SUR THEOPHILE FOLENGO. XLI
pins qu'il ne s'en trouve dans le texte habituel de Molière; il a fait connaître cette heureuse découverte, dans un article publié dans la Revue des Deux Mondes il^r juillet 1846), et il a cru devoir retrancher un passage ; mais M. Delepierre, Macaroncana, p. 271-283. a reproduit la pièce en son entier d'après l'exemplaire du Musée britannique.
Des passages en latin macaronique se trouvent dans les Epistolee obscurorum virorum, généralement attribuées à Ulrich do Hulten, pamphlet qui fut aussi terrible pour les théologiens scolasliques du commencement du seizième siècle que les Provinciales furent funestes aux Jésuites i.
Mentionnons la principale production macaronique qu'a produite l'Allemagne :
Floia cortum versicale de Flois, swartibus illis deiriculis, quœ Minschos fers omnes, mannos, Weibras, jungfras, etc., behuppere et spitzibus suis snafïlis steckere et bitere soient, aulore Griphaldo Knickkanackio ex Flolandia, 1593, et souvent réimprimée-. Une édition de 1823, in-l2, 56 pages, est accompagnée d'un commentarius perpetuus in quo, ut in omnibus hujusmodi commentariis, auctoribus grsecis vel latinis additis, fieri soict, difUciliora, ad exercendum lectoris :<agacitatem, haud explicala reperiuntur.
On peut citer de petits écrits en vers sur les amusements des étudiants {de Lustitudin<i studentica), sur les mérites du fromage [de Casei laudibus), etc.
Ces plaisanteries germaniques un peu lourdes, trop prolongées et incompréhensibles pour les personnes qui ne connaissent pas la langue allemande, ont été réimprimées dans divers recueils, tels que lesFacetiœ facetiarum, les Nugœ vénales, VArs bibendi et VArs jocandi, dus à Obsopaeus et à Delius, etc.
Voici du reste deux échantillons de ce genre d'écrits ; le premier passage est emprunté à la Floia.
An^la iloosque canam, qui \vas5unt pulvere s\Yarto, Ex watroque simul stoitenti, et blaside dicko, Multipedcs deiri, qui possunt huppcre longe Non aliter, quainsi floglos natura dedisset, mis suut equidem, sunt inquani, corpora iileina...
< Nous n'avoQs pas ici à nous occuper de cette production remarquable ; nous renverrons ceux qui seraient curieux de l'apprécier aux notices de MM. Du Itoure (Analecla biblion, t. I, p. 287-312; et de Reiffenberg [Dictionnaire de la Conversation). Deux revues anglaises lui ont consacre de bons articles. (Voir le Rétrospective Revicw, t. V, p. 56-70, et VEdinburgh Reriew, mars 1S3I.1
» M. Delepierre eu a transcrit quelques passages (p. 315-319). Consulter aussi Genihe, p. 323.