Diary, 19 avril
3. Joué en 1680, fondé sur Plutarr[ue et Shakespeare; prologue rendant à Shakespeare le plus humble hommage.
4. « Their plays are now the most pleasant and fréquent enlertainments of the stage; two of theirs being acted through the year for one of Shakespeare, or Jonson's ». Essay of Dramatic Poetnj, éd. N. Smith, p. 53.
On continue de trouveij, à cette période, comme dans la première partie du siècle, des listes de lettrés illustres où le nom du grand dramaturge est omis : il ne s'imposait pas encore. Passe qu'un compilateur comme lieylin donne place, dans son énumération, à Beaumont, Fletclier, Jonson, et néglige Shakespeare • ; mais Addison en fait autant dans son Tableau des meilleurs poètes anglais, 169i.
Au dix-huitième siècle, le grand courant se forme. Addison compense son oubli en consacrant plusieurs numéros du Spectator à louer Shakespeare et à railler les critiques superbes qui ne peuvent rien admirer de ce qui a plu à tout le monde. « Ils ne semblent pas se douter qu'il y a plus de beauté dans les œuvres d'un grand génie qui ignore les règles de l'art que dans celles d'un petit génie qui les connaît et observe toutes-' ». Les éditions se multiplient et, dès lors, il ne s'agit pas seulement de réimprimer, mais de collationner, comparer, élucider; l'exégèse commence, le texte est traité en classique de la langue. L'exemple fut donné par Nicolas Rowe, le dramaturge, qu'inspirait une sincère admiration pour le grand poète et qui essaya, le premier, d'en écrire une vraie biographie, 1709. L'un après l'autre, les rois des lettres de la période. Pope et le Dr. Johnson, donnèrent chacun son édition ; le premier en six volumes magnifiques, sur papier vergé, en beaux caractères, agréables à l'œil, avec un superbe portrait (de fantaisie) par Vertue, et une préface où il est dit que Shakespeare est le plus grand des dramaturges, mais que, par malheur, il ignora les anciens et s'abstint de rivaliser avec eux^. Le
t. Cosmographie in foiire bonkes: liste des ftoètes, p. 304, dans l'édition de 166A, Londres, fol.; immense éloge de Jonson (1" éd., I6û2j.