Craig, commencée en 1899, un vol. par pièce; le Temple Shakespeare, élégants petits volumes, édités par GoUanczi 1894 et s. L'éd. Singer, 10 vol. de format moyen, à bon marché, reste utile et commode quoique vieillie. L'in-folio de 1623 a été réimprimé pa-r Booth. 1862-3, 4", et publié en fac-similé par Sidney Lee, Oxford, 1902 ; les petits inquartos contemporains le sont par la New Shakspere Society.

GiuMMAiRES ET LEXiQLES : E. A. .\bbolt, A Skaiicspearian Grammar (constamment réimprimée); Alex. Schmidt, Shakespeare Lexicon, P" éd. 1874, 2 vol.; A. Dyce, Glossary to Shakespeare, éd. Littledale, 1902; Mrs. Cowden ClarltP, Concordance to Shakespeare, 188.">; J. Bartlett, Complète Concordance, 1894; A. J. Ellis, Earbj English Pronuncialion, 1869.

Okiginvux suivis par Shakespeare : W. C. Hazlitt et Collier, Shakespeare's Librarij, 1875, 6 vols.; W. G. Boswell-Stone, Shakespeare's Holinshed, 1896, 4"; "W. W. Skeat, Shakespeare's Plutarch, 1892.

Biographies : HalUwell-Phillipps, Outlines of Ihe Life of Shakespeare,

le Warwickshire et, après avoir donné un souvenir à Guy (le Warwick, « ce héros tant chanté », il décrivit une petite rivière de ce comté, appelée l'Avon : « Grossissant en son cours. l'Avon passe d\il)ord par Charlecote, demeure de la noble famille équestre des Lucy... puis par Stratford, ville à marché, assez jolie, qui doit toute sa notoriété à deux de ses nourrissons, Jean de Stratford, archevêque de Cantorhéry, qui l>âtit lé^lise, et Hugues do Cloptou,

!" éd. 1881, 10» illustrée, 189S (important par les textes de docuiiicnts contemporains); Fleay, Chionicle llistonj of tlte life and Work of Shakespeare, 188C (table de tous les drames enregistrés de l.58i à 1640) ; Sidney Lee, A Lift' of 1»'. Shakespeare, l" éd. 1898; grande éd. illustrée, 18'J'J; Mrs. Charlotte C. Stopis, Shakespeare's faniihj, 1901.

CoMMKXTAiREs ET CRiTiQfEs ( innombrahlt's) : Coleridge, A<rc<ur«>< and notes on Snnkspere, éd. Asiie. 19)2 (les conrercnces .sont de 1811-12): W. Hazlilt, Characters of Shakespeare's Plays, 1817; Dowden, Shakespeare, his iiiind and art, 1875 et son |>elit vol. Shakspere, dans les Lilerature Primcrs de .Macmilian; A. C. Swinburne, .1 studij of Shakesprare, 1880; B. Wendell, W. Shakespeare . a sludy in EUzabethan lilerature, New York, 1894; F. S. Boas, Shakapere and his Predecessors, 1896; G. Brandes, M. Shakspeare, a critical ttudij. 1898, 2 vol. (Irad.du danois). En français : par lieyle (Stendhal) Marine et Shakespeare. 1823; (iuizot, Shakespeare et son temps. 1852; Victor Hugo, 1864; L»fn;ïrline, Shakespeare et son (vuvre. 1865; Alf. Mczière«(3 vol. sur Shakespeare, ses prédécesseurs, contemp^irainset successeurs); Slapfer, Shak. et l'anliquit/. 1879; J. Darmesteter, Shakespeare, 1889. Critique allemande : e. g. «-uvres de Schlegel, Gœthe (notamment dans Wilhelm Meister], Otirsxnni, EIze, Ulrici, Dclius. Krojssig. Alois Brandi, etc.

Renommée: Ingleby et L. T. Smith, Centurie of Pratjse; Furnivall, .'{(M) fresh allusions; Lacroix, Influence île Shakespeare sur le théâtre français, Bruxelles, 18.".6; F. Thimm, Shakespeariana, V éd. 1872; mon .S/*rtkespeure en France sotts l'ancien rctjime, 1898; le ch. xx de S. Lee, Life.

Tkvductioks FKANr.AisKS : par Guizot (remaniant Le Tourneur); François Victor Hugo, Emile Montégut; traduction de pièces isoléi*». e. g. par Beljame 'Macbeth, J. César, Othello, textes en regard, Tersion très soignée); traduction en vers des .sonnets, par F'ernand Henry, 190<^t.

Sor.iÉTKS SAVANTKS. — Beaucou(> de textes importants et d'études critiques intéressantes ont été publiés |iar la Shakespeare Society, fondée en 1841, la ,Veir Shakspere Society, fondée par M. Furnivall en 1874. les sociétés allemandes Anglia et Deutsche Shakespeare Gesellschaft.

N. B. — Ne pas oublier, en lisant celle liste ou toute autre i>areille, que le catalogue du British Muséum ronlient, au mot Shakespeare, environ quatre mille numéros, formant un volume qui est dans le commerce.

maire de Londres, qui construisit, à grands frais, un pont de quatorze arches sur TAvon ^ ».

Camden ayant écrit en latin, son livre fut lu sur le continent et, pendant longtemps, toutes les descriptions et tous les dictionnaires géographiques, se copiant les uns les autres, répétèrent que Stratford avait pour titre de gloire d'avoir donné le jour à un lord maire et un archevêque.

C'était, au seizième siècle, une petite ville de quatorze cents habitants; elle en compte huit mille aujourd'hui. Elle est tranquille et prospère ; la fertilité des champs qui l'entourent l'a enrichie ; elle a des quartiers neufs, avec des maisons rouges aux fenêtres avançantes garnies de glaces polies, et des jardins de tulipes encadrés de gazon, si l)ien tenus qu'on dirait des fleurs de soie brodées sur du velours vert. Dans la vieille \ille sulîsistent beaucoup d'anciennes demeures de briques et de bois, aux poutres vernissées et apparentes, aux toitures bossuées, basses et comme courbées par l'âge; la chapelle de la guild, avec ses vastes fenêtres en ogive, l'antique « grammar school », et tout au bord des champs, la principale église, dédiée à la Sainte Trinité , construite en pierre aux quatorzième et quinzième siècles, en style perpendiculaire, surmontée d'un haut clocher, entourée de grands arbres où coassent les corneilles. Au pied des murs, l'Avon coule à pleins bords, reflétant le bleu et le blanc du ciel, baignant des prés verts. Les vapeurs tièdes, imprégnées des odeurs de la terre, traînent, remuées par de légers souffles, dans le cercle des collines basses qui ondulent, se dégradent et se fondent parmi les nuages gris de l'horizon.

Au temps où la ville n'avait toujours pour gloire que

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