‹ Histoire littéraire du peuple anglaisChapitre 54 sur 290 · Sermons, éd. Arber, 1895, p · texte numérisé non relu

Sermons, éd. Arber, 1895, p

royaume « est empoisonné de plus de voleurs que la moitié de toute l'Europe ; un homme qui a vingt livres dans sa poche ne peut voyager sans danger par les routes, même si vingt hommes raccompagnent, comme on l'a vu tout récemment • ».

L'événement prouva combien la Réforme avait encore peu de racines. Les conseillers d'Kdouard VI, profitant de sa dernière maladie, lui avaient fait léguer la couronne, contrairement au testament de son père, à la jeune Jeanne Grey, de religion protestante -. Marie avait peu de chose pour elle; elle avait vécu à l'écart, sans contact avec ses futurs sujets; son apparence, son visage affreux n'étaient pas faits pour disposer en sa faveur; de mère espagnole, elle n'était qu'à moitié anglaise. Mais elle représentait l'ancienne religion; on attendait d'elle, ordre, droiture, régulaxité, sincérité, ce à quoi, d'ordinaire, les masses aspirent. La réaction fut subite et immense. Ix peuple acclama la nouvelle reine; Jeanne Grey, Northumberland, Cranmcr furent emportés dans la tempête; les feux de joie s'allumèrent 3; les églises se rouvrirent d'elles-mêmes au culte pour lequel elles avaient été fondées, les missels reparurent comme par enchantement. De nouveau et pour un instant.

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