‹ Histoire littéraire du peuple anglaisChapitre 67 sur 290 · Ilinerarium, Nuremberg, 1612, i», p · texte numérisé non relu

Ilinerarium, Nuremberg, 1612, i», p

2. Halph Fitch, England's pioneer tn Intlia, par Horion Rjiey, Londres, 1896, 8°, illustré. Fitch et ses com|>agnon8 partirent en 1583: le récit original de leur To>age est dans Hakiuyl et, en partie, dans Arber, Knglisft Garnir, t. III. L' « Basl India rompany » recul sa charte en 1600. Un de ses plus utiles collaborateurs des premiers temps fut sir Thomas Koe, précédemment explorateur de l'Amazone, qui séjourna aux Indes de 1615 à 1618; son journal a été souvent imprimé, en premier lieu par Purrhas et en dernier par W. Poster {Hakhiyt Society.) Les longs voyages d'Anthony Jenkinson en Moscovie et Asie centrale, du temps de Marie et d'Elisabeth, secondèrent beaucoup le commerce anglais dans ces régions (récit dans Hakiuyl). Cf. iiifra, p. 259.

leurs yeux un caractère sacré. Le même reproche d'avidité leur est fait par gens de toute nationalité et dans les mers les plus diverses, à Venise, à Constantin ople, à Cadix, à Elseneur '. Ils n'en ont cure; leurs poètes même, et non pas seulement leurs banquiers, expriment, sans ambages, le sentiment de tout le monde autour d'eux : l'or a quelque chose de noble et de bienfaisant; c'est un aiguillon d'honneur. « Il n'y a pas deux pays, dit Barnfield, où l'or soit moins estimé qu'aux Indes [occidentales] et plus qu'en Angleterre : la raison est que les Indiens sont barbares, et notre nation est civilisée^ ». — « 0 Clio, s'écrie Chapman, muse de l'honneur, chante par ma voix... Je chante les richesses, les conquêtes et la gloire » ; grâce à l'or, toutes les perfections vont refleurir en Angleterre; quand tous seront riches, tous seront vertueux; « nous irons de l'avant, je le prophétise : l'or est dans nos destinées ^ »! — « Honte à vous, dit Spenser, gens qui vous croyez forts et vaillants... et qui hésitez à conquérir le pays de l'or^ ».

Les expéditions lointaines se multiplient. On en avait accompli déjà quelques-unes sous les Plantagenets et elles avaient paru fort audacieuses; on en avait entrepris sous les premiers Tudors, qui avaient fait oublier les premières; celles de maintenant éclipsent toutes les autres. Il se pro-

1. Scaramelli au doge, Londres, 20 mars 1603 (exposé des motifs d'animosité des Allemands, Danois, Flamands, Français, Espagnols, Vénitiens, etc.), Calendar of State papers... in... Venice, t. IX, n» 1160. Voir aussi Nani au doge, Constantinople, 21 janvier 1601, iOid,, p. 443.

Page 1