CHAPITRE II
I. Le roi et son peuple. — « L'âge d'or » n'est pas revenu. — Le vrai histoire littéraire. — T. II. 60
PaCM.
caractère d'Henri VIII-, les déboires l'aigrissent et il en a de toutes sortes. — Le « dard d'amour ». — Les années sombres -, la tyrannie « l'écbafaud, moyen de gouvernement. — Affaissement de l'aristocratie, du clergé et du parlement. — La royauté face à face avec le
l>euple. — État du peuple 13.î
État des mœurs. — Eclat extérieur, grossièreté. — Meurtres à la cour. — Lois concernant les princesses du sang. — Barbaries et superstitions. — La classe des marchands prospère. — Le commerce de Londres. — Londres loyal. — Les opinions de Hall. — Les appels à la concorde de sir John Cheke. — Londres donne au roi Thomas Cromwell 144
II. Les débuts de i.a Réforme. — Le besoin d'une réforme. — Motifs religieui et motifs politiques. — Développement du sentiment national et opposition aux empiétements de la papauté. — L'Église satisfaite et confiante. — Les rites et pratiques envahissent la religion. — Réaction dans l'Église et pour elle : SaTonarole, Lefèvre
d'£taples, Thomas More, Fisher 148
Réaction contre l'Église et hors d'elle. — Luther; son caractère, ses doutes ; ses enthousiasmes et ses grossièretés : croyances subtiles et superstitions. — Son éloquence entraînante. — Il se trouve avoir fondé une nouvelle religion. — Le lien avec Wyclif. — Après les pratiques il attaque le dogme. — La prédestination. — Lettres de Calvin 152
m. La réforme Eiv Angleterhr. — Rôle de l'autorité. — L'Angleterre et le.'î idées de réforme. — L'opposition plus vive qu'en France contre les papes étrangers, plus dominateurs et plus lointains. — Lutte constante et ancienne; pas de concordat. — Plaidoyer de Simon Fish contre le pape et le clergé. — Haine de l'autorité et des croyances im|X)sées;va'ux en faveur de la Bible anglaise. 157
Forces s'excrçant en sens contraire. — Souvenirs du passé; appréhension de l'inconnu; indignité des chefs rebelles. — Le roi garde des croyances catholiques; les Six Articles. — Il rompt néanmoins avec Rome; motifs personnels et politiques. — Ses principaux assistants '80
L'archevêque Cranmer. — Sft vie, son caractère et son rùle. — Le ministre Cromwell. — Vie à Londres, en Italie, chez Wolsey, au Parlement, à la cour. — Conversation avec Pôle sur Machiavel. — Indiflérent au dogme, il seconde les vues politiques du maître; il veut un royaume centralisé et une royauté toute-puissante. — La dépouille des monasUres. — Supplice de More et des opposants. — Anne de Clèves, chute de Cromwell 163
IV. L INITIATIVE PRIVÉE. — EfTorts en faveur de < hangemenls dans la doctrine. — Les prédicateurs et pamphlétaires indépendants. — Ton de la querelle; haines et calomnies. — Les supplices. — Diatriho de Tyndale et de More ^"^^
Pagres,
Tous les moyens sont bons : supplices, caricatures, pièces de théâtre. — Hooper et ses sermons. — Baie et ses drames. — L'histoire faussée. — Pièces catholiques et protestantes 179
Prédications de Latimer. — Son éloquence vibrante et familière ; il sait amuser, plaire, émouvoir. — Son humour 182
V. La Bible anglaise. — Idées du roi, des politiques et du peuple.
— Idées de More et d'Érasme. — Traductions anglaises : Bibles de Tjndale, de Coverdale, de Rogers (« Matthew's »), de Cranmer ou « Grande Bible », de Genève ou « Bible aux culottes »', des « Évêques » ; Bible catholique anglaise; version « autorisée ». — Diffusion de la Bible, inquiétudes de l'autorité 188
VI. L'Angleterre devient protestante. — Mort d'Henri VIII. — L'autorité favorise nettement le protestantisme. — Somerset, Cranmer, Ridley. — Les Quarante-deux Articles. — Les Prayer Books.
— Hooper et les autels 193
Le cœur du peuple n'est pas encore touché. — Ses regrets, abus
qui le frappent. — Avènement de Marie. -^ La masse de la nation
se déclare pour elle et pour l'ancienne religion 19 8
Poids des anciennes fautes commises par l'Église. — Imprudences de Marie. — Sa sincérité et son obstination. — Ses persécutions. — Enthousiasme que ses cruautés inspirent pour la nouvelle foi. — Le cœur du peuple est touché. — Elle réalise le rêve des réformés et rend l'Angleterre protestante 199