Vers 1750. Le coup de poignard est ainsi décrit
Even here slie sheatlied in lier harmless breast A harmful knife, that tlience lier soûl unsheatlicd.
Le poème est en strophes de sept vers de dix syllabes, rimant abab bec.
grAce à ces œuvres, sur le Parnasse anglais. Son éclatante réussite servit d'encouragement aux autres et les poèmes où les dieux de la fable s'abandonnaient à leurs passions terrestres, parmi les fleurs, au son de vers harmonieux, s'alignèrent en rangs serrés aux étalages de Saint-Paul. C'était une mode, leur succès dura ce que durent les modes. Au cours des cent années qui suivent la première mention de Shakespeare dans un ou>Tage imprimé, 1592, de minutieuses recherches ont permis de relever, dans la littérature du temps, trente-trois allusions à Vénus avant 16'»2, et seulement seize après; et, en revanche, huit allusions à la Tempête avant 1642, et vingt et une après ^ : transposition qui a son éloquence.
Le poète progresse dans la vie, d'une marclie assurée et régulière. Son importance, comme acteur, s'accroît dans la troupe du lord Chand)ellan, laquelle reçoit périodiquement l'ordre de venir jouer à la cour et touche dix livres par pièce représentée : «> A William Kelnp, William Shakespeare et Kichard Burbage, serviteui-s du lord (Uiand)ellan », lit-on dans les comptes royaux de 159i, «... pour deux comédies ou interludes représentés par eux devant Sa Majesté, les joui*s de la Saint-F^tienne et des Innocents, à Noél dernier... en tout vingt livres' ». La troupe est en vue; elle est mandée dans les circonstances d'apparat ; elle joue devant la reine, à Whitehall ou Ilichmond, en 1596, 1597, 1598, 1600; elle donne une représentation à Somerset Ilouse, devant lord llunsdon et «les and)assadeui's étrangei's, le 6 mars 1600; elle joue encore devant la reine à la Noël de 1601, enfin à la Chandeleur de 1603, six semaines avant la mort d'Elisabeth. Les écoles de droit font, de temps en temps, représenter, dans leurs halls, des pièces