CHAPITRE IX
(f ) La p'i^ suivante, inédite jusqu'ici, montrera te cas qué Ton peut faim
dune malheureuse compilation, due à un cx-olTicicr de marine, M. Bon6ls la Blénie ou Lapéroii^f', «nus le titre trompeur d'histoire de la marine ; car il n'y a pas tr.irn d histoire seriouse dans cet ouvrage dont le ministère de la marine» à diéfaut du pulilic. s'est fait l'acquéreur, et dont il a empoisonné tes MbfiolMaoes àt» pMli û b^Uiments de l'Élat, pour enseigner aux marins sans doute le cbolre-pled bon sens et do la vérité. On Ut dans celte singulière fantaisio d'un homàie (l'ospdi, Mit
NClTES
tolalenaeul dénué d'études historiques, qu on ne sait pas par quel motif un kM«rim a faU entrer Du^uetne fmr h ^uddu^are après le combal de SUomIx»!», A qu'il «alla par le niirj. La pièce en qwfllw va dooner les aMUfs de TeiiMe 4to DuqMMM par le sod.
« MoQHev de Yiviwne au roi» sur le OMibal deStronboli et lee suites. « 8iaB,
■ Ayant, dans ma préoé<i<!nte lellre, répondu à celles que M. du Quesne m'a portée* de la pari de Voire Majesté , je me sais réservé de loi rendre coopte dans celle-ci de ce qn'il a fait à la gloire de ^ armes dans le combat qu'il a doniié contre M. Ruyter en nrnvant dans les mers du Faro, du cdlé du nord. Les temps l'ayant beaucoup contrarie , il se trouva au cummeocemenl de janvier au delà de Stromboli. 11 m'envoya, le ciuquième du courant, une felouque commandée par le s'eur GoriUNi. el m'écrivil poar m dooner «vis qo'il élail icteau an delà de eetle Ile par les calmes depuis cinq jours , et qu'il alleûdail les VMiU pov pÉSser à Henine, CoritoD fit fort bien ce voyage.
• Le huitième, à minuit, un enseigne do vaisseau le Grand , nommé le sieur de PacheMe, oie porta ooe seoeode lellre de M. du Qoesne , du septième, par laquelle 11 me mandait qu'il était en vift des eoneoiis , lesquels étaient allés à sa reoconlrc. Cet officier me dit que les ennemis avaient eu le veut , le septième , sur M. du Qqesae sans le combattre, mais que, par la bonne oianœovre de ce dernier, le lemieaMin lee nôtres avaient eu le vent sur les HoUandais , qui étaient au nombre de vingt quatre navins de gnerreet nn Espagnol qui faisait le vingt-cinquième. Jè f)<î siir-le-champ ma réponse pt renvoyai ledit sieur de Pucbesse , l'ayant trouvé homme d esprit el résolu. Sur le premier avis que j avais eu de M. du Qaesne, je fis sortir M. d Aimeras du port, de M>rle qu il mil à la voile le neuvième au malin par nn vent liMtvoraUe. Le donxiènie , ledit sienr de Pnehesse revint cl ne porta une troisième lettre de M. du Quesne, on date du dixième, sous Slromboli , par laquelle il me mandait iju'il av^itt combattu el pousse, le builieiue. les ennemis cîdessos ; que la nuit duUii jour liuilieme el tout le neuvième s'étaient employés à se taeesninioder de part et d'antre, et que les ennemis s'étaient éleifiné!! de la vue pendant ce jour, même avaient, la nuit, éteint leurs feux , pour n'être pas connus; qne ledit jour, dixième, ilsVtait joint à M. d' Aimeras, et qu'il avait mis le cap snr Messine pour y revenir, mais qu ayant vu reparaître les ennemis , îi allait de noaveaa snr eni avee le renfort qui Inî était vean. Alors les Espagnols avalent joint les Hollandaiâ. Cette seconde fois, les ennemis «irenl l'avanlage du vent, el c'était le douzième. M dti Quesne tint d'abord au plus près el les ennemis dp mr^me, au lien d'arriver. M. du Quesne ayant ensuite cargue ses basses voiles pour marquer qu'il voulait comt»allre, Kuylei fit de mèiuude son côte sans arriver, et ce manège dura deni jonrs. La conduite des ennemis était peut-être fondée loreeque Ruyter se tenaot moins fort avec les Espagnols , les Français étant joints, ne voulait pas venir à un second combat avec eux. Aussi il se contenta de se tenir eu bataille au vent et d'user d'une ruse qui fui d'éloigner, par ses bordées, les noires des tenee de Sicile- afln de pouvoir faire la unit une fansse roule , comme il SI, et s'en revenir à Mêlasse (Melazzo) pour avoir quelque apparence de victorieux aax yeux des peiiplo De celle maniero, le dix-neuvieme , il revint à Mola^^'^e. M du Quesne, ayant vu prendre ce parti aux ennemis, tint conseil pour résoudre co yu'll y avait à faire. La plwraMé de% optfikmt alla à vmir à Mutint pvr k mi
ËT PIÈCES JUSTIFrCATIYES. m
St kt rmtons prineiptda fwnU quê Iw «nneinis ayant gagné le dtoant a» Faro,
on n'fj futwail ji'-is passer "i^^s combattre ; que le faisant il n'en pouvait arriver que de grands inconvénients pour le service du roi; puisque, si on combattait et qu'on M mttti^dmfotfét défiler U passage du Faro {qui est étroit) il y fallait venir un àuM, etqm notn amién'gardt m tnuomiU ktftiiUUMemtnt intuUéêet poussée par ennemis , sans qu'on y pùt remédier ; ce gui serait d'une fâcheuse conséquence, puxsque nous serions battus assurément. Celte raison est sans réplique; car le passage ne se pouvait faire sans s'exposer à cet inconvénient MutÛalUe, il$ cùnttdMmit aneon qu'il n'y avait phu dont 1$$ vai$Mttx de boulets ni de poudre que pour combattre et» heures ; et que ti on donnait um meond combat au Paro^ et qu'on ne pùt fias y enfrcr, «7 arriverait que lesvais<t/'nux ne rentreraient point à Memne ;.car il faudrait qu ils s en retournasserU à Toulon pour oA«reA«r de nounelUa munUions ; on fit en troieième Ueu réflexion que Jf«f> «ttie, privée de Varmée, était en très-mauvaise situation , et qu'il y avait à y craindre certhînemenl un^ révuhUion si les vaisseaux ne paraissaient pas bien vile , ainsi que je lavais mandé à M, du Quesnc. Tout cela ensemble ayant fait résoudre le conseil à revenir fiar te sud^ le ciel montra aussUût qu'il approuvait cette résolu-' tUm; car h veut, qui n'&ait pas bon^ se rendit favorêAe <l mena Us véiissaium en poupe en deux jours jusqu'au cnp àr P f----- Nous les vîmes paraître de loin, le vinglipmo , cl, le vinf^l-unieme , Us fiieni sur lo cap d'Arme , d'où M. du Quesne dépiScha un de ses neveux dans une chaloupe, lequel me porta les lettres dont Voire Majesté m'a honoré. M. do Qaesne me demanda ordre de ce qnll avait à faire , et je ne fcip;nls point de lui répondre sur-le-champ qd'it entrât vilement dans le port, cela étant n' ccssaire pour ranimor In ville qui avait été exlraordinairement abattue du retour de l'ai mée des ennemis à Mêlasse. M. du Quesue, déférant à mon ordre, enira , le vingi-deaxième, k Uessine , et oonmla tellemeDt le monde par sa prédenoe que la face des choses y est entièrement changée.
Ayant demandé à M. du Quesne comment sï'tail pas?éc la journée du combat, il m'a dit que, s'ctaot trouve, le huitième, au vent , par une mauceuvre extrômeoieut bien eoleodae , il serait arrivé sor les ennemis, qui Paient les Hollandais senis en nombre de vingt-quatre forts vaisseaux de guerre et on navire espagnol ; que sou avanl-^^nrdo et son corps de hitaillc avaient fait plier l'avant-garde cl le corps de bataille do Ruyter ; de manière que le corps de bataille de M. du Quesue, en s'approchant toujours des ennemis qui pliaient en comballant, s'était trouve par ka eaui de ranière-garde de M. Rnyler ; cette arrière*garde n'ayant point plié , parée que la nûlrc ne fil pas ù bien son devoir que les deux autres divisions. Ce comlMl comaiença vers les neuf heures du matin et finit avec lo jour. Les Hollandais coni • menccrent à tirer de loin ; mais cela n'empêcha pas plusieurs des nOtres de s approcher fort près. La plupart des vaisseaux français tirèrent de bonne heure, comme ceux des ennemis. Celui de M. du Quesne fui le dernier qui tira. 11 soutint sans s'cmouvoir plus d'une dcmi-hetire un grand f"n , qui lui mallrailail «o^ manœuvres et ses gens, il voulait que .ses coups purtat^sent et que rien ue fût perdu.
Celte fermeté de courage lui fut avantageuse ; car quand il mit ses gens en œuvre, il porta un grand dommage au vaisseau de M Ruyter et à ses seconds, et sa poudre ne fut pa^^ fmnloyoo inulilomi^ni «'DmnQO celle de beaucoup srauin's M le marquis de Preuilly, qui menait la (élc de 1 armée, combattit i)u^>i avec la <U'.rnlëre valeur et , comme il attaqua avec vigueur, les ennemis le prirent en bulle [ui,rciliefflent plus que les autres, de manière qui! a été le plus maltraité de l'armée. 1^ observa tnuj uirs la mrina'nvro dp ^nn nmiral , cl fil , en un mnl , dans colle journée,
tout ce qu'on pouvait attendre cl d un très-brave tunomo cl d'un Irès bon oOicieft lit. n
NOTES
• A l éfcarU de M. du i)ti(>^i)'' j'avoue à Vulre Majesté que l'atlnni U on que j'a pour éoiï mérite arrête le cour» do toa plume, pour uc pa» vous du e a»se2 combieo ta coiMittite * M dan» c«lto renoonlie «I feraie e( entoodoa. U ciel loi réservai! ce jour de ^letur la fin de sa vie, pour coaroacer i&à belles lumières et son expérience aux yeux de l(nitc I Kuropc, et pour faire voir la tupciionlé qu'a la nation fransaise sur les autres quaad bravoure se trouve biea menée. M. du Que^ne a a pas tHé embarrassé un nwment de la présence de son adversaire si redouté ; et tool» Mire armée convieat qw son eoniMDdtBt a IWMieoup mieux maDOsavré qw le général des Hollandais. Il m lenble qtte CeU Iwt ce ^/» Volfe Majetlé pQOVtil attendre d'un «i bon snjel.
« Je o'enlre poinl dans ie délad des vérités que loucbe en général à Votre Majesté, peroe qoe d'aetras eo prendroal soie et que je a'élais pas dane raroiëe. Mais, bien que j'en fusse absent , je ne laisserai pas pourtant que de prendre quelque sorte de part à lté victoire, par la joie que j'ai de voir que les deux personnes que je demandai a Votre Majeste, quand elte voulut bien m'bouorer du com* maiMleaMil de see vaiseeeux, se trouvenl eélleigiuî oitt acquis le plus de réputation en cette journée. Ce n'est pas pour mei nue médiocre consolation , et je supplie Irès-lnnnlilrmrnt Votre Maje?lc de me pardonner celle petite vanité, puisqu'elle tourne a inuu avantage, et qu elle est causée par le plaisir que j'ai d'avoir contribué ea quelque sorte au biea de aoft lenrice ea celte reDoontre.
« Il y » qîielques autres vaisseaux qui se sool distingués, ainsi que je l'ai pu entendre, comme M. de Villetle, qui a eu toujours son fds auprès de lui dans le combat, M. Chabert, M. deTnurvilie, M. de Lery et M. deSeptesmes; et, sur cela, d autres que moi en pourront mieux iiiiormtr Voire Majesté. Je dois aussi dire da bien do eievr de Miesee , dont je loi ai parlé «o oommeocemeot de celle lettre. Il lit deux voyages dans une felouque de l'Ile d'Alicut en cette ville, au milieu de Je ne sain contbion (i<^ palères et do galiotes ennemies, et s'aoquilla fort jolimenl de tout ce qui lui tut comuundé. 11 mente quelque cbose pour cela, aussi bien que le sleor Ceriton, dont la raeecsl eoonoe dan» la marine pour èlre brave el n'avoir point de bien. Il y a trois a) i unes de brAlols qui ont très-bien lait en cell<> jounied, s;tv'Mr: !o nommé Leroy dil Cli:mipT^:ii" >f rlf La tialissonnière et M. île Beau* vûists. Le premier voulait aborder Ituyler ti < > mie son vice-amiral, et les (it arriver leos deux pour l'éviter; mais lee coups de canon des ennemis loi ayant coupé totts ses mftls d'abord, et enûn coulé bas son navire, il ne put leur tien faire. Il se saiiv;î tlrtns 5a ehaloupe, et laissa aller son navire à fond, ne le pouvant sauver. M. de Beauvoisjs fut tué en allant pour faire la mi^me chose, et M. de La Galissonoièfre fit de môme admirablemeul bien son devoir. Sans le calme qui survint, il B'eftt pas lena à Inl qoe son brûlot n'eftl produit son effet. Ces trois vaisseanx oal éte détruits par le canon des ennemis. Votre Majesté, aura pu voir ci-dessu» que le peu de pondre et de boulets qui restent vaisseaux, leur a fait eviîfr pour ainsi dire un second combat, ce que je lui tais remarquer atin qu eilc ait, la bonté de fnife venir ici quantité de manillons de guerre, en sorte que pareille chose arrivant, on y puisse remédier si la guerre continue et que les navires trouvent ici (îo (pioi tp refoiirnir de ce qu'ils auront consommé flan< les combats. Cela e?t si imporlant que ju ue crois pas qu il le faille davantage repéter à Votre Majesté. Je suis avec le dernier respect.
Sire,
do Votre Majesté, le tres-bumble, très-obéissaut et Irè^-lidèle sujet cl si rvdiur,
C« «7 jMTwr 1670. A Mmiio*. • \k\Omà. •
£T PIËCËS JUSTIFICATIVES. 499
Les dossiers Ouqnesno, Vivonne, Valbelle, Preuilly d'Homièrcs, Tourvilte, Ga^ baret, d'Almeras et en général ceux de la piu)).ir( des commandanls numiacs dans le récit de la balaille de btromboli et dans ceux des balaillcâ du Monl-Gibel el de Merme qui suivent , cooliennent des relations oa des détails de ces Iroi» iNilaiUes. Od peut voir aussi : Rt\<xiwn Ja cumbal naoal donné entre les vaisseaux du roi, commandé^ nir Al. du Quesne , cl la (lotte dis Espagnols et des nnHandais, sous U commandai ment de ^'amiral Httyter, Paris, 4676, ia-i" i Rehl ion du combat mmvat du SI aorU, Paris, 4676, iii4*'; et lUlttUon da combat naoal d»% juin 4676, Paris, 4676, in-i**. Les relations qai renferment la vie d* Ruyter, par Gérard Brandt el les onnaf '^ 'f? Provinces- l'nies . par B isna^e, ainsi que \ei mémoires dê VHl«tt9'Murçaif, publies par M. de Muuloicrqué, doivent être aussi consultées.
<f ) Béninoni no oamsts» m vAMSkAo ffonsirr son M MAHitet m vAcHia
TARONS.
Comme ii peut arriver qu'où ail le malheur de faire quelques autres uautrages el pertes de vaisseaux et canons , j'ai cru qu'il ne serait |)oint déplacé d'ex pli qu<^ la manièn de les pouvoir pécher nvee facilité el de quelles manœuvres on doit se servir pour cet ciït'l . ain«i qu'oir l'a pratiqué à lllo d'Avès oà le succès fil connaître que la méthode eii élail lrc-^-boniif>.
Je commeuccrai par ios manœuvres qui ne ï>ont m extraordinaires ni de dépense; n'ayant seulemeni besoin pour ce travail que de bonnes chaloupes bien armées de matelots, de cordages de six à sept pouces, avec un peu d';uitros de moindre grosseur. amA bien que de quelques lifrnes d'amarrage el de crocs (iiii soient forl«, de bon fer el faits exprès. Celte provision clant faite, on doit être infonne de ia pesantenr des canons qu'on veut pèdier et de la pi^fondeur de l'eau qu'il y a dessus, afin de pouvoir ci)U|>er de longueur son cordage et en prendre de la grosseur à proportion du poids des dits canons. C»^ cor iage est appelé ilaque ou amarre de canon, auquel on saisit bien le croc qui pour le mieux doiLëtrc fait a eménllou.
A l'égard du IraTail de la dite ptehe, il est bon, avant d'en parler, de savoir qu'elle se peut faire de deux manières : la première avec des gaîndansou virevans faits exprès qui sont placé? au milieu des dites chaloupes ; l'autre avec d»' bons palans doubles qui sont bien amarrer au-devant de ces chaloupes, lesquelles cependant sont toutes deux également bonnes Ce n'est pas qu'avec celle dernière OM" Bière, on ne lève en moins de temps le canon ; mais aussi 11 y faut plus de monde qu'à la première. Quelques-uns ajoutent un davier ou espè c de pelile grue qui seulement sert à cmp<^cher la pièce de prendre à la dite chaloupe lorsqu'on la lève, et quelquefois au?si pour i y embarquer avec plus de facililé.
Les dites chaloupes étant dans cet état et arrivées à l'endroit oè sont les canons doivent êlre mouillées au vent du dit lieu et filer du cablot jusqu'à ce que le derrière de la chaloupe suit sur le canon qu'on veut pécher, ensuite amarrer bien ledit cablol à 1 avant de la dite cbaloupe, de crainte qu'en levant la pièce, elle ne vienne en travers, el en même temps avoir une ligne prête & donner a un plongeur, de Ûquelle il va amarrer le bout à un des daulDns de la dite pièce, «près pourtant qu'elle a été passée par un las coulant ailaché au croc de la dite piossc amarre, que le dit plongeur vieul reprendre et reporte au fond de I eau avec beaucoup de
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facilité, la pcsanfeur du croc ol le las coulanl auquel il est attaché le faisant aller Mm |K'iiH- Mir lu (Juuniii où il n c^t pas plutôt cr(H|uc ot amarre, que tes tnaldols de la (iilû clialoupo, qui sont déjà tout préparés, la lèvent haut par le omeii de ce guindao ou est passé l'ilaque qu'ils virent de force «vee des barres de bois ftilea exprès ou avec les palans dont j'ai i)arlé ci-devaiit, les(nu'h étant aussi amarrés à la dite îlaque, les maleluts h:d' ni ePîii «rni f il des*!!* alin de mcitre haut ta dite pièce, qui a'est pas plulùl hors de I eau, qu un la saisit l>ien à la dite chaloupe, avec de boDs oordagcs qu'on amarre à In volée et i la culasse; mais, en cas que les canons n'aient point de daulTins , et même que les tourillons ni le bouton de la culasse ne parvinssent point , on doit avoir on burin ou barre de fer faite exprès où l'on puisse amarrer un cordage de médiocre grosseur, lequel buriu sera mis par lo plongeur déos la bouche du canon , qu'anssilét les maletols de iacbalonpe baieront et virerout, jusqu'à ce que la volée du dit canon soit assez élevée hors déterre pour que le dit plongeur puisse passer par la volée un nœud coulant qui se serrera à mesure que les maleluls baieront dessus, cl ensuite, s'il était encore besoin de mettre une autre amarre plus forte , ou d'en placer une dans le milieu cotre les lourilUms, pour avoir plus de facilité de la lever, le plongeur retournera encore pour le faire, et même, si on veut on ]?onrr:t pi^'^er une esUagUU qui sera CTOQUée par le môme croc à itaque ol lovcc iiaul comme ci-dessu?.
Par ce petit détail, ou peut voir qu'il n'est neccéàaire ni d iuslru aïeuls, ni de machines ; nais tout ce qu'on peut appréhender dans celte oceas'ion , c'est de man* quer de bons plongeurs, sans lesquels il n'est pas possible d'y réussir. Ce n'est pas qu'il ne s'm (ruuve ordinairement grand nombre parmi ics équipages, OU leur dis* Iribaaiit quelque ar^jent, comme un lit à l ile d'Avcs.