CHAPITRE I
Les caractéristiques de la période 205
I. La Reine. — Son caractère, ses goûts, son savoir. — Les leçons de l'adversité. — Elle cultive de préférence les auteurs classiques ou étrangers et s'intéresse subsidiairement aux lettres anglaises. . 207
Ses titres au nom de grande reine. — Sa politique prudente et la crainte des aventures. — L'aventure du mariage. — Sûreté de son regard : choix de ses serviteurs, sens de ce que ses sujets peuvent accepter. — Transactions. — Elle devient absolue, avec prudence, à mesure que son pouvoir s'affermit. — Guerre aux fauteurs de troubles. — La mort de Marie Stuart 211
Côtés féminins de son caractère, vanités, manies, coquetteries.
948 TABLE DES >L\TIERES.
— Leicester, Halton, Monsieur. — Goût de l'éclat et de rorneincnt.
— Fêtes et tristesses 219
Sa double influence-, positive: elle favorise l'éclat et l'ornementation ; négative : elle laisse beaucoup faire et dire 223
11. La-qvi>stio]<i reliciel'se. — La reine gagne du temps. — Son pouvoir affermi, elle se prononc«, et déclare la guerre aux partis extrêmes : catholiques et puritains. — Formation, entre les deux,
de l'Église anglicane 223
Les catholiques, leurs séminaires continentaux, le cardinal Allen.
— Les puritains, leurs doctrines, leurs chefs. — Cartwrighl, Whitaker, Knox, etc. — Sectes diverses -.Presbytériens, Indépendants ou Brownistes, Famille d'Amour.— Guerre de pamphlets; la controverse Marprelale, Penry. — Violences de lan{;age. — Répliques violentes. — Sanglante répression 2î6
Les prélats d'Elisabeth. — Le clergé marié. — Le.«< évéques fonctionnaires, promus, menacés, suspendus. — Rôle de Parker : il discipline et régularise. — Whitgift, le Bclzébulh des puritains, le « petit mari noir « de la Reine 234
La littérature religieuse. — Théories, apologies et histoires. — Le martyrologe de Foxe. — Le catéchisme de Nowell. —Les publications df Parker. — Les apologistes anglicans : Baro, Saravia, Bilson, Bancroft, Jewel, Hooker. — Vie, caractère, u'uvres, style de Hooker, un des niaitres de la prose anglaise 2il
L'Église dÉlisabflh 247
III. ExpA.«isioN MAHiTiMi: ET MARCHANDE. — L'Angleterre devient un pays éminemment comiiier(;.ant. — La guerre et les débouchés. — Une doctrine de la « porte ouverte » opposée à Philippe II. — Les produits anglais se répandent, au point d'inquiéter Venise. — Il faut être riche 248
Les expéditions lointaines. — L'esprit des Vikings, et le sens de la mer. — Les Anglais chez eux sur l'eau. — Anglais et Espagnols.
— Ilawkins et la traite. — Voyages de Drake, Frobisber, Cavendish, Raleigh, Gilbert. — Essais de colonisation. — Le tour du monde. — Pillages et pirateries « auxilio divino « 261
Récits de ces expéditions. — La littérature des grands voyages.
— Simplicité, énergie, optimisme. — Les recueils d'Hakluyl et de Purchas. — Récits de Fletcher et de Sandys (Russie et Levant). . . 258
IV. VovACKS o'iNSTRLCTioN 80» LE coNTiNiCNT. — Pays-Bas, Allemagne, France, Italie. — Les Anglais sur toutes les routes; gentilshommes, comédiens, artistes, lettrés. — Sidney en France et en Italie. — Spectacles qu'offre l'Italie. - Arts, lettres et mtiurs. — La faconde italienne, Guazzo. — Les Anglais épris d'Italie, et les Anglais épris d'Angleterre. — Les voyages de Coryat à Venise et ailleurs 261
V. Le i'Ays anglais. — Londres sous Elisabeth. — Murs, portes et
Page s,
fossés. — Accroissement de la population, air de richesse. — Activité, encombrement, voitures, bruits. — Opulence des marchands; dépenses des artisans; richesse des intérieurs, luxe des costumes. — Sir Thomas Gresham et sa « Bourse » 269
Saint-Paul et les édifices pieux, maintenus ou désaffectés. — Échafauds et piloris. —Les condamnés vont « de bon cœur » à la potence. — La peste 275
La Tamise; ses quais de débarquement; navires et barques ; Jacques Grévin à Londres. — Les palais vers Westminster. — Le pont et Southwark, auberges, théâtres et lieux de plaisir 278
La campagne. — Population plus rare qu'en France. — Les troupeaux et leur « toison d'or ». — Les châteaux. — L'architecture Élisabéthaine. — Les maisons, d'Andrew Borde, 1540, à Wotton, 1624. — Les jardins. — Influences italiennes, françaises, mais surtout flamandes. — Le manuel de Jean Vredeman. — Part de la fantaisie individuelle. — Le style papier découpé 281
Aisance du fermier. — Il a des pots d'étain et des cuillers d'argent. — Il a aussi des livres 287