Sung to the wheele and sung unto the payle
Hall, satires, IV-6. Dès qu'il en est là, le « drunken-rhymer », dans son orgueil, ne se peut plus contenir :
He sends fortlie tliraves of ballads le the sale.
ménestrel aveugle, pour un sou aux noces, aux fêtes, à Noël, aux jours de ripaille * ; — <( par le savetier à ses savates», grondait Chapnian. Les textes, imprimés en vieilles lettres gothiques se vendaient, en fouilles volantes, et les paysans les collaient aux niui-s do ioui-s chaumières. On pense si la destruction fut immense ; mais on aura idée de ce que dut en être le nombre quand on saura qu'il nous en reste sept ou huit mille dos soiziènio et dix-soptième siècles. « Beaucoup les méprisent », disait le savant Selden, un des plus anciens collectionneurs de ces feuilles légères, « mais elles peuvent servir à discerner le sens du vent ; en jetant une paille dans l'air, vous saurez d'où il souftle, et vous ne le sauriez pas on jetant une pierre. Dos écrits plus pesants ne vous révéleront pas aussi hion l'aspect d'une époque qUe les ballades et les pamphlets^».
Peines de savants, peines de Sidney perdues. Les poètes du temps, maîtres do leur art, no voyaient qu'humiliation dans le rapprochement. « Le «lovoir d'un poète, di-
1 . Témoignage caractéristique de Puttenliatn dans son Arte of Knglish Poesir, 158'.) : le vrai poète laissera aux chansonniers popuIain;!> les sonorités redoublées, les vers rimant à leur lin et aussi dans leur milieu, lesquels « too much anoy and as it were glut the eare, uniesse it be in small and popular musickes, song by thèse cantnbatK/ui upon l>enches and barrels heads ubere tbey have none other audience then l>oysor countrey fellowes tbat passe by them in the streete, or else by blindharpers orsuch like taverne minstrels tbat givea fit mirth for a groat and tbeir mattors being for the most part stories of old time, as tbe taie oî sir T/iopas, tbe reportes of Beris of Soulliamplon, Guy of Warwicke, Adam liell, and Clijm of the Clouyh. and surb other old romances or bistoricall rimes, roade purposcly for thr récréation ofthe coinmon people at christmasse dinner.s and brideales, and in tavernes and alehouses M. Le nuMne genre de vers convient encore pour les chansons qu'on met, dans les pièces, sur les lèvres des clowns et des bouffons (éd. Arber, p. 96) ; témoignage confirmé par Stubbes qui décrit les vagabondages, à travers tout le pays, des chanteurs de ballades, bienvenus partout, au grand regret de l'auteur de X'Anatomie of Abuses (éd. Furnivall, 1, p. 171). A -eur groupe appartient l'immortel Autolycus de Shakespeare. Voir encore la jolie caricature du faiseur de ballades : A Pot Poet, jwr Earle, dans ilicro-Cosmograpliie, 1628. Sur Earle et sur la descendance de ces poètes, voir iufra, \k 870