S'adressant au crâne de sa fiancée
noes llic silkworni expend her yellow labours For Ihee? For lliee doos she undo herself? Are lordsliips sold to maintain ladysliips. For the poor benorit of a l>c^vil(le^ing minute? Wliy does von fellow Talsiry liighways And put liis lire belNvccn the judgc's lips, To reflue such a thing?
. . . See, ladies. witli Taise forniis You deceive nien, but cannot deceive worms. (lU-l.)
Cf. The At/ieisl's Tragedy, IV-3.
de sa propre mère, ses apostrophes à la Nuit, complice des grands crimes, sont dignes d'un vrai dramaturge, égaré, par malheur, dans les cercles d'un impossible enfer.
Meurtres et luxure. C'est également le sujet du Cœur Brisé, du Sacrifice d" Amour, du Dommage qu'elle se prostituât! de Ford, qui a, lui aussi, pour principal mérite littéraire, son style, moins âpre et plus aisé que celui de Tourneur'. Quant aux moyens de plaire, ce sont les mêmes; nous pataugeons dans le noir. « Le titre est badin, mais le sujet est grave, » dit-il dans la dédicace de Tis pity shes a Whore : or le sujet est un inceste; ce crime est le centre, le nœud, le tout de la pièce. Annabella et son frère, pris, l'un pour l'autre, d'une passion insurmontable, s'en font l'aveu dans le langage le plus poétique, dédaignant les vaines lois des hommes et les prohibitions qui ne sont qu'une coutume, un mot 2, Enceinte, Annabella épouse néanmoins Soranzo qui, s'apercevant de son état, l'accable d'effroyables injures, plus méritées encore qu'il ne croit, car il pense seulement à un adultère. Il la jette sur le sol, la tire par les cheveux de droite et de gauche à travers la scène. Annabella rit d'un rire de folle, chante, célèbre sa faute, meurt à son heure, de la main de son amant, qui parait, au dernier acte, avec le cœur de la morte au bout de sa dague, fous les personnages de la pièce sont empoisonnés, suppliciés, ont les yeux crevés, s'abattent hachés en lambeaux; le théâtre ruisselle; les amateurs de sang
1. The Brohen Hearl; Lovc's Sacrifice; Tis Pity shee's a W'iwre, toas trois imprimés en 1633, joues apparamment entre 1G26 et 1630. Works, éd. Giiford et Dyce, réimpr. avec additions parBullen, 3 vol. 1895 (choix, dans la Mermaid Séries). Jolin Ford, d'une bonne famille du Devonshire, né en 1586, membre du Middle Temple, mourut après 1639.