‹ Histoire littéraire du peuple anglaisChapitre 3 sur 290 · Cod. ccrciii. Arin. F. ZZ. 2, Th. V · texte numérisé non relu

Cod. ccrciii. Arin. F. ZZ. 2, Th. V

1. Indes autheniicus lihrorum a card. Betsm ,>,nv lin l'uhiica- I enetiarum donn datorum, An. i ifi8. D.'bale par lépitre au doge (lettres ornées et tri-s betu titre encadré en couleurs^

LA RENAISSANCE EN EUROPE. la

le cardinal ', et d'autres trésors. La renommée de la « Marcienne » se répandit promptement ; les princes et les prélats amis des lettres, François P' et Wolsey, envoyèrent copier ses meilleurs textes, et le Florentin Aide Manuce établit ses presses à Venise pour être à proximité des livres de Bessarion.

Les idées chrétiennes et païennes se mêlent, la notion du sacrilège s'atténue ; des lettrés appellent la messe : « sacra Deorum ~ » ; Pulci dédie son deuxième chant au « souverain Jupiter crucifié pour nous ^ » ; Michel- Ange peint à la Sixtine un Christ qui semble lancer la foudre, et Bessarion lui-même console les fils de Gémiste Pléthon en leur disant que leur père « est remonté au ciel pour célébrer dans la lumière, par des chœurs de danse, avec les dieux olympiens, le mystique lacchos (Bacchus), juste récompense de l'homme le plus sage que la Grèce eût produit après Aristote et Platon* ». Sigismond Malatesta rapporte de Morée les cendres du môme Pléthon et les place sous une arche du « temple des Malatesta », à Bimini, vieille église gothique, transformée par lui en un temple de marbre blanc, à l'antique, et consacré à sa propre gloire, à la

1. Rhetoricorum libri II f, 1471. L'écroulement du campanile et l'examen de la stabilité des monuments de Venise qui en a été la conséquence a occasionné une nouvelle migration des livres de la Marcienne (1902).

Page 1