‹ Histoire littéraire du peuple anglaisChapitre 173 sur 290 · Scitool of Abuses, 1579, éd. Arber, p · texte numérisé non relu

Scitool of Abuses, 1579, éd. Arber, p

tragédies de Sénèque. Sa connaissance du français n'est pas douteuse ' ; sa passion pour la musique est certaine ; il n'y a pas, dans son théâtre, un sujet auquel il revienne plus souvent ; pour lui, la musique avive les joies, adoucit les peines, charme, guérit, console; elle inspire les décisions heureuses 2; elle peut atténuer jusqu'aux angoisses d'une agonie. Son Henri IV forme le même souhait qu'a exprimé, depuis, l'exquis poète, Sully Prudhomme ^ ; comme ce moderne, Sliakespeare savait apprécier le chant d'un « doux air qui touche, avec peu de voix* »». Pour lui, quiconque n'aime pas la musique a une Ame noire; « avec aucun être pareil ne soyez en confiance '• »,

Au milieu <le ses camarades, Sliakespeare se montrait élo(fuent et môme exubérant causeur, gai, facétieux, intarissal)le, et il savait aussi écouter; il savait boire, il était

1. Non seulement à cause des scènes où il se |>Ialti se servir de celle langue (se. entre Pistol et le soldat français; Henri V et Calherine de France; le Dr. Caius et Mrs. Quickly), mais en raison de quelques remarques montrant une singulière Taculté d'apprécier jusqu'aux finesses de l'idiome, par ex. dans la scène où la duchesse d'York demande le i>ardon royal pour son (ils pen> dant que le duc son mari en dissuade le roi :

Duehesê. — No «ont likc, pardon, for king's moutli so mect. York. — Speak il in French, king; say pardonnez moy.

Duchess. — Uosl tliou teacli pardon pardon to (iestroy?

Rich. II, V-3. Pour faire un tel jeu de mots, il faut connaître fort bien la langue.

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