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Thaï we our largest bounty extend Wliere nature (tutli,witli morit cliallenge. rionocril, Our eldestborn, speak uni.
El les deux méchantes (illes de forger à l'envi les superlatifs les plus exorbitants, ce qui n'est pas surprenant, l'étendue de leurs terres devant être à proportion. (M.) i. Edmond refait, pour leurrer Glosler, la scène lago-Othello-Cassio : « If
l'illusion s'envole; et de si visibles procédés de théâtre nous rappellent que nous sommes au théâtre.
De même dans Timon, pièce de bien moindre envergure '. Le grossissement des contrastes nuit à la vérité, partant à lintéret. Il est difficile de s'attacher beaucoup à un bienfaiteur de l'humanité aussi maladroit, machine à cadeaux d'abord, machine à insultes ensuite, vrai distributeur automatique, aussi gauche qu'orgueilleux, ne secourant les pauvres que par hasard et, pour l'ordinaire, enrichissant les riches, encourageant la cupidité chez ceux qui l'entourent et s'ofï'rant au pillage à tous venants. Apémantus qui lui donne la réplique est encore bien plus hors nature, il ne sort de sa bouche que des grossièretés et il l'a toujours ouverte. C'est grand dommage quand un tel personnage a raison parce qu'il dégoûte de la raison. Les appels aux faux amis lors de la catastrophe et leurs trouvailles pour se justifier de ne rien faire sont d'excellente comédie du genre âpre.
Les drames romantiques de cette période, ce genre si
your honour judgc il meet, I will place yoii where you shall hear us confer of Ihis, and, by an auricular assurance, hâve your satisfaction...
Gloster. — He cannot l>e sucli a monster. Edmund. — Nor is not, sure ». [Lear, 1-2.)
lago. — Stand you awliile apart;
Confine yourself but in a patient list,
... I will make liini tell llie taie anew. {Othello, IV-1.)
1. Timon of AlUens, joué vers 1607-8, V" éd., l'in-folio de 1023. Sources : probablement une pièce composée en 1600 et imprimée pour la première fois par la Shahesp. Soc, et riiistoire de Timon contée par Faynler, Palace ofPfeasure, et par Plularque au cours de sa vie d'Antoine. Sur le même sujet, un dialogue de Lucien : Timon ou le Misant/iroj)e (où figurent des personnages allégoriques comme dans nos moralités : Pauvreté, Trésor; ce dernier, personnage muet). On admet généralement (Dowden, Lee) que Shakespeare eut, pour cette pièce, un collaborateur, peut-être Wilkins. Autre misanthrope antérieur .se réfugiant dans son propre tombeau, le Mohan du James IV de Greene l™ éd., 1598.
664 niOGRAPHIK DK SHAKESPEARK.
brillant naguère, et éclairé d'une lumière si douce, semblent aussi l'œuvre d'un autre homme. Que la fin en soit heureuse, comme dans Mesure pour Mesure et Périclès. ou triste comme dans Troiltis et Cressida, ils laissent une impression pénible. Dans Troflus^^ tous les personnages de C.haucer sont avilis, même l*andare qui pourtant ne s'y prétait guère; Cressida est une rouée, Troïlus un pleurnicheur et un bavard'-^, les Grecs forment un troupeau de monstres stupides, vantards et féroces. Achille vient voir Hector pour marquer du regard la place par où il fera échapper son âme et après cette fanfaronnade il le donne à assassiner à ses soldats et s'attribue la victoire. Shakespeare semble n'avoir jamais lu le merveilleux récit de (^haucer '; il suit une vieille pièce et ravaude, sans chercher mieux, une donnée où rien ne se retrouvait de ce qui fait le charme et la valeur psychologique de l'admirable vieux poème. Par moments son génie sommeille; il redit machinalement dans le rêve, d'une voix indistincte et sourde, les paroles magiques qui, dans la veille, aux heures d'inspira-
I. Tt'oilus and Cressida, représenté vers l60i-5 (Furnivall), 1603 (Lee); 1" éd., 1609; source : une vieille pièce |)erdue, par Dekker et CheUle, jouée chez Henslowe qui la inenlionnc )ilusieur.s fois dans son rej^istre, et nolaniinent, le 7 avril lMt9, avec rorlhn(;ra|ihe arbitraire qui lui était usuelle, $ou> le litre de « Troyeles and créasse daye « [Dianj; Shak. Soc, p. 147). Quelques parties el nolaininent les dernières scènes, qui sont particulièrement mauvaises, ont été attribuées, par hypothèse, à un tiers ou supposées extraites sans changement de la vieille pièce. Sur une ancienne comédie de « Troiius ex Chaucero u, par Nie. Grimald, voir l.de J. \V. Haies. Atlien.ium du 22 nov. 1902. Le sujet est traité derechef dans ïlron Age de T. Hey%\ood, pub. 1632.