CHAPITRE VIII
I. Ben Jonson. — Sa vie et son caractère. — Sérieuses études. — Audace, duels et défis. — Orgueil et dédain. — Jonson e t le public. — Royauté littéraire de Jonson. — Voyage en Ecosse. — Œuvres diverses. — Le déclin 765
La grande préoccupation de Jonson : l'art littéraire. — Opposition entre ses idées et celles de Shakespeare. — Règles de conduite et lois du style. — Ses jugements tranchés jusque dans ses épigrammes et œuvres moindres. — Empirisme de Jonson. — Son opinion sur la poétique et les procédés de Shakespeare et de son école 771
Guides de Jonson : son savoir, son expérience et sa raison. — Son mérite principal : le don d'observation. — Les humours. — Excellence et variété de ses portraits; faiblesse de ses données. — La couleur sombre. — L'éloquence. — Ses tableaux de mœurs; les élégants et le monde de la cour : la Fête de Cynthia. — Les grandes comédies : Epicœne, l'Alchimiste; le chef-d'œuvre de Jonson : Volpone; la manie devient caractère. — Le faux puritain : la Foire de la Saint-Barthélemi 776
Tragédies romaines : Catilina, Séjan. — Soin de la vérité historique. — Effort pour suivre les modèles antiques. — Scènes de comédie atroce '89
Masques et pièces de circonstance. — Harmonie du vers, fantaisie, fraîcheur des couleurs. — Le Berger affligé 790
II. Deux écoles dramatiques. — Nombre et fécondité des dramatur-
ges. — Leurs caractérisliqui's -. peu de génie, beaucoup de talent. — Pour toucher un public qui se blase, ils renforcent les exagérations antérieures. — La partie morte de leurs œuvres 7«J2
L'école de Shakespeare et celle de Jonson ; la première se perd dans l'extravagance; la deuxième, plus terre à terre, survivra. — La première école. — Encombrement : les doubles et triples données : Dekker, Webster, Rowley. — Aventures, surprises, magie.
— Données espagnoles. — Comédies de caractères faussées par l'abus de l'incident. — La poésie plus rare; abus de l'horrible et
de l'obscène '. 795
Meurtres et luxure : Marslon, Antonio et Mellidajn Com(e»se insaliable, etc. — La Duchesse d'Amalfi, de Webster; touches poétiques. — Cyrile Tourneur. — Dommage qu'elle se proslifudt, de Ford. — L'Acteur romain, de Massinger. — Réminiscences shakespeariennes. — Aventures romanesques et observation des mœurs. — Massinger (caractère de sir Giles Overreacb), Dekker,
Day , Thomas Heywood • 798
Beaumont et Flelcher. — Leur renommée éclipse celle de Shakes|)eare. — Leurs grandes qualités et leurs répugnanis défauts.
— Ils écrivent en précurseurs des poètes de la Restauration. — Scepticisme et immoralité. — Leurs effets voulus. — Recherche de contrastes absolus. — La Dcryère fidèle, le Lieutenant fantaisiste. — Folies lubriques et sanguinaires de leurs héros pseudohistoriques : Thierry et /héadoret; Aoiu/uca. — Abaissement du goût et avilissement des procédés 812
111. La vérité iiistoriqvf. kt l'ohsehvatioh dks m(»:urs contempo- KMNBS. — L'école empirique se recrute des adeptes même dans l'autre catDp. — Concessions lu'ce&sa ires aux goûts du jour. — Recherche de l'exactitude dans les drames historiques : l'erkin W'arbeck, de Ford; le Duc de Biron, et autres drames de Chapman : vérité
des faits et observation des caractères 821
La comédie et le don d'observation. — Pièces fantaisistes, et comédies de mœurs. — Tragédies bourgeoises et tableaux de la vie anglaise contemporaine : Eastward Hoe. de Chapman, Marston et Jonson. — Le ton bienveillant. — Tous To(/uës, et autres comédies de Chapman. — Silhouettes cl portraits : l'ambassadeur improvisé; le vrai et le faux timide. — The malcontent, de Marston. — Les drames de Middlelon; son chef-d'œuvre : The Changeling, observation des caractères et puissance psychologique : rôle de
De Florès 827
Les continuateurs; répétition des moyens et usure des outils : Brome, Randolph, Cartwrighl, Marmion, Glaptborne, Nabbes. — James Shirley; ses drames sombres. —Ses comédies; The Lady of l'ieasure. — Shirley continue Jonson et annonce Goldsmilh 836