‹ Histoire littéraire du peuple anglaisChapitre 45 sur 290 · Miscellaneous loritings; Parker Society, 1846, p · texte numérisé non relu

Miscellaneous loritings; Parker Society, 1846, p

3. Voir sa lettre à Heari VIII, 12 mai 1533, et sa lettre à Cromwell du 17,

ouvre une enquête sur le mariage secret du roi avec Anne Boleyn et reconnaît que ce mariag-e est valide; il se pâme d'aise au couronnement; les trompettes font, à son avis, une musique « plus mélodieuse qu'aucune entendue de mémoire d'homme » ; les canons même tonnent si fort «< qu'on n'a jamais ouï rien de pareil depuis longtemps' ».

Trois ans après, Anne est en prison et Cranmer est chargé de constater que le mariage ne valait rien ; il le constate ; à son tour la petite princesse Elisabeth n'est plus qu'une bâtarde; et non seulement on ne sera plus condamné à mort pour être de cet avis, mais même ceux qui auraient une opinion différente seront décapités^'. 11 célèbre en personne le mariage avec Anne de Clèves et, six mois plus tard, reconnaît que ce mariage non plus ne vaut rien. 11 visite Catherine Howard prisonnière, lui transmet des promesses de grâce qu'il sait menteuses et lui arrache ainsi les aveux dont le maître a besoin. « C'est tout ce que j'ai pu obtenir... c'est moins que je ne pensais... mais je crois que cela

recommandant A celui-ci de ne rien dire de la procédure suivie, crainte que Catherine, « by lier friends or counsel hearing of this bruit », ne se décide à comparaître et à se dérendre, ce qui mettrait l'archevêque dans le plus grand embarras : « I should be thereby greatly slayed and let in tbe process u. /ftid., p. 242.

1. Lettre à Ilawkins; £llis. Original Letiers, t" série, t. I, p. 39.

2. 28 lien. VIII, cb. vu, 1536. L'acte de 1533 punissait de mort, sans privilège de sanctuaire, ceux qui auraient contesté la validité du mariace avec Anne Itoleyn; cet acte devait durer n à jamais » (ever lieroafler); il dura trois ans; le statut de 1536 déclare que « certeyne just, Irue and lawfuU impedymentes » ont été, depuis, constatés et montrent (|ue ce mariage « was never good nor consonante to the lawes, but ulterly voydc and of none effecte ». Le roi, n of bis most bountifull roercy », fait mettre en liberté les prisonniers qui attendaient jugement pour avoir contesté les titres à la couronne de n thc lady Ëlizabeth, tbe Kyngis doughter iliegitimate ». La |>eine de mort est réservée maintenant à ceux qui reconnaîtraient les titres susdits. Cet acte est également perpétuel; toutes lois contraires votées par la suite sont déclarées nulles d'avance. Le roi gardera c«pcndant le |K)uvoir de faire et décider en cette matière tout ce qu'il voudra et de léguer l'Angleterre à qui bon lui semblera.

pourra suffire^ ». A chaque catastrophe, il se déclare « stupéfait », mais passe outre. Chute d'Anne : (( Mon esprit est stupéfait, car je n'ai jamais eu meilleure opinion d'aucune femme, et cela me ferait croire qu'elle ne serait pas coupable. Mais, d'autre part, Votre Altesse ne serait pas allée si loin si la reine n'était pas sûrement coupable ». Chute de Cromwell : « Je suis triste et stupéfait » ; je ne peux croire à son crime, mais enfin, « si c'est un traître, je regrette de l'avoir jamais aimé et je suis bien content que sa trahison soit découverte 2 ». Le roi, tout séparé qu'il fût de Rome, tenant toujours pour le dogme catholique, le neveu d'Osiander envoie, sans sourciller, au bûcher, John Lambert qui doutait de l'Eucharistie, aussi bien que frère Forest qui rejetait la suprématie royale.

Ses tendances personnelles sont en faveur de la Réforme ; il la seconde autant que pouvait faire un tel homme servant un tel maître, et qui ne craignait pas d'écrire au roi, sur les questions fondamentales de la foi : « Telles sont mes opinions quant à présent, mais je n'ai pas la témérité de les • arrêter définitivement; je les soumets entièrement au jugement de Votre Majesté '■' ». C'était bien l'archevêque qu'il fallait à Henri VIIL Cranmer se soumet aux Six Articles sans y croire et les remplace par d'autres aussitôt le roi mort; il prescrit la lecture de la Bible en anglais et l'interdit dès que le roi le désire ; prêtre marié, il applique aux autres prêtres la loi sur le célibat; il ne croit pas à la transsubstantiation et envoie au bûcher Fryth qui pensait comme lui. Sa vie s'achève comme elle avait commencé. Sous

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