Centurie, p
2. « At leaat his equal, perhaps his «uperior ». An Essay of dramalic poesy, éd. Nichol Sinilh, 1900, p. 51 ; cf. pp. 53, 54. Shakespeare, « who inany times bas written belter Ihan any poet, in any language », est néanmoins n Ihe very Janus of poels; he wears altnosl everjwhere Iwo faces; and you bave 3carrc hegun to admire the one, ère you despise the oUier ». Defence of (he Epilogue; W. P. Ker, Fssays of John Dryden, Oxford, 1900, 2 vol. 8», t. I, p. 172.
3. n 1 never writany thing wilh more deligbl ». Préface de Tempest, jouée en 1667; il avait eu la collaboration de Da venant.
remanieurs reconnaissent, d'ordinaire, dans leurs préfaces, que le modèle est un chef-d'œuvre, c'est pour ajouter aussitôt qu'il l'est encore bien plus grâce à leurs améliorations. Shakespeare, dit Shadwell, « n'a jamais montré plus de maîtrise que dans Timon; cependant je peux me flatter que c'est moi qui en ai fait une pièce ^ ». Sir William Davenant, qui se laissait volontiers passer pout* fils de Shakespeare et d'une tavernière d'Oxford (ce dernier point seul était incontestable), se distingua en ajoutant des danses à Macbeth, et ces embellissements étaient si bien dans le goût du jour que Mr. Pepys alla voir la pièce, y revint et y retourna encore, toujours avec un nouveau plaisir : « C'est une des meilleures pièces qui soient au théâtre et je n'en connais aucune de si bien coupée par les danses et la musique 2 ». Le même Davenant fondait en un seul drame Mesure pour Mesure et Beaucoup de bruit pour rien, pendant qu'Otway s'attaquait à Roméo et Juliette et en tirait un Caius Marius^. Au témoignage de Dryden, Beaumont et Fletcher continuaient, de son temps, à être préférés, et étaient joués deux fois plus souvent que Shakespeare*, malgré le zèle de l'acteur Betterton, passionné pour les pièces du maître et dont l'Hamlet fit courir toute la ville.
1. Préface de son Timon... the maa hâter. Même déàinvoUuie chez Cibber qui refait King John et, le dédiant, bien plus tard, à Chesterfield, écrit : « I hâve endeavour'd to make it more like a play than what I found it in Shakespeare ». Févr. 1745. Innombral)les remaniements de pièces de Shakespeare dans les œuvres de Davenant, Gildon, d'Urfey, Lacy, Crowne, Nahum Tate, Ravenscroft, Otway, Dennis grand admirateur du poète, etc. Le goût du jour rendait indispensables ces rajeunissements. Evelyn écrit dans son journal : « I saw Hamlet... playeJ, but now the old plays began to disgust this refinedage ». 26 novembre 1661.