CHAPITRE IV
ï. Premiers essais. L'Euphuisme. — Origines du roman en prose, en Angleterre. — Grand retard par rapport au continent. — Traductions isolées. — Premiers recueils de contes en prose anglaise. —
Romans populaires 44.5
Lyly et son Buphuès. — Littérature pour dames. — Le style de Lyly décomposé en ses diverses parties. — Faune, flore, histoire, allitération. — Modèles continentaux. — Le fond sérieux du récit. — Gravité des enseignements. — Éloge de la patrie. — Succès de l'œuvre 449
n. Les héritiers de Lyly. — Le nom d'Euphuès employé comme réclame par les imitateurs. — Munday, Riche, Greene. — Nouvelles romanesques de Greene. — Invraisemblances admises. — Décousu dans la vie et dans les œuvres. — Portrait par Nash, fin misérable. — Ressemblances littéraires avec Lyly. — Pandoste, Menaphon. — Histoire et géographi*î de Greene. — Sa réputation. . . 454
Autres héritiers : Lodge et sa Rosniinde. — Melbancke, Dickenson, Breton, Ford. — Brièveté delà période euphuistique — 4G1
III. Sidney et son Arcadie. — Succès égal à celui d'Euphuès. — Aventures romanesques et pastorales. — Caractère aristocratique de l'œuvre ; rôle des princes et des bergers. — Déguisements et surprises. — Amours diverses. — Passages tragiques. — Faibles traces d'humour. — Paysages anglo-arcadiens. — Style différent de celui de Lyly, mais aussi fleuri. — Le mauvais goût. — Renommée
de V Arcadie 462
IV. Nash et l'observation de la vie commune. — Le picaro espagnol et la littérature picaresque. — Premières études anglaises,
PacM.
consacrées aux escrocs et vauriens. — Awdeley, Munday, Greene.
— Autobiographies de Greene 469
Nash, sa rie et ses principaux écrits. — Son respect pour la littérature. — Son Jdck Willon, roman setni-picaresque seinî- historique. — }Iéros et personnages divers; ses aventures ot sa lin. . 472
Études de Cbettie, de &liddleton et de Dekker. — Ruinan picaresque de Middieton, avec le diable pour héros. — Dekker et le Grobianisme. — Un intérieur de théâtre au temps de Shakespeare. 47C
CHAPITHE V
I. Le drame a>cl\is a la. Rknaissance. — L'Angleterre a d'abord la littérature dramatique de tout le monde. — Survivance des Mvstères et des drames pieux. — Les moralités. — Elles mènent, en Franc*, à la comédie de caractères. — Progrès en Angleterre de la comédie de mœurs et d'observation. — Moralités religieuses et politiques. — •John Baie. — Mesures de répression 481
Fêtes, masques et ballets. — May gaines et Robin llood. — F<Hes de Kenilworth et de Norwich. — Gascoigne et Churchjard.
— Masques à la cour. — Drames de cour et féeries de salons. — Le théâtre de Lyly. — La Mise en Jugement de Pdris, par Peele.
— Décors, machines et changements à vue dans les fêtes decour.
— Progrès sous Jacques 1"; Inigo Jones 486
Farces et comédies. — John Heywood. — L'Aiguitle de ta mèrt
Gurton. — Imitation de Plante. — Halph Hoister 493
Tragédies classiques. — Traductions et imitations de Sénéque.
— Pièces latines de Buchanan et de Grimald. — La JocasteAe Gascoigne. — Gorboduc de Sackvillc et Norton.— Les malheurs d' Arthur, Tancrède et Sigismonde. — Traductions ou imitations des classiques français : Daniel, la comtesse de Pembroke. Brandon.
— Drames classiques : Fulke Greville, Sir William .\lexander. . . . 'i94 L'Enseignement classique et ses eflets différents en France et en
Angleterre. — Les penseurs, les critiques autorisés, les i»oètes instruits favorisent en Angleterre l'art classique. — Leur échec. — Succès de ces théories en France et échec des indépendants : Ogier et Srhélandre. — Cause de ces différences : tendances et goûts naturels, autrement dit nature des deux peuples 497
II. TiiÉATRKs et représentations SOIS ÉI.ISAKETII. — Lcs troupes d'acteurs avant les théâtres permanents. — Représentations dans les cours d'auberge; tournées en province. — Hostilité des autorités municipales et ses conséquences : construction de théâtres hors de la juridiction du lord maire. — Les théâtres de Shureditch : le Théâtre, la Courtine, plus lard la fortune. — Les théâtres de Southv^ ark : Newington Butti, la Hose, le Globe , l'Espérance.
Pages
— Les cirques pour combats d'animaux. — Philippe Henslowe et Alleyn. — Théâtres dans l'espace intermédiaire : le Blackfriars, les théâtres privés. —Différences avec Paris et avec l'Italie. — Hôtel de Bourgogne; les théâtres de Vicence et Sabbioneta. — Surprise des voyageurs à voir le nombre et le succès des théâtres de Londres 502
Forme intérieure et extérieure des théâtres anglais. — Prix des places : parterre, galeries, places sur la scène. — La « loge des lords ». — Parterre à plein vent et scène couverte. — Ornementation et peintures 510
Le décor et les accessoires. — Aï-ras et hangings. — Peu de décors, beaucoup d!accessoires et praticables. — Accessoires-signes. — Cordes et poulies pour déesses, trônes, pendus, etc. — Rôles du charpentier et du peintre. — Ce que réclame la foule : avant tout, la clarté. — « Tbèbes » sur une porte. — Richesse des costumes; rôle du costumier. — Différences avec le continent 514
Les acteurs. — Principales troupes. — Contrats et profits des sociétaires et pensionnaires. — Rôles de femmes tenus par des garçons.
— Troupes d'enfants. — Composition des troupes; elles comprennent des clowns ou farceurs, des musiciens, danseurs, escrimeurs, équilibristes, etc. — Kemp, Tarleton, Armin, etc. — Les « trials of
wit » ; John Tay lor. — Importance des danseurs et équilibristes dans les tournées sur le continent. — Les grands tragédiens : Burbage, Field, Alleyn, etc. — Excellence de leur jeu et importance de l'art histrionique. — Sérieuses études des acteurs. — Succès et richesse. 523
Sort moins brillant des auteurs. — Les pièces, marchandise quelconque ; vente et brocantage. — Henslowe et lesauteurs. — Daborne.
— La crainte des imprimeurs. — Enorme destruction des pièces d'alors 535
Les représentations. — Le dîner « à l'ordinaire » ; le passage de la rivière, la lecture des affiches. — Le public du parterre, des loges et de la scène. — Fruits, tabac et boissons, slinhards et strumpets. — Le beau monde. — Protestations puritaines et ripostes des amateurs de théâtre. — Le Prologue. — Auditoire attentif et auditoire turbulent. — Les critiques et leurs carnets de notes. — Les soirées à la taverne : auteurs, acteurs et spectateurs s'y réunissent. — Discussions littéraires et assauts d'esprit 539
in. Les prédécesselrs immédiats de Shakespeare. — Usines et manufactures de pièces. — La demande, les goûts à satisfaire : ceux de la foule et non de la Cour. — Les goûts de la foule et la nature du peuple. — Liste des moyens infaillibles de plaire; le génie même, s'il s'en écarte, échoue. — Spectacles violents, attendrissants, surprenants, patriotiques, contemporains, grossiers, mêlés de tragique et de comique. — Reprise incessante des mêmes sujets et recours aux mêmes effets. — Mêmes rois, mêmes spectres, mêmes calembours. — Succès proportionné à l'emploi fait des moyens in-
Fagcc
faillibles déplaire. — Jonson proteste, mais transige. — Shakespeare citllive les défauts dont il s'est moqué 552
Différences grandissantes avec la France. — Simplification dans un pays, entassement dans l'autre 566
Théâtre de Kyd, Peele, Greene, Lodge, Nash et des anonymes contem|>orains. — Drames romantiques à l'italienne. — Drames pseudo-bibliques. — Meurtres et batailles : la Tragédie espagnole.
— La Batailh- de l'Alcazar. — Les Maux des Guerres civiles. Tragédies bourgeoises : Ardende Fuversham, etr. — Drames fantastiques. — Drames historiques : leur nombre et leurs succès;
ils enseignent l'histoire nationale au peuple '>67
IV. Harlowe. — Le plus grand des |)rédécesseurs de Shakes|)eare. — Sa vie, ses traductions de poHes classiques. — Mœurs, tempérament, fin misérable. — Il comprend et partage les goût» de son public. — Tnmerlun, causes de son succès. — Le vers blanc. — Le Docteur Faust; incohérences; enfantillages, beautés lyriques. — Le Juif de Malle: atrocités et complots « machiavéliques u. — Le Massacre de Paris; noircissement des noirceurs de la Saint-Barthélemi. — Edouard II : première pièce bien construite, avec déTelop]>ement suivi des caractères, dans l'histoire du théâtre anglais 574