‹ Histoire maritime de FranceChapitre 15 sur 19 · UL 'H · texte numérisé non relu

UL 'H

m NOTES

armées de terre et sortoot de âoldaU à pied da Mapt de François 1*' , et qu'on

appelle atijourd'hui escouade, ce terme est devenu propre de la milice de m'^r On appelle escadre no délachemenl on uoe division de vaisseaux. Le chef d'escadre est Tofficier qui la oommaiide. Sons te règne «te Louis Xill, on donoail ce nom de chef d'escadre au cotnmandant gênerai de l'arinée navale, quand il D*ébût point amiral. Il y avait, en 1647, qualro cIk d n'^miîre, dont les R^ca'lrcs porlaicnl chacune le nom d'une province : celle de Brelaguc, que CiiiuiBandait M. de Laiinay-Ratilly ; celledeI4ormandie,coinB)abUee (tarM.de Monligoy ; celle do Gaieooe, [ur M. deMé; eèlfe de Provence, par te cbevalier de Gamier. Lonie XIV, celle nQneaoïiée 4647, créa un chef d'escailro de Catalogne, qui fui M. de Monlade, cl un chef d'escadiV de Dunkerque, qui fui M. Duritic^ni^ l'ar !n suilc, le nom! rr des chefo d'escadreoe fut point fiie. > {Ihstoin de La vnUce française^ par le P. Daniel.)

(•) jOd a que c'était Richelieu qui avait créé la charge de lieutenant généial dfs armées navales. Daii>' If" prinri|)0, co titre n'étail donné' qu'à l'amiral on ao comniandaul en chef d une UoUe, de même qu on ne le donnait autrefois dans la milice de terre qu'aux marédianx de France ou à ceux qui commandaient en chef l'armée , par la raison qoe le roi étant général né de lonle» aœ armées, tant de mer quo <\<^ Icrrr, qui qtm rf «oit qni !r-^ commandait, n'f^tnit qnr ^"'1 li' iit'^nint. • C'est srnli'dirnl , 4ljl Ic P. Daniel, dans le réglemenl de i6i7, durant la minorité de Luujs 4IY, que I on trouve un lieutenant gênerai sous le commandant en chef de tâ ftetie; c'était le grand-prienr des Gouttes pour la marine, et le doc de Richelieii pour lee galères ; M. de Martel fut fail lieutenant général en 1656, et M. Duqoesno en 1667. Depuis, on a fmt dp^ crt^lions de plusieurN Ifeideuants généraux des armées de mer. C est un nouvoaa grade, où 1 on moule après avoir passé par célm dochef d*e90tiro> » Auparavant, le P. DaflUsiaotildit: « Aprèe leBvioe>amiiittx« te plofl Imot grade dOM te mHioe de la marine est celui de lieutenant général ; oor nous n'avons point de contre -aviirai en Ptanc9 en tUrt '/ f 'ffrf C'est un© qualité qu'on donne ao i»ln^ nnrieu des chefs d escadre dans un armement considérable oà des utUci«rs généraux :»uul employés. AIimts ce chef d'escadre porte le titre de ooqtrMDtral, d actoro te pavitton de «ooln-aaidral, qtl est Manc. de figaro eairéa, et se met au mit d artimon. Le lieutenant général est 1e troisième des ofliciers mUh taires de la marine. Cette charge, eu égard an raag ot au commaodMwat qn'etto donne, est de l'institution de Louis le'Grand. •

€II4P1VRS UU

(1) Ce récit est i l lui de Dom Devienne et de la plupart de cenx qui ont écrit sar les événements de Roi ii unx. Ij'histoinr t i'ritable de font qm n'mi fait m Cui^nne peiuiant ta gnerre dts Bordeaux peint sous d'autres traits la condnite de la princesse qui, selon cet écrit, n'aurait vaincu quu par ses larmes et anraii montré deé égards pour le paHemenl.

(9) Rteueti de jnitte$rekuiwa auœ évétumenU dê iiordeawK. BibiioUtequc Mazarine, sous lesn»* 171,651 , in-4'.

(Sj Mémo HécueH de pièces»

ET PIÈCES JUSTIPIGATrVES. 483

(4) Lo bânédieUii Dom Devienne se Irouvail dans on i;rancl ombarras. D une pari aOD OIIVMge cUàtl fail par souâcripliou el il ne lui fallait (us LJcs:>er >cs souscriplcuv qui ap|)arttMi:iicnt en grandi^ parti»^ à dos familksqui avaient joue un rôle dans les troubles <|o Bordeaux ; il lui lallail lluUer la ville môme en général; il lui imporlail •QfSi de ne pas blesser les .sympathies du parlement ; d'autre part, il fallait ne pas froisser le gouvemear de la provînoo, qui était aussi de ses soascripCears, et il lai était iroiinssibln do combnltrp, dans s )n livre, le principe de l'aulorilé, du gouverneraenl ruy;il. il se lira de ce mauvais pas par un compromis et des revir^menls soudams d apprêt laliuns. l.cs princes avaient bien fait d'être mécontents ; le parle* ment avait bien fait de défendre les privilèges de la province, les \mm bow^mt avaient bien fait de s'unir aux princes et au parlement ; mais aussi le gouvernement royal n'avait pas moins bien fait le se (léfeiidre et <!p reprimer la révolle. Il ii est que l'Ormée et les Ormisles qui ne irouvenl m admiration lu grâce devant le révérend père ; prinoes lisnrgés, parleoMot •( frent iottr^soîs ne sont battus par lai que sor In dos des Ormisles parmi les héritiers desquels il eiit prcrfnble qu'il complail peu de souscripleiirs à son Histoin' / • nnnU-aux. Les documents cités par Dom Devienne, ÈvénemenU de Bordeaux. Mémoires de Lenti, liMoire de la ijuerre de Cruteftfie, par BaltiMzar» Journal de Ftlhot^ etc., etc., sont indispensables à cui)»uUer «Hicdanent ni l'on vaol apprécier les choses par toi-BéBeé

{$) Quelques rccilà placent celle affaire au mois de sept(»nbrc iOiia, et font honneur aux Anglais d*»» certaine gcnérçsUé. Selon ces récita, les Anglais cnlboualeamée à la fin «ax^mônes de I hérojsme de VaUielle, déployèrent des signes de

paix, renoncèrent an salut, delacbèrcnt un de leurs canots vers Valbelle, cl lui Orcnl savoir qu lis le menaient a sa disposition pour se retirer en France avec ceux des siens qui avaient survécu. Celte version, que nous avioni» préceUemiueul suivie iuule d'en connatlrealors une antre, amène le canot de Valbelle à Marseille et nonàToulon. Laversion que nous venons de donner est, en partie du moins, celle dcd'Uamecourl.

Noiis avons con-u!lé. en outre, pour ce qui est plus particulièrement relatif à ValliK^Ue dotts le cours de cet ouvrage: Dossier Valbelle, aux archives de la marin»; Hisioin deta principaU ncMeu» de Provence, Aix, m.occxix. I vol.in-i*; — Bntoire générale de Provence, par Papon. m.dcc.lxxxvi» 4 vol. in-i» ; celle histoire défigure tous les événements qui ont rapport à îa marine ; aussi nel'avonsiious consultée qu'en ce qui a iapix)rl à la famille de Valbelte ; elle va plus loin que les Hiftuircs de Provence de Gaufriili M 'de BoBCbe; — Mémoires dé Saint- Hiinon;

DicUonnain historique de Uoreri ; — Les hommee Ulustres de la marine /nwr<ii>e, leurs enUoÊê «iémor«W«s et leurs portraUt, par 6iainco«rt. i vol. it'l*. Paris, mO.

La Uwgraf^e mniverselle ue uouMU;ie pas une ligne aui ViiiU'iic, quoiqu il y ait en dans cette funille plasieori ponoooaite» loUéigm d'Aine rappelés, outre lo

chef d'escadre, entre antres Honoré de Vall)ellc, au.^si célèlirc comme historien que comme (.'uerrier . qui a laisse, sur les {guerres du rè.^^nc de FraQ|^is l". d s ]f uinires Ifès-curieux; Antuine de Vaibeiie. qui^a mm iai^se des Mèntm^f» à^iUii Ua'l aujc troubles de Marseille; et Cosme II de Valbelle. dit Valbelle l'ancien, père dmibnf d'eecadit.

L'onvrasc de Grtiiico'îrt n ui), a ete iilile »*ft ee (pii roocerue Valbelle Mais il nous a Hé impossible de nous procurer m aiauiic ùei liUiUolhcijttiiB dei*«ns les Mcvioire» imprimes dn obefdo&eadre VaUMUi(, desqatds il bil mmio», A^iià Hii^mlions, nous pendmnt à cwise ^'U y crnar, on mSm» loi JléaMiiavs. d'Antoine de Valbelle.

NOTES

Les recherches de M. Richat ii, employé à la Bibliothi^qur nationale out fourni à M. Ku;;(Mie Sue des Icllrej» de Valbelle qui »onl du plus grand intérêt, mais qui matheoKaseineiit perdeal d» leur ioportaiiM dut le fàtru romiiMiqao m h aaiiiie oft on les a jcléeft an bâtard.

CBAPITftB IT.

f1) nescriptwn du détroit etdêlaMê d^Bviu»» dam VOitoin é§ VÀmiriqtie upientrionale^ par La Potberie.

(9) RêhÊiem ém mdMtêmiiqin» dé la Compagni* dé Jé$us à ta NotmlU'France. — > HigteiTÉ dé l'Av%énqw ééfUnlbrimiah, pu de Baoqueville de La Mlierie. — JK«-

toire de la S^mivettp-France. par Cbarlevoix. — Becneit des voijages au nord, 40 vol. in 12. Amsterdam, noce, xxxit. — Dictionnaire d Kxpillv, au aïol Coin/Mgiitr. — Préface et commentaires de Valiu sur l'ordonnance de 1681.

(S) Ré0UêU dé ^oénvona^éi «n Afriqué ét «• Amériquét wnimumi ivIoMm dt

la Guyane et de c - qu'on y peut faire. Paris, 167V, iti-i". — Relation du voyage de M. de Bretigny en l'Amérique occidentale, par Buyer, sieur du Pelil-Puy, iD-8*, l^ris, 1664 {uuus avons eu »ous les yeux uœ relation manuiicrile qui doit être la même que eelle-ch. — Ibialûm d» P. Bkt ét dé /«on dé f^on» dnwd'Aigremont, sur l'expéditien dé Royville. — Notice sur la Guyane, puUiéeper ordre du iiiiiii^ tre de la marino — \otice héttoriquê éur ta Guf/aoé francaUé, parlLfl. lernaai-Compaus. Paris, ië43.

(J) Voir note 9 du chapitre 1** da présent volaiM^

(ft) MèiiM» docuffiCAls que ceux déjà ctlée daos la note 40 du chapitre 1" do ce volume.

CHAVltRB y, .

(t) Sous lp no 1976, S. F , !a Bibliothèque nationale po««èdP un manuscrit Irès-

CUneUX , lOiltuié: NAauATJO.N m la campagne ou vov\ok pk mi n;*!: DR JEAN ■OUftNfcDF, PAAISIKrt, BM LEUANT, CONTfitt LES TUBCS . âUUfiâ LB CUMMAIiDBMaKT

atr CBauALiiaa v*uaL, pana an L'anNia 1660, ete. Qooiqoe oe aoit l'œuvre injuste et passionnée d'un homme très peu marin et très

peu pi)f>rrior (le i^a nature , qui s'était imaginé que l'on pouvait «^orvir en amateur tous les ordres d ua apilaioe tel que Vall)eile, oous allons en donner quelques extraits.

« L'an 1660. je m'embarquai à Marseille dans la wisseau corsaire la Viergé dn chevalier Valbelle. Nous eie^lâmes en haute mer pour aller ii Barbarie; mais nous n'eliuns pas encore a deux, milles d Alicaole, que nous fimes la reocootre de sepl vaisseaux turcs d'Alger. Nous lenr donnâmes chasse à pleine voile pour tâoher d'en piendre qnelqt'wi, cnfnul qw c'étaient des navifes iiarchiwii. Sîldtque ikm? lot

ET PIÈCES JUSTIFICATIVES

eûmes approchés d'environ la portée du caooa. nous cunnùme:* que c'élaioni des vtisseaax de goerra et qu'ils ooo» voolaieot livrer bataille. Noas leur donntnies la première attaque ea leur tirant trente^deux volées de canon avec notre décharge de mo(i«i]i)(>ta(lf"; . qui fu( pour !f premier s^hit. Incoiilnu^iil afm^-^, voilà ''amir;il qui â approcbe loul contre mm et nous repoixi co même langage de cin(|uai)le (xiup^ de canoa aveeunsi ioato décharge de sa mousqueierie. Les six autres vaisseaux ensuite e& firent tout de même parce qu'ils nous l»ttaienl tous en retraite. An reste, qui n'a vu cela ne petit concevoir la moindre pensée de la furie avec Irnfuelle ils étaient acharnés contre nous. Il semblait que l enfer fût ouvert par le foudroiement des canons de part et d'autre. Us vinrent jusqu à Iroi:» fois nous appnKher tout burd a bord à deeseio de mas jeter lee erampoos de fèr pour eaoler dans notre vaiesean. Nous les re|)0us5âmes vigoureusement el fîmes couler un de leurs vaisseaux à fond, et deux antrps, particulièrt mciU le vice-amiral, furent fort maltraités. Enfin, ils furent coniraiuls, comme, la nuii r approchait, de nous quitter. Notre capitaine fol iDé fresque lool des premiers par one mousqnelade. Ce n'était pas te dievalier de Valbelle, parce qa1i était demeuré à Marseille en attendant l'arrivée du roi dans la ville: mais bien uo nommé M. de Saint-Germain, de Nice, qni svaii .ii!<;si part à l'armement. Nous primes quelques jours après uo oavire grec qui portait des marchandises pour leconpie des Twm, et noualedtrigeftmes «or ViHe-Fraoche. Noat rançonnâmes ensalli nn autre vaisieav cbargé de blé. Le chevalier de Valbelle éUnt vofîii fif Mar«piHe prendre !e rnmmnn'fempnt fit vendre loul ce qu'il y avait dans le premier vaisseau et en lira vingt mille ecus environ. Nous reprîmes avec lui la roule de Barbarie, et à la fin nous entrâmes daos le golfe de la Guulette, et nous essayâmes de surprendre quelque» vaitienni dans le port de Tunis, pendant la nuit, en eoupant les câbles de leur? ancres pour !es amener à nous. Nous fômes t>4)nlrainls d'en sortir sans résultat, el nous demeurâmes buil jours à croi-^er a 1 embouchure du golfe. Ne decouvraul pas de voile, uuuà luuruàmes pour aller. a Malle, tout exprès pour y eipninier notre vaisteau. On refusa rentrée du port au chevalier de Valbelle. Nous cinglâmes pour Trapani en Sicile , où l'on ne voulait pas davantage nous rerevoir parce que l'on appréhendait que, comme nous venions des cAles (!eTî;ir!j;irie, nous a'eossious apporté uo mal contagieux. Ëotin, après huit jours de quarantaine, on nous permit l'entrée du port de Trapnni. Nous avions avec noim vaisseau In Vkrge, la frégate la Levnttê, de laquelle je ne vous ai point parlée parce qn'eile servit si peu que c'e^sl romme si elle n nvail pas éle là

■ Nous arrivâmes devant la ville d Alexandrie, et nous commençâmes à découvrir dis vaiescnni suns la proue du nôtre. Au lever du jour, nous déployâmes toutes les voiles de noire nnvfre pour donner chasse à cette petite flotte, après avoir reconnu que c'était une caravane de Turcs qui venaient de Constaotinople à Alexandrie Kn uo rien de temps, nous nous trouvâmes au milieu de tous ces vaisseaux dont l'amiral avait déjà mis sa bandiire rouge à la poupe avec les pavillons et les flammes au grand mit, pour marque de combat» ainsi que nous avions fait avant lui. Ce IM celui-là que noas attaquâmes le premier comme le plus fort de tons. Après avoir combattu trois heures, nous nous approchâmes de l'amiral pour 1 acciocber, ce que nous limes en jetant les crampons de fer avec les chaînes, pour s« Métisser l'un fattire. D*abord nous sautftoMS dans leur bord environ cînquanle bomuMs bien armés, Inns le pistolet d'une main et l'épée de l'autre avec des haches d'armes pendues à nos ceintures qui étaient faites de trois brasses rte meselies; el on se chamailla de cette sorte encore plus d'une demi-beurc auparavant que de les faire rendre. Cepeudanl tous les mires vaiesnati voyant leur amiral pris, ils eurent le cmur saisi dn cmînle , et Ibiient tous de peur qu'il leur en nrtivfil nnlaat. Bt comme

NOTES

nous ne pouvions pas courre sus, que non> n'en eu?«ion^ totil à fait fini avec l'amilal, force nouî fui de l<'? laisser aller, loutefois avec i inlenlion de les poursuivre aprè>. Les Turcs étant conirainU de nous demander quarlicr, nous daics cesser ta bîmclierieel descendîmes enlrecleas ponts où non» trouvâmes quinze ft seize èsdaves cliréiiena, tous enchaînés, à plusieurs desquoi - < n avait coupé les bras et le:» jamt)es. A celte vue, nous nous rejetâmes à corps perdu sur leurs bourreaux, qui furent pa---és au fil de l'épée, et nous rotmes les autres Turcs aux fer:$. C étaient pour la plupart f(es Janfesnlret qui porlaienl de grandes richesses dtns leur ceinture. On en tira Beaucoup de diiimants, de pierreries et d'objets de prix. L'amiral avait été tué d'un coup de canon. Il y eut beaucoup de blessés tant d'un cùlé fi'if f!e ! aiilre. Pour moi, je fus blessé d'une oiousquctade à la téle et eus une jambt^ brùlee. Ensuite, on mit toutes voiles dehors pour courir après les fuyards; mais on n'en put attraper qu'un, que ceux qui le monlùent nous abandonnèrent, se sauvant dans des cbaloupes. Sur ' CCS entrefaites, un petit bâtiment corsaire de Malte, comme s'il nous fût tombé du ciel, qui était veni! nous trouver au bruit du canon lorsque nous rnmbaltiuns, à dessein de partager avec nous nus prises, nous ût dire par son capitaine : « A la bonne pari. > Hais le chevalier de Valhelle te reçut fort mal et ne voulut point entendre parler de partage. Nous avions perdu de vue noire frégate la L > rette, que nous rptroMvames, après trois jours de recherche, à quelques cent milles audelà d'Alexandi te , là où se décharge le fleuve du Nil et vient passer jusque de\aut U vide, comme il se connaît racilemeni, la mer étant tonte blancb/ltre en cet endroit, à cause que l'eau douce n'étant pas encore tout à fait mt^lêe dans l'eau salée pour n'être pas bien éloignée de sa source, clic prend toujours le dessus comme étant plus !é?;èrc que l'eau de la mer. Si nous eussions eu notre frégate dans le dernier combat, nous aui lun» pris au moins sept ou huit vaisseaux. Aussi lo chevalier de Talbelle regrettait beaucoup qu'il n'en eftt pas été ainsi, non pas tant pour le gain de toutes ces prises, que |K>ur la gloire qu'il avait ambitionnée d'entrer (i;in- un port avec une si belle flolfA. Véritablement si cela eût ete, il aurait semblé d une jwtile armée navale et nous eussions peut-être rcyu plus d'hoaneur que possible jamais corsaires se soient acquis puur nue si belle viclotre. Hais, dans ce regret, il ne lui fut pas malaisé de ae oonsoler» ayant fait Uml oe qui se pouvait faire dans une pareille rencontre.

« On convint d'aller chercher fortune chacun de son cote. La frégate, commandée par It. de U Brelesehe, s'éloigna donc de nous. Nous étions séparés depuis trois jours quand voilà qu'il s'élève une si ftirieuse bourrasque et tempête, que les vents nous ji'l ■•( n(, en moins de vingt -quatre heures, a plus de six cents milles de notre route, bur le puiul de périr, nous u eûmes plus d autre mojcu que de nuus recommander à Dieu et à la Vierge, dont notre aumônier rccila en commun les liiames réiole au cou et Peau bénite i la main, priant nôtre Seigneur qu'il nous conservât nos mâts et notre limon. Quand la tourmente fut apaisée et que la bonace revint, nous demeurâmes plus d'un mois sans pouvoir découvrir la terre ; les nocher^ • ( les pilotes y avaient quasi perdu la science de leurs cartes. Le biscuit ot l'eau uuus manquaient, que nous étions sur le point d'enrager de faim et de soif, quand nous découvrîmes la terre de la Calabre, puis celle (k Sicile, et nous entrâmes en grand triomplie. avec nos deux prises, dans le i)ort de Messine', faisant traîner dans la mer tous ie> drapeaux et étendards do ces Turcs, ayant mis tous les pavillons au vent et en ayant garni tous nos mâts par bravade, nos tambours et trompo(le«i jetant mille fanfaronnades à cette arrivée. Mais hélas t si sous eussions su que ce lieu devait être la sépulture de nos vaisseaux , nous n'eussions pas eu tant de sujet de nous rejouir. Àprèâ ûtru restes huit jours à Messiue pour y (aire aiguade et nous rafrai-

ET PIÈCES JUSTIFICATIVES

cbir, poas allâmes jusque devant le port de Palerme, dont les vents ooas rerascreui l'entrée. Nous fûmes forcds de noos diriger' vers la montagne deTronboollly (l'Ile de Stntmboli) pour tâcher d'y aborder. Nous faillîmes y pèrii, et, apro-^ avoir fait plusieurs honl> poartilchcr d'entrer dans le port, iiotB fûmes contraints de gagner la haute met de crainte de nous briser rontre le^ rochers qui nous environnaient. Tellement qu'ayant navigue toute la quH avec grande peine, le lendeqiain au lever du jonr nous râmes étonnés de nous retrDu\ er dans le phare de Messine d'où ooos étions partis la veille. Là où étant , nou> mouillâmes l'aucre à six milles do la ville de Mes?iine. Maistroi^ jours apr^s, H s'éleva, ?ur les cinfj heures du soir, nnc tempête plus violente encore que la prccédeiite ; cl de peur qu'elle ne qpus iciài :>ur les bancs , nous jciâmes trois aneres & la mer pour noas mieai iurrèler. Tout cela foi des liens trop faibles pour résister à la fureur des vents et des vagues. Kous fÛQiea pou^it's contre les rochers sur la côte de Sicile avec une telle (lis<i|>;>tinn de nos vaisseaux qu un ne voyait qu'uoe effroyable image de la mort. Ce n'eUienl que cris, plaintes, pleurs et gémisseioents de ceqx qui périssaient ainsi misérablement. Le

' bnNtdes llotsetdea vents empêchait qu'on ouU ceux qui réclamaient le secours de leurs compagnons qui d'ailleurs cournient le même danger de <e perdre. Mats le chevalier de Vaibelle, qui est un des meiUeuri hommes de marine qui soit au monde, prévoyant à une perte totale, fit couper le grand (pât d'un de nos vaisseaux pour qu'on se coulât tout du Ion:: dos^itis et qu'où eAt moins de mer & passer en abordant snr fe sable du rivage. Ceux riui n'avaient pa« tant <lo patirnc.'', ?e jetaient dans la mer connue des désesjM'nis, en gens qui se croyaient déjà uoyé^ ^ les autres se tenaient sur les débris, espérant sè sauver ainsi. Mais ce qui était le plus à plaindre, c'étaient quantité de blessés et de malades quî ne pouvaient quasi se remuer de leurs places, pour iScher à se sauver comme les autres. Pour moi, grâce à Di^u, malgré toiil-^s mes blessures, je vins à bout d'échapper à la nage comme prc^ciue tout le monde til ; car, comme on n était pas éloigné du rivage, ce naufrage nous fui plus épouvantable que mortel. Une foit 'i tene, nous eûmes 1^ noue défendre des Siciliens qui nous pillaient et nous volaient dans noire infortune. Le chevalier de Valbclle donna ordre, (piand le jour fut venu , de retirer tout ce qu'on pourrait du naufraire, et recouvra ses canoqs, ses ancres, quelques voiles et quelques cordages, qu i| lit mettre dans one petite grange snrfe rivage. Il prit à' loyer, pour s'y loger avec son monde, une métairie; et noos restâmes là pour faire notre quarantaine avant d'en» trcr dans la ville. Après quoi on nous permit it'allf^r oû bon nous scmbVTrut Je fus très content d'échapper ainsi à la servitude de ue piav^dil cttev^ier Vfilbelle qui e$t pire qu'un excommunié cl banni de son pajfs. •

nous nous arrêtons là de la citation preique textuelle, quoique fort abrégée, du manu-crif. I.e narrateur qui, tout en étant forcé de rendre justice aux talents et à la ^ .tlrnr de Valbello, délestait fort le chevalier joslCfTienl à cmh»' (!♦' cell*» ht-rd'iniic valeur qtji le (aidait couf ir au-devanl des dangers, e^ qui uc l4i;>SA)l pas a ^ou pipi^ju les ÎQim 4*une promenade d'amâleur, eut IbrI à 9e plaindra des Sicyiens ftooime dont la foi plus que chrétienne tenait de la superstition, il appelai son secours tous les miracles , pour ne pas dire tous les talismans du monde, comme if avmi fait dura|a toute sa uavi^tiont Enfin il s cmbarqqa sqr i|ne galère dç la RcUgm qui le

. conduisit à Hat^e, Il entr^ dans I hôpital, où ion le traitai ayçn; (pu^ iei »pio^ in^Aftinahles. LesKrand*eroix, têleui^e ei l < pcQ au côlé , le gfapdrmnlIratlIwWmei ao«i. fois la semaine, servaient les n^alfdes. Il jftur tcpdai^ yn pa^sin dfrgenl, avanl, le rqpas, pour s'y laver les m^ns, ainsi quQ.f^i^aient tpus les chevaliers des sept auberges, autrement dit des sept lances dç Ig tteligiui^ dt^ Sii^nlr4^4U4 de Jeruisalepi, .

488 NOTES

les saltps, (rès spacienses, était iil tapissées de pliisienr-; beaux lableanx. !?olre homme trouvait si bien là, qu a présent U aurait siouiiaite volontiers, dit il. un mal incnraUe pour tCm Jamis mrtlr. Il fat wavent vMté par te grtiMi-lio«|iiUH«r de l'Ordre et dief de l'auberge de Flranoe, M. de Conflans, qui rhabilla de pied en cap et lui donna l'arpent dont il avait besoin. 11 l'adroit i la charge de sommelier de l'auberge de France, puis à celle de maîlre-d'hdtel qui lui donnait le soin de pourvoir tous les jours à la nourriture d'envir«)o quatre-vingts chevaliers, la dépense de celle nonrrltme étant de ecpl nua et demi par joor poor ehaqve chevalier. Le narrateer fait une courte description de l'tle de Malte et de ses habitants. Le mal du pays l'ayant atteint. M. de Conflans lut donna la permission de repasser en France et lui eo fournit les moyras. 11 débarqua à Marseille, puis se mit en roule i>our Pans, où, aprèa ttol de Yicisiiliidee, notie ioateer arriva , comme il le dit, en bonne mâé, jurant, nnit aoipen tard, ipi'ot ne l'y prendrait plai.

{%) Voir note i du chapitre IV de préseol vuiooie.

(S) ÊMtUion dêCÊ f ni «'est poMsi dmu te* iiln êt tarre ftrmë dê tAmirtquêpêth'

dant ta dernière (guerre arfc l'Anijief-:rrp rfdrj,u}s , exécution du fruité deBréd^ avec nn journal du sieur dr la Barre, en la terre ferme et isle de Cayenne, le tout recueiili des princtftauic officiera qui ont commandé en ces poys, pu J. ClodOfé,

secrétaire de vaisseau ; Ms, 1671 • % vol. M9. — Doaaie» Le IDfibvre de la Barre , de Tnisy, et Archive» coloniale» , ao ministère de la narine. ^ Doenninte

cilés dan!^ la noie :^ du chapitre iv (Ui présent volome. — JlMMiierifi d'iiaMMeeiirt Ordre» du roi, au miuistere de la miurioe.

(1) Noos devons aux manuscrits de d'Hamei-ourl de conoaUre an jnstp h fin df d'Hocquincourt, sur laquelle nous n'avions pu trouver auparavant aucun document cet laiu j ce qui nou$ l'a (ail luugleoips confondre avec un aulre chevalier d iloo «piînoovrl tué le 95 jalllel 1675, dans une petite aflhire qui précéda de deux jonn la I fameuse journée de Saisbac où périt Turcone; nous a\ions conclu de notre propre

erreur que d UcKquincuurt avait quitté la marine pour devenir colonel d'un refrî-

* ment de dragons. Il y eut un troisième d'Uocquiucourt , colonel comoie celai avec

lequel nous ariens fut oonfusioii. qui fut tué à la bataille de le Boyoe.

• (9) Outre V Histoire de Marseille, de Ruffi, ï Histoire de Provence^ de Bouche;

V Histoire des chevaliers de Malte, de VerlOt , la Corresitondance de Sourdts; les lÊimmm* d» maâum» ës Jfoffsvilit, les If^oirst dv due dis Gwiu» et le dossier Paul des Archives de la marine, qui donnent des détails particuliers au chevalier

I Paul et i ses campagnes , il faut lire aussi en ce qui concerne ce personna^ , l'un

des plus curieux de la manne française, les Mémoirés d» CkapelU et de Sachauimml et VIK$Mf* de quelques komrnn «'llusfras de Ptoimeê.

Le chevalier Hul s'était fait, avec le produit des riebesno qa*ll nviit conquises sur mer, une habitation célèbre de son temps. Sa miîirnifîcencc répondait i celle du propnelaire. Louis XIV, étant aile à Toulon, visita avec toute sa cour le (ftevaliar V^uL i;elai<i le reçut dans son hafaitaUan , bon k ville , au milie^^

KT PIECES JlSTiFICATIVES.

jardin rempli d'orangers en plein vrnt. ChapHIe et Bacbaomont racontent dans leur piqaanl et poétique voyage , que Louis XIV et la haute noblesse qai l'enloarait forent émerveillés de voir que le chevalier avait fait confire tontes lea oranges de son jardin aai arbres nêoies, poar les leur offrir de la sorte. Chapelle al Bachannont.

visitèraDienx-mèones te propriétaire de ce jardin féerique où se trouvait un palni< enchanteui, que l'on appelait hCassine du chevalier Paul. Commit un souvenir de ia manière magnifique avec laquelle ils forent reças , ils oot aiusi peiut , Uaus ia idalfam de lenr voyage, i'hdledeeeiMrveiUeiii aéfoa;

- C'e^t ce Paul dont l'expérieDce GoanDanda ta mer «I te TODt;

Dont le bonheur et la vaillance Rendent formidable la Fr:iiice k tous les peuples do L* v ani »

Les matelots qui avaient aimé le chevalier Paul comme un père, qui l'avaient admire comme un héros, loi filMt use épitaphe à tenr fafiOn« U G«ir y liriite à défàH da aly te ei de kl poésie :

• VMsant qui vas si teftlSOMit, Bagarde cette sépulture.

Fl ron«!?dèrf* «ne aventure Digne de Ion etonnement; Celui qui naquit poor oombaMie El qoi vivait dans te combat , Eau, fni , fer ne purent l'aballiet Une fièvre- lejUe l'abat. •

La BiogrophiU ummiéik n'a (Ms ooosacié ooe ligne ao chevalier Paul.

CBAFITEB Tlk

(1) . Arrêt du conseil d'Etat, du 26 mars 1666, poor ordonner rut mcmn de marine établis à Brest de prendra dans les forêts de Craooo et du Faou, appartenant à U comtesse d'Aoronne, le nombre d arl^res nécessaires pour ia (oaraiture des magasins ducUt port de Bmt. Signd tonis et Ooénégand. •

MËMOIRB

«Qt L*AHUUL n'a Ms u raoïT m noniBa m GamaiNis m vaMias,

mt en ^Mt u mi ••oleuht.

(C? mi^moire, exfnit par non« de*? manu«;crit8 de d'Hamecoort, ne noos iMCalt être qa'uo premier jet, qu'une note de Colberl, destinée à être écrite ensuite.

Afav VIS oPFtciBas db l'ancibnnb bt noovbllb marins.

Les cheh de l'anciertie marine étaient ramirnl, vire-amiral et les quatre chefs d'escadre debtinieane, Bretagne, Normandie et Provence, avec un nombre limité de

m NOTii^S

capitaines onlretenus, auxquels le roi doQuit uoe pension annuelle, OQtn la solde ordinaire (jiii U-f.w ct^ii payéo loi-^qu'ils commuî) Iimmu If-; vaisseaux, et éUUeol poarvus aux escadre» &clun leur capacité ou aoctenaelu de service, el Sa Maieslé lear donotll la (^ommissioa de capitaine sur laquelle ils prenaient l'atlache de l'a- «inl poar Mr» èmçUtféi en Nfai des ofBders <QtnleiHis«n la dhinlm de» Complet, où ! ' p.iit?mpnt ftp^i ppn«ion? n'o-:t alloué si les provisions ou brevet* ne sont donné* par Sa Majesté, enregistrés au contrôle deseslinances el véhiés en ladite chambre, et sous lesdils chefs d'escadre et capitaines enlreteous, plusieurs personnes de coqdUiOR faisant lenr apprentissage pour parfwir m oomitwiMMt des nîiHMa. torsqu'elles en étaient capables.

Les lois pour bien ordonn'M^s qn pHos soient s'anéantissent si elles ne sont exactement observées, et l'ambiliou poime Ue$ preteoUons ei^ des temps où le mérite est mollis considéré que la favear, linsi qu'il s'o^t remarqué depuis quelques années en oen qui veulent tirer aTtQlmn de leur ancienneté, ei en d'aalresqui n'ont Gom< mission que tifpnb quelque tenip5,ou (lui. n'ayant -'rr\ i qu une campagne, sans capacité ni pratique, font solliciter des emploi*? et allèguent des dIlUeullés sans fondcmuut, pour exclure de la marine ceux que les longs services du roi rendent considérables, oooaaissant qoola plupart ne sont en poovolr do Nlivenir aox flralt da sollicitations, de présents néceâsaircs pour Cire employés , et qu'anciennement les hommes de mérite étalent enrôlés sur 1 elal cl mandés |)0or servir sans se consommer eo voyages et dépenses inutile à être maialeauà daas le service de ce qu'ils appellent ta ùnrine.

Mais aoparavanl de pénétrer plus avant, il est nécessaire desavoir que la marine n'est plus un rorp<;, !o> chefs d escadre ni capitaines n'étant entretenus ; et, si c'est un corps, il est imiqua «Q son espèce, parce qi|e pour le former on arme on nombre de vaisseaux, soit grands on petite, leqwfl. selon sa continence, prend le nom d'armée ov d'escadre qni . après quelques mois de service, est liceodée el se dissipe, en sorte que les capilatnfs =o!it sans emploi et ne font pins de corps; et ce qu on appelle en France corps (I l riiic' e^^l composé de plusieurs réfïiments, el. chaque régiment, de plusieun» compagnies, lesqi^lles aussi sonl composées d'un nombre de soldata aoiu la charge des capitaines, lesquelles taMies ensemble frai le corps du régimenl; el lue cq»ilaines, én vertu d'une commission du roi, commandent tonjoiir? Ifnr compagnie sans qu'ils soit Ix'-îoin delà rcnouvolor pour monter à la tôte dtt régiment, lorsque les première» cumpagoies dev|ePMCal vaç^ies par rQorl ou dAinissioD ; et «i pne ou plusieurs compagnies , lors de la création du régiment, sodI ûomipsixioes povr la garde de quelque place et n'entrent |)oint au corps d'armée ni même en celui du régiment, les capitaines ne perdent point l'anciennelé de la commission, el, quoique après on long espace de temps ils aient été séparés, ils viennent à la tète du corps parce que le service du roi est toujours service considérable en quckpie lieu qu'il se fasse; et le roi établit les mesires de camp 4 chfeqM régiment à cause de leur oxpérieaee, seAi tvolr été d« corps, el nul aube que Sa Majesté n'a le droit d y pourvoir.

Les oi^iqfs ordfeg ne ^ |^fall^ucnt point eo la marine , où les chefs d'escadre sont les mesires de camp des capitaines, et à bien dire. A c'est un corps. Il est de différente nature, les capitaines n'ayant vaisseau ni compagnie flxe, lorsqu'on fait un armement , ccnx qni n'ont jamais commandé vaiîs'^an prennent leur commig^ifHi df. l'amiral , et après le désarmement demeurent sans lunciion ni sobfislaoqe , de «or^ que par une usurpation on substrait de Taulorilé royale les commissions ^ les droits royaux de comitlinius et autres privilèges de capilsdnesettlreleaus avec provision de Sa Majesté que Ton déale ear oelles de l'amiral , ne leetanl que £»r4 pet de oepi-

ET PIÈCES JUSTlFfCATIVES. m

lateet vg&y raiTaot l'ancieDae pratique» aotent établis pour te roi aox euadreset

capilaineries.

Et si la marine éfail corps fixe et slabîc, ses membres seraient <îe bons capitaines, mais n'en ayant que fort pea ilc cette qualité que l'expérience a rendus eïcelîeDts IwiDines de mer, et te reste qui est en pins grand nonlwe bb&s anouneM peu de capacité établi parla fiveur ou des moyens rnutm, obligent avec Jasilee de le dire pir.'ilyti'ino «nn-: f xpf'ricnce do rrucrison, si Sa Majcst»; , par ses orrfonnrînces et règlcmeuls, n y remédie en la même manière qu'elle a. dès à présent, pourvu à la dépense et armement de ses vaisseaux qui se font par l'ordre et sage conduite de tes ministres et oîitfers à qtft eRe en a conflé te sein.

L'ancirn état de fa marinf f*!ait ^^tablc composé des susdit:* offlrlrrs: pntrf^trnusqi» r.uiiu al ne pouvait destitu r *an? <*!rp d-u'aincus d'avoir contrevenu aux ordonnances, et ceux qui mainlteuuent le contraire, disant que 1 amiral seul a le droit de pourvoir an coomandemeiit des vaisseaux, se fondant sur tes lellrei |Wle«le« du roi Henri expédiées en faveur de M. le duc de JofUVSe . beau-frère de Sa M ij>-té, en juin 4582, pour la charge d'aniira! dt France et de Bretiene , par lesquelles lo pouvoir lui était doooé d'établir officiers pour commander les villes . cbftieaux et places maritimes, d'ordonner ee qifir jugerait à propos sur te fait des navires, barques, galères, galléaces, artillerie, munition des capilaineries et oondnitee, Fans explfquer s'ils sont à Sa Majesté ou à sci; sujets, pouvant par les règlemeotfl, mettre des hommes, munitions et armes sur les vaisseaux partfeutiers.

Uaiâ ils oe; considèrent pas que les ordonnances faites en conséquence desdiles patentes en mars reTorméès et fugmentéfes snr celles dn ni François l*', dé> clarent l'amiral chef et lieutenant ge'néra! de Sa Majestd en ses armées de roer, et qu'en nul article ^Tudit rèj^Iement il n'est spécITié qu'il commettra aux capitaines de* vaisseaux seulemeot, par l'art. 8 aux capilaineries dcsf^rdes-cAles, Iles, ports, havns H capitiiiiNries dtt la marine , qui est bien expll^ioée pour le regard de far terre et dttet de la mer, snr 'oe que lèdit article marque qae ceux qoi auront été pourvus p^ Sa Vajeslé ou ses gpnvemeurs de proviniiea prendrunt ratia«fee dodH amiral.

.£t par rarlicle S6 duquel Us pouvaient tirer plus d'avantages, en cas d'armées nnr|tte|K l'amiral sera seul cbef ou son viee-amiral en son aMenee, «t qu'à lui seul

appartiendra la surintendance : ensemble les radouba. nTmiiTir-nts , éqaîpapc, artîfierie^ , gens et victuailles desdits navires, et de commettre et ordonner des commis^ saire» caj>a|)left c( sulfisaots. *

On cliente à ceni qui veulent ériger lacharge de' dief de la narine en sonveraKlintê sur )c contenu auxdiles patentes et ordonnant os (|ur la charge d'amiral et de vice-amiral étant supprimé par le feu roi Louis XIll d licurcnse mémoire , et celle de grao<i-maitrc , chef et surintendant gênerai de la navigation et con^merce de IFrancn créée en faveur de feu seigneur cardinal de Richelieu, les prérogatives préiNMte^ sur lesditcs patentes d'amiral sont annulées ; et Sa Majesté, connafsiant que le pouvoir du susdit amiral était trop étendu par les lettres de création de grand-m^Ure. chef et surintendant général, commet pinidt le soin du commerce audit cardinal, que de la guerre, avec tous les droits et honneurs suivant les ordonnttncea soulémogt, ^ non d'y établir des capitaines.

Le pouvoir du chef de la navigation serait trop absolu s'il avait la liberté d'établir telles personnes qu'il voudrait sur les navires de Sa Majesté , vu qu'eti «npprimant U giiarge ()'4Q)ira^ on a supprimé i amirauté de Brelague. le eommaodemeut des galères, et ja dispo^lion des places mariUmcs auxqoeltes ledit sieur cardinal n*a imjp^voiriiv'en quelques^uMa par commission particulière, comme Ittaotoes

NOTES

gouverneurs, et oon comme amiral, e( m les coniraU, conventions et actes de ioctélé de eoniineroe «vee let narehaodf , «d vertu desdites provisioat de charge de grand-maître étaient déclarées oallesel iovalidet sans la ratification du roi, à plu forte raiï^on les commissions de ceox qai nmippnt ladite charge donnée pour commaoder les vaisseaux appartenant au roi , si elles ne sont confirmées de Sa Majef^té, bqiielle donoe le soin des radoubs, munitions et artillerie de ses armements à de ftdèlei iileadanle qu'elle a joflé à propee d'y eoninellra pour le bieo de eee affairai

et manirmpnt dp srs finances.

Les ordonnances sur Ipsqurllcs ils foinl* ni leurs prétf'nlion'5 donnpnt aussi les moyens de les détruire. Si Sa Majesté , ayant prévu aux perles qui peuvent arriver à set Mjels par riaeepactté dw coadudeon el inallrae de navires marehaads, défend, en l'article 86, d'en recevoir aocos en ladite coodalteel maîtrise s'il n'eil expérimenté et examiné par deux anciens maîtres en présence dudit amiral ou «^is lieutenants d'amirauté, et deux échevins et notables bourgeois du lieu où se fera rexasMo , OD ae doit pet eoaflnr qw dea yarioimet qoi n'ont pas élé examinées , i|vi leot aam expérience ni servi qu'une enmpagne d'enseigne ou voloalairemeni

sur un vaisseau, nid'autrf^s qui , par faveur, ont été capitaines troit ou quatre mois seulement, et demeure sans service ni pratique douze el quinze ans en leurs maisons comme il s'en rencontre sur les vaisseaux, d'autres même sur la liste pour •ervir eax premièreB oocaeioiiB an mépris des ploa experte el ealfladae oUloierf , <=nipnt reçus aux capitaineries el autre'^ chnr;re<? drs armées du roi, el puisque le chef de la navigation n a droit que (fe nonîinaUon aux ofiices de judicalure sur laquelle Sa Majesté donne les provisions, son pouvoir ne duit être plus grand en ce qui regarde le propre bien, fonds et laléréli de Sa Majeelé eo eee vaiMcaax aoxifoels il est juste de commettre des gens intelligents au fait de la marine, pour la répa* tatiOD de ses armes, la gloire de son Etat et la conservation de ses sujets.

Et s'il est vrai, comme il se voit, que la ourioe est un corps différent d usage et de pratique aax antres corpe d'armée, il est aussi certain qn'nn soldat Ikntassin peut apprendra eii quinze jours à se bien servir de la pique ou d'un mousquet, et qu'il est impossible qu'un homme puts^^c devenir bon matelot,s'il n'a «nu% discontinuatioo servi quatre ou cinq années. Un canonmer, un pilote, un maître el contre-maître ne sont pas capables de devenir en état de foire leur devoir s'il n'ont été premièreawnt bons matelole, et ensuite, per un long temps capeUes de l^lra lesdites ebarges.

Il faut donc, pour être capitaine et parvenir au commandement rf un vaisseau royal, on sache toutes les fonctions pour bien ordonner et t onduire uo équipage duquel, comme du vaisseau, le capitaine doit demeurer responsable, quoique les ignorante te contredisent, si, manque d*expérienoe et de cspedté, Ht* commis un pilote ou autre officier insuffisant, puisque le roi loi en laisse le choix.

Celle confusion ne consiste pa-i x^ulK^menl pour le regard de ceux qui ^onl déjà commis aux capitaineries sans connaissance de mérite, mais encore en la quantité de oommisrioiis de capittf née entretonus données à plnaienn lienlenante qui n'ont ^mais servi en chef, et à d'autres qui n'ont point éte en mer sur lesqndiea th ftétendent et prétendront jouir de l'anâennelé de leur coounission pour parvenir aux charges el commandements.

£t ce qui cause le dernier désespoir aux anciens officiers et les met tnn d'espérance de service* ni subsistance, provient dee commiSMons déjà délivrées à plusieurs i)er«nnes pour le commandemcnl des vaisseaux à l'avenir, et d'autres de lieutenances el enseignes, lesquels- imi le crédit e( favenr qu'ils sont assurés d'avoir auprès de ceux qui les ont admis ne loni aucune diliicullé de leur établissement. Et comme en cette cimpiKBe, ce qui n'étiit auparavant pratiqué, les cnpMtinei n'Mil

ET PIÈCES JUSTIFICATIVES. 493

phis la liberté de choisir de bons tinnlo lunt^ et oiisoi!jçiies, cl (|uq cette novaliou se fart alln (l avoir aon-seulemeiil le capilaioe, mais tous les uDiciers subalternes à dévoiiun, it se rencontre qu'en queiques navires du roi. ii y a de» caiMUines, liealenanto <t eoseigoes qui obI été obligés de pcemlre ao quatrième olBder poor conduire le vaisseau et leur apprendre ce qu'ilii auront i faire aux occurrences, et si dans les antre:} oorp^ do cavalerie et infanterie te roi seul a pouvoir de donner les commissions aux meslres de camp et capitaines, et que oeloi qoi a exercé la charge de eoloMl d'infasterie n'oftt droit qae de piéaeBler des lioiileiianta>ooloiiel» des tégïmenUt à Sa Majesté pour en obtenir lee provisions sur lesquelles ledit cokMAl f é> néral donnait son ntiarho, et que m^me les îieutpn.'înts et enseignes des compaç^nies oe 6oot reçus eo aucun corps s'ils ne sont aussi pourvus du roi, el qu'à présent la* dite charge de colonel général est supprimée. Sa Majesté commet k toutes les cbar- (Sf. sani qve peiBoono es ait la iiomliialkw.

Il est encore plus juste el nul ne s'y doit opposer qoe les charges d'amiral el de vice-amiral étant supprimcoiî, que le roi rétablisse c\ ri>n?>erve sa môme autorité de , pourvoir des hommes expenmealés aux escadres et capiuineries de ses vaisseaux, dont le Mrvlœ n'eal paa wlemeot néoetaaim on Pnnco ol en Bnrope, mais iMurloiil ilUenn qo'il pfalia à St Majeilé l'oidoDiier pour lo bion do wa afUrao.

(3) Les litres de donation à la France et de prise de possession de ce pays qui appartient maintenant m Anglais, coffime d'ailleurs l'Ile de Ceyian tout entière, Mwt dans le dossier La Haye, ans Ankiwi d« la maritte,

(4) Jnurnal manuscnl f.\>: De La Haye et Manttscrils Humecourt aux Archives de La marine, il est incomplet. — Journal du voyage de La Haye aux Graades- Indes. 4 fU. in-19. Paris, 4606. ^ royale ona Mes, parde Lsstra, ia-4S. Paris, 4677* ^Histoire des Indes-Orientales, par Guyon, 3 vol. in-13. — Histoire des (inaneeSy avec ['Histoire lies Français aux Indes-Orientales , par Onfre-^ne de Pran>

* cheville, in-4. — Journal dun . voyage aux iles Dauphine et Bourbon^ de i6(>9 à 4073, par Da Bois. — BUiiÀnphUoiophiqae de§ Dnm-indu^ par ftaynal.— Ati> toira da CemfUre én Anghi* dMW f/nde, par Earoboodo PeiMo. Plvis, 4M4.

(ft) Voir noie ï du chapitre iv du pr^ot volume.

CHAPITftB TIIL

(1) Ordres du roi, carton des d^'uv 'l'Estrées, dossiers des divers officiers cités dans la relation ; manuscrits ded'hamecourt, aux Archives de l,i murine , — Ga- Mllf dé Fnum; — Us diverses liislohres du règne de Louis XIV, pariicuiiereoieal KêUnre milUaiTe du régne de Louis le Grand, par de Quipey; Oietoire de la me. el du règne de Louis X!V, par de La Hode; Histoire du règne, de Louis XIV, par Linners [ouvrape fait au point de vue protestant el iioslile à Louis XIV); Histoire de Louis XtV, par de La Marlinière) — Annales des Provinces- Unies, par fiasnage: VU de AMiftsr, frod. da hollandais do GérartI BranUt; <*• HiUoire naoaù ^Angleterre, traduite de Lciliard, 1*61 ; — Histoire des ftrogrès de la puissanee nnralf df> f Angleterre, p^r le baron de S^iinte-Croix, 1786 ; — Lettres ifn chevali,:r ïmpiti et autres ministre» d Etatf tant en Angleterre que dan» les payt étrangers.

X m NOTES

eontfnant e« qui\'tH pa$»i de jUiu consUérahle dans la chrétieMi , dêpuU 1665

à \fî7'}, liiiJuil tie VamjUiis , ( \ûl. in-18, I.a l!aye, Hll ; - Mcv^olrs <>f (ireal lîritdtti and Ireland , froin tlu- dissolution of tite lasi jM-irliamcnt of Charlfs II uniii tho haitle of La Uoyue, Oy su John Dalrmpk^ H, vul. iu-4*, Loodou, 4771 ;

— Les bfstorieoB anglais Hdme, Liogvd ele.

(t) AeUUion de la Gazelle d» Framce. D'Hamecovrt dit sealeoent : L armée tur fine nn^fnf lifjve. Cel yrdrt' (!r ftataiHr en croissant pour les vaisseaux (Jp fiaul bofd, MgBalu par ia rclauon de la Oa^Un de trarwe OûmmQ ayaol Éle eoiX>re adopté «bus le oomibat du 7 juio 1673 • ■« reparaît plus daos aiiciu docament, da mini ans moi aaiAioas. aoBanaioïa dsoiiia ton aa aiaïa.

(S) Celte erreur a été commune à MM. Jurien de L& Gravière et Bonêt-Willauinez, cnkiers supérieurs rte la marine, dans de récen!« fl rpmarquaWw errit* Neas aurons souvent l'occasion de reparler de l'oovrage de M. iarien de La Gravière, Qaand nous en sefons la partis coatemponins wlls hlaloiK» VoM cddamI a'axprimc M. fe capitaine de vaisseau BoQël-WillaumeK , dans nn opascaie iaiéré an\ yntirr'.irs Annalci de la marinr rt ^/es co^onÏM (octobro 48S0), «Wf Utitrt de campagne aux côtes occidentales d Afrique.

• te MlMt «rascadre à escadre , sar deux lignes parallèles ëe faisscait , sa linnt des opaps da canon à qal misax mieux fut inauguré ners la miUm éa

seizième vfr-'p rf j^rn-nlut jn-^qu'n hi fin du dt r-htiiuernc ; à CP!I<' 'l'TnièrC

époque, m amiral anglais, Hoilnoy, commrt l excentricité , ét cela en quelque sorte sans le vouloir, au dire de» Anglais eux-oiètoes, de coaper le miUeu de la K^e (sa WHi'|<is IbrI i|o1I y a Ici encore na aMre fjsnn i'smar de teit 4a la part de M. Boaël) française avec la nenne, afin d'y jeler le désordre, ce qai missitforl bif'n : Safflren , de son côté , en 1782 , dans un (tes1)rillants comlwts q(t'f| livre contre i escadre anglaise de la mer des Indes, s'avance sur deux culunaes de front ponr cajgager la waHm f^ rarrièia^ffida MlaBal^aes: fl ast sur le psitt d'apptiquer l'exuAuila aaxlms de gasnsqni coMists à masser des forces soi une partie de raniH'o ennemie pour l'écra^fr rapidement, avant ([ue I autre partie soit veaue à son secours; mais uu violeiR orage survient, dqjoue ses profets d'attaque, déjà an exécution , cl , en sauvant l'armée anglaise, ravit ainsi à l'amiral français l'initiative d'ans Uciique que Nelson devaitp i|Qslques années plus lard, inaagurer Sor mer, alors que IS îjvolcon l'appliquait avec tant iIp génie sur terre. »

N'esl-il pas Iri&le de voir dc^ officiers du mérite ei de la consistance de M. Bouël- Willaumez ignorer tout ce qui e^t relatif à i liisloiro de la manoe jusqu à la guerre de l'indépendance d'Amérique, à ce point de ne faire des Dnquesne. des TonrvIUe, des Rayter, dei Rnssd, de La (lalissonnière, etc., que des gens .se tirant des coups de canon à qui mieux mieux, sans tactique, sans ioveoiion, sans génie. Ah! messieurs, prenez la peine d'ouvrir ces dossiers des Archives de là marine dont voos parles sonvent, mais qui sont restés vierges de ?os mains pan cnrienses, et wom y verres que ces illustres marins que vous tfaitei d légkement sont encore vos maîtres à ton»;, et que votre IScIson lui-même (dont vons ave^ fait antant que les Anglais le Napoléon de la mer) n'a rien fait qu'ils n'aient» en tout ou en partie, e&cculé avant lui.

(4) En parlant d'un navire, on cntmid par cap, l'avanl, la proue, ou plutôt la direction de l'avant, de la proue, vers nn point quelconque. Ainsi quand on dit

ET PIÈGES luAf Pîr.ATIVES. m

qo'QA navire a leca(»ao nord» sur an bAlinleol, k lurre, on exprime qu'il se dirige

ou ([uc la (lireclion do son avant a liru vrrs te rorti de Hinri/on, Nors cet aulre bi'ilitiionl, ou vers la Icrrc. Virer cap pour cap. c'esl loiiriier sur soi-miJmR jusqu'à ce que la proue se ûm^à vers un point diamétralement opposé. Mettre le cap à tel •lr-de>veiil, c>8t se diriger sur œl air-cle-veDl. Mettre te eap en rocte, c'est faire . tourner le navire jQsi|Q'à œ que la proue soit sur la direction, ou ia ligne ou l'airde-veiil pro<rrit«. Gouverner où est le cap, c'est contioaer à suivre la direction où se trouve la proue à ce nièute moment. Le vent a cbangceap pour cap, c'est-à-dire le Tèot flOolDe do point opposé au précédent. Oo ébniralt à quel air*de*vent est le cap de son navire, à un trait noir peint dans l'inlérioir de la botte en enivre qui contient la 1086 des veols. iMionnain tU martne, de MM. de BoBoefonx et Paris.)

(5) Aller en dépendant, c'est approcher peu à peu, en flrrivaill on tenant le vent

de plus en pins, pour s'accoster comme Insensiblcroenl , sans vouloir faire paraître qu'on a ce dessein. Le Dictionnaire encijclopédique de martne de Vtal-Ouclairbois, à qui nous empruntons cette explication, dit que uette manonivre a des inconvénienlSf et que Ton manque presque lonjours le but en se iranvant trop de l'inrièro on de l'avant.

(6) Quand on fXjltA seMYOpIni^irès de l'origine do «tniqne la perpendieolnlm à la érection de l'air-de-vent qui passe par an autre objet, le prênier de ees objets

est an vent If f mitTr- "^'il r«^t p'ns hin ;î" 1" origine dw vent |>af rajvïort à rv(tf perpendictiiairc, il est sous le veut de l autre objet {Dielionnaire df MM. Bontwfoux el Paris). Gagner le lent à l'ettoemi, c'est de pies loin que i on était <tue lui de l'orighie do teot, se uieilre pfcr des flanouvras, pHn pi%s q«e loi de cette origine» de manière à !c placer sons le vent à soi. On verra dai^s re voleme, à la relation de la bataille navale de Bevericrs, livrée te 123 jnin 4690, quets sont les evaotages et les désavantages de <xi deux positions, être au vent de i'tHMMi ou iti;d«r ù «enl «itr Udt 01 d'être «<mi$ k vtnii it V«Hnm(»

(7) Lofcs\ synonyme rf'rtmt/rf pour signifier le cordas;? rfiii <îOfi h fîxpr, à ar^^ir^r les basses voiles. Le côté du lof est t& mottié do vaisseau qui est ver^ le veni et où les basses voiles sont fixées. On emploie le veite technique lofer, pour dire venir au cent*

(9) Voir le Jownàl mem^sent de de La Uaye» et queues pièces OMl a prvpM Hicluses aot eirtons dits politiques^ aux ilftMms* U mtKàu.

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