SUR THEOPHILE FOLENGO. XXIII
M. du Roure, dans son Analeclabîblîon (Paris, 1838, 2 vol. in-8), donne, t. I, pag. 265, une analyse, chant par chant, des vingt-cinq fantaisies (phantasiœ) qui forment l'histoire des exploits de Baldus. Quelques-uns des passages cités dans le cours de ce travail sont traduits en vers français d'une façon élégante.
M. 0. Delepierre a consacré une notice assez étendue à Folengo, dans le curieux et savant volume qu'il a publié en 1852, sous le titre de Macaronéana (pag. 85-110) ; il passe en revue les principaux écrivains qui ont parlé de notre poëte, et il transcrit, pag. 235 et suiv., deux passages empruntés, l'un au seizième, l'autre au vingt-cinquième livre.
Genthe a réimprimé en entier, pag. 208-250, le premier et le vingt-cinquième chant de Merlin Goccaie ; il y a joint, pag 250- 284, les trois livres de la Moschea,
Nous n'avons jamais eu l'idée de réimprimer le texte de la Macaronea ; c'est un plaisir qu'il faut laisser à quelque Italien instruit.
Les erreurs commises au sujet de Folengo et de ses écrits sont nombreuses, et très-souvent elles ont été reproduites de livres en livres sans examen et avec addition de méprises nouvelles. Citonsen quelques exemples :
Watt, dans sa Bi'bliotheca britannica, prend Folengo et Merlin Goccaie pour deux auteurs différents
Brucker, dans son Historia philosophies, rencontrant sous sa plume le nom de Folengo, prétend que cette lepidissima satyra est le premier ouvrage écrit en style macaronique.
Goupé, dans ses Soirées littéraires, t. VII, p. 112, range Merlin Goccaie parmi les mauvais ouvrages français.
Sismonde de Sismondi, dans son Histoire de la littérature du midi de l' Europe, après avoir répété l'erreur de Brucker, ajoute : « On ne saurait dire si les poésies de Folengo sont italiennes ou latines. » '
Freytag, dans ses Analecta, range VOrlandino parmi les ou* vrages composés en style macaronique.
Moreri, dans l'article qu'il a consacré à Folengo, tombe déci. démont dans la niaiserie, il s'exprime en ces termes : « Get autour s'abandonne aux saillies les plus bizarres, sans respect pour la langue latine. Gomme il était Italien, son style macaronique n'est pas comme chez nous du français, j»
Sallengre, dans ses Mémoires de littérature, t. Ij pag. 139, signale l'édition de 1521 comme la première.
Du reste, la poésie macaronique semble avoir porté malheur à bien des bibliographes et à bien des écrivains qui se sont occupés do l'histoire littéraire ; nous nous bornerons à signaler un soul exemple, celui d'un autour qui n'est point d'ailleurs sans mérite, Thomas llurtvvcll llornc, lequel, dans son Introduction to the