Tlie earth can havc but eartli, >v|iicli is his due
>ly Bpirit is lliinc, Ihc bctlor pari of me. JAXIV.)
7. L'ami, s'il a un enfant, surrivra : n In il and in my rhyme. » S. xvit.
A LONDRES ET STRATFORD, LES SOx\NETS. 653
les cimiers et les tombeaux de bronze des tyrans seront effacés* ».
« Puisqu'il n'est ni bronze, ni pierre, ni terre immense sur lesquels ne s'étende le triste pouvoir de la Mort , comment la beauté obtiendrait-elle grâce, elle qui ne peut pas plus résister que les fleurs? Oh! comment le souffle embaumé de l'été résistera-t-il aux cruelles attaques des jours destructeurs, quand les rochers inaccessibles ne sont pas si forts, ni les portes de fer si résistantes que le Temps ne les abatte? Pensée terrible! Gomment hélas dérober au Temps le plus beau joyau qui appartienne au Temps? Quelle main assez puissante retiendra son pied rapide? Qui donc Tempèchera de faire sa proie de la beauté? Personne ; à moins que ce miracle ne se voie : que dans ces lignes sombres survive l'éclat de mon amour^ ».
L'âme des poètes est, avant tout, impressionnable ; si les grands événements de la vie leur arrachent des cris de douleur ou de triomphe retentissants, de faibles variations de sentiment, de ton ou de couleur résonnent aussi ou se reflètent dans leur âme. Ils nous font voir, entendre et comprendre l'imperceptible; privés de leur secours, lais-