‹ Histoire littéraire du peuple anglaisChapitre 237 sur 290 · Tiinber, éd. Gollancz, p · texte numérisé non relu

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3. Jonson rapporte ainsi les propos de ses ennemis sur loi-m^me : « He is a nicre sponge; notbing but humours nnd observation; lie goes u|i and down sucking from every society, and when he conies lionie he squeezes hiinself dry again ». Poetaster, IV-1. Dans le Retume from Peniasxu.*,Jonson e«t traité de « witty brlcklayer... a meerc Ein|>yrick. one Uial gells what hehath by observation... slow an Inventor. » 2* partie, M (1601).

faut pas s'en tenir à leur autorité et tout recevoir d'eux sur parole... Nous avons notre -propre expérience... Ceux qui nous précédèrent nous ont, assurément, ouvert les portes et tracé la route. Qu'ils soient donc nos guides, mais non pas nos tyrans^ » !

On s'est souvent demandé si, d'après les dates, telle ou telle allusion de Jonson pouvait s'appliquer à telle ou telle pièce de Shakespeare. Le problème a peu d'intérêt. Qu'il ait exprimé tard ou tôt dans les écrits qui nous sont parvenus, son avis sur les divers éléments du système shakespearien, Jonson, dès la première heure et jusqu'à la dernière, les a tous blâmés et leur a été contraire. Dans certains cas, la pièce shakespearienne était récente et l'allusion au grand rival est évidente; dans d'autres, qui ne sont pas moins curieux, il semble que Jonson prévoie : il blâme d'avance. C'est qu'il blâme une école, un groupe dont Shakespeare était, et les procédés qu'il pratiquait ou qu'il allait employer.

Jusque sur la question, quasi matérielle, du choix des données, Jonson pense à l'inverse de Shakespeare; il se moque de ces poètes qui tirent leurs pièces de toute sorte de livres courants : vieilles nouvelles et vieux drames, et ne dédaignent pas d'en transporter les traits et les plaisanteries dans leurs propres œuvres ^ : c'est ce que Shakespeare fit toute sa vie. Jonson, avec un esprit moins fécond, moins inventif, moins prompt, mais une volonté obstinée, se flatte de négliger un moyen si facile et d'inventer le sujet de ses comédies.

Il est, d'ailleurs, si préoccupé des questions intéressant la

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