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même reconnaissaient le tocsin* ». Chapman médite et moralise volontiers sur les événements : c'est encore un élément de l'art historique proprement dit qu'il fait passer dans son théâtre. Les réminiscences mythologiques abondent chez lui; c'est une conséquence fâcheuse de son érudition. Dans certaines de ses pièces, Shakespeare attribuait à ses pereonnages favoris des concetli et des traits d'esprit fort ampoulés ; Chapman donne aux siens, comme preuve de sa faveur, des ressouvenirs antiques ~.
La même qualité dominante, c'est-à-dire l'observation consciencieuse de la nature humaine, assure aux comédies de Chapman un intérêt permanent, et fait aussi le mérite de tout ce qui survit du théâtre comique de son temps. Sans doute, presque tous les auteurs d'alors continuent d'écrire, comme aux beaux jours d'Klisabeth, des pièces romanesques, à surprises, à grands ell'ets, à données imposbles, se passant en Arcadie, en Utopie, ou dans une Italie, une Egypte ou un Levant imaginaires. Sans doute encore, presque tous et Chapman le premier et l'Apre Marston et Beaumont et Fletcheret Middleton et d'autres encore, donnent carrière à leur fantaisie dans des masques, comédiesballets et pièces de circonstances dont la Cour et le monde « cavalier » étaient de plus en plus friands, à mesure semble-t-il que l'heure de la grande catastrophe approchait. Mais ce n'est pas en cela que parait leur originalité; sur tous les points, mieux ou aussi bien, avait été déjà dit. Le plus durable de leur œuvre en est la partie la plus modeste : celle où ils ont parlé, en style simple, des simples gens qu'ils connaissaient. A des degrés différents, tous y ont réussi ; ce fut, pour ce genre d'études, une époque favorisée.