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To donble-moat tliee \«ith his grâce, And none bul tlicc.
' The British Church. Vie pieuse, tranquille et bienfaisante (contée avec beaucoup de charme par Izaac Wallon). Recteur de Remerton, il allait à pied, doux Tois ^ar semaine, à Salisbury faire de la musique arec ses amis : << And now Ict's tune our instruments ». Il était frère de lord Herbert of Clierbury;
guidé à travers la vie, l'a sauvé des périls de la mer, des maladies, des trahisons indiennes et lui a permis d'atteindre, en santé, et avec un esprit reposé, la vieillesse et les approches du soir ' ; effusions sincères, mais souvent associées au plus horrihle mauvais goût, de Crashaw, que les excès des puritains convertirent au catholicisme et qui mourut, en 1649, chanoine de Lorette, laissant, avec ses œuvres pieuses, aux éclatantes et chaudes couleurs, quelques très élégants et charmants poèmes mondains 2.
Ce n'est encore là qu'une faihle partie de la littérature poétique inspirée alors par l'idée rehgieuse. Le fait remarquahle est, non pas la valeur, mais le nombre, à cette
né en 1593, il mourut de la poitrine en 1633. Principal recueil de vers : The Temple, sacred poems and private ejaculations, 1633; principal écrit en prose : A Priest to the Temple, or the counlry Parson, his character, 1652. Sincérité et chaleur, mais associées à beaucoup de préciosité et de mauvais goût, de « false wit », disait Addison {Speclator, n° 58). Complète Works, éd. Grosart.
1. George Sandys, né en 1578, fils de l'archevêque d'York, commença ses voyages en 1610 et en publia, avec grand succès, le récit en 1615 (voir pp. 260, 862). Planteur en Virginie, il revint vers 1631 et mourut en 1644. Moins précieux que les poètes ses contemporains, il fut des premiers à bien manier en son siècle le « couplet héroïque», sans enjambements. Poefical Works (sans l'Ovide), éd. Hooper, Londres, 1872. 2 vol.
2. Principal recueil : Steps to the Temple, sacred poems, with olher delights of the Muses, 1646. Complète Works, éd. Grosart, 1872. 2 vol.; Supplément, éd. par le même, 1888, dans lequel se trouve le joli madrigal:
At the ivory tribunal of your hand,
Fair one, thèse tcnder leaves do trembliog stand...
Autre poème mondain célèbre : Wislies to his supposed Mistress ; même idée, mais traitée avec autrement d'émotion dans Ma Fiancée, par Sully Prudhomme. Quelques vers admirables de son meilleur poème pieux, The Flaming Heart, ont permis de le rapprocher, pour up instant seulement, de Shelley. Ses poèmes latins sont déparés, comme les autres, par un effroyable mauvais goût. Au massacre des Innocents,
Si pueros (|uisquis vidit, dubitavit an illos Lilia cœlorum diceret anne rosas;
à cause du lait de leurs mères qui se mêle au sang de leurs blessures. Epi- (jrammata Sacra, XCI.
854 LARRIERE SAISON.
date, des poèmes pieux, de dimensions considérables et do prétentions héroïques ou épiques : Jugement dernier de William Aloxander, comte do Stirliuir. où la mytholog-io est étrangement associée à la Bible et où, dans l'incendie final du monde, le feu prend aux cheveux des Sirènes, et « les Tritons sont bouillis au fon<l des mers* >»; poème de riionnéto curé do village, Joseph Fletcher, sur la chute et la rédemption de riiomme : première et gauche esquisse d'un « Paradis perdu » et d'un « Paradis regagné 2 » ; nouvel essai d'épopée sur David, par Thomas Fuller qui comptera surtout comme prosateur et, malgré son ouphuisme (« Jo sais qu'on trouve des <lents blanchos clioz le nègre le jdus noir et un l)oc noir chez lo cygne lo |)lus blanc »), se rattache à la période suivante'; poème lyrique de Wi-