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CHAPITRE XIY

Le aO Irimaire (i(î décembre), nous partînïcs i*q3, au nombre de quatre; nous bannîmes ]a tristesse ^n u. en buvant dans chaque cabaret que nous trouvAmes sur la joute , de sorte que le soir nous n'étions qu'à là hauteur de IViOncfcenot. Dansla journée nous arrivâmes à peine à Reims , qui était notre lieu d'étape.

Le 27 (17), nous eûmes séjour.

Le 28 (18), on coucha à Rethel.

Le 39 (19), h Launoi.

Le 5o (20) , nous arrivâmes à Mézicres, où l'on fit séjour.

Le 2 nivôse (22), nous logeâmes à Sedan.

Le 5 (^5), à Carignan.

Le 4 (24), nous trouvâmes le 8"^^ bataillon de la Marne baraqué à Messincourt , quoiqu'il fit un froid très-rigoureux. On me plaça à la 8^ compagnie (1).

(i) L'élat-major était composé des CC. Vallin , chef de bataillon (*).

Lasalle , adjudant-major. 1

(*) Aujourtriiui v'conate , lieutenant-général et gentilliomme de la chambre du Roi ; décoi é de plusieurs Ordres français et étrangers. H a figuré d'uue manicre honorable dans la guerre d'Espagne en i8'i3.

( 9^^ ) i 793. Croyant qu'en arrivant au corps , j'aurais reçit AN II. les vêtements uniformes dont on pourvoit un soldat nouvellement admis , je ne m'étais pas chargé d'habits. J'avais seulement une carmagnole et un pantalon dont la couleur lirait sur le marron; j'éprouvais im froid extrême.

Ce costume avait quelque chose de ridicule pour un militaire. Un jour ^ allant à l'exercice', plusieurs individus de la réquisition me lancèrent des sarcasmes et m'injurièrent^ parce que je n'étais pas habillé comme eux. Je supportais , avec une patience forcée , les impertinences qu'ils vomissaient contre moi ; mon silence les enhardissait. Je me voyais exposé à devenir, pai^ la suite, la proie de leurs vexations. Après l'exercice, je courus à la tête de la compagnie d'où les injures étaient parties , en provoquant à mon tour ceux qui m'avaient lâchement insulté pendant les manœuvres. Le ton énergique que je mis dans ma provocation les intimida : ils sentirent alors qu'ils s'étaient mal adressés; que, comme dit le proverbe : « L'habit ne fait pas le moine. » Voyant

Rafllin , quai'tier-maître.

Pêcheux , adjudant-sous-officier.

La 8"' compagnie avait pour officiers , les CC.

Henault , capitaine.

Ciret , lieutenant.

Maiin-Parmentier , sous-lieutenant.

Pour sous-officier , le C.

Paillart , sergent-major,

L'efFectif du corps était d'environ 1,080 hommes.

(93) qiie leur courage ne se soutenait pas , qu'aucun t«a3, d^cux nV-tùit disposé à me rendre sadsfaction , je au h. sautai, dans l'excès de ma colère, sur un soldat que j'avais remarqué pour avoir été l'agresseur. Je le contraignis à se battre, ou à me faire des excuses devant toute la compagnie qwi était encore assemblée. Il voiJut se disculper, en jetant la faute sur les autres; mais, comme je paraissais déterminé à tirer vengeance de l'insulte que j'avais reçue, il consentit à ma dernière demande.

Par la suite, je n'éprouvais aucune scène de ce g€nre. Le lendemain il y eut un assaut d'espadon (espadron), où je tirai. Je me défendis si bien, que les réquisitionnaires , qui pour la plupart ne savaient rien , me regardèrent , vu que j'étais gaucher, comme fort dangereux dans les armes. Ils furent dès ce moment, sinon disposés à me respecter, au moins à ne point me plaisanter k l'avenir.

Ces sortes d'épreuves sont ordinairement celles que l'on met en usage dans les corps pour provoquer les néophytes ; elles servent aussi souvent à faire des victimes : car les anciens croient que ceux qui n'ont pas suivi la même carrière qu'eux, ou qui ne sont pas vêtus en uniformes , sont moins braves. Ceux qui arrivent, veulent, au contraire , prouver qu'ils ont autant d'honneur ; de là viennent ces germes de querelles qui causent des blessures et la perte de beaucoup de gens courageux.

Le 12 nivôse (i^*^ janvier), m'étant réuni à i794'

1794. quelques amis poiu- fêter le jour de Pan, nous

AI* 11. l'employâmes assez agréablement , sans cependant

que cela fût trop marqué : car la nouvelle ère

avait aboli l'ancien usage de se récréer ce jour-

ià(,).

TranquSle dans mon nouvel état, je voyais les hommes avec assez d'indifférence. Je n'avais qu'un petit nombre d'amis 5 les autres me semblaient tous disposés à me nuire. Pour fuir leur société , j'allais à peut-être une demi-lieue du camp dans im endroit isolé du bois , sur un rocher , au bas duquel passait un ruisseau qui, par le muraiure de son onde , me plaisait infiniment. Je lisais , dans ce Ueu solitaire , les Aventures de Télémaque, que je portais soigneusement avec moi. Voyant que ce Prince avait conduit un troupeau;

(1) Voici les noms des jeunes gens tle Dameri , au nombre de 60 qui faisaient partie du 8""' de la Marne : Anot , Aton David , Bergot Joseph , Bertlielot , Billard Henri, Billard Nicolas, Bodin , Bonnart Médard, Boulet , Canot Martin , Chêne aîné , Chêne jeune , Chenu Georges, Chiroux Augustin, Ciret aîné, Ciret Théophile, Ciret Joseph , Delaruelle , Descarme Alexis , Dhuicq , Dubois Charles , Filaiue , Gauri , Gonel Isidore , Goutan , Grandanii François , Gros Jean , Hotier , Huard Pierre , Lalire, Lelarge aîné, Lelarge jeune, Lefevre, Lefevre Jean-Louis , Lefort , Lépé Narcisse , Leté Georges , Lété Henri, Lété Nicolas , Liétard François , Lormier , Mahin , Marmot , Martin Victor , Masson , Paillart Constantin , Paillart Félix , Person , Pinçon , Pommelet , Prévôtot , Prud'homme François, Radon aîné, Radon jeune, Reiiaid, Ricard Denis, Touchard , Trotou Jean, Vaudoit Joseph , et Vigreux.

( 03 ) que, loin de s'en affliger, il y avait trouvé des i-c)^, consolations, je pensais que mon malheur était ak lu moins grand que le sien, et que je devais surmonter le chagrin qui m'oppressait. Des aprèsmich entiers se passaient dans cet état de réflexions ; quand la nuit venait, je m'en retoiu-nais assez tristement dans ma baïaque.

J'allais tous les soirs avec le sergent-major chez mie vivandière , prendre du cacis , que^ nous buvions en mangeant un morceau de pain de munition. Quand ce triste souper était fini , nous nous \ retirions sur notre paille où nous passions la nuit. Il nous est arrivé plusieurs fois d'avoir le matin les cheveux gelés sur les sacs où reposaient nos tètes , et d'avoir un pouce de neige sur nos vêtements. Ils étaient également gelés de la neige fondue par la chalem- de notre corps, qui ne pouvait en faire dissoudre qu'une portion. Les souffrances que j'endurais dans ces instants étaient incroyables. Je compaiais ce sort avec celui délicieux dont j'avais joui à Arras. Quand les réflexions m'avaient abattu , je regrettais que la Parque tardât si long-temps à venir trancher le fil de mes jours, préférant mille fois cesser d'exister, que de soufiVir si cruellement.

Je montrai néanmoins du zèle à remphr mes devoirs; je pensais que tous ceux qui menvii'onnaient éprouvaient les mêmes privations , les mêmes rigueurs ; que je manquerais de philosophie , et que j'aurais fort mauvaise grâce à ne pas faire comme eux. Aussi ai-je exactement monté

( 06 ) '794- ^^ garde. La première tois que je fus en faction, AU II. je me trouvais sur des ledoutes placées dans la forêt des Ardemies, ce que i'on appelle communément en sentinelle perdue. Convaincu de l'importance de mon poste, puisque de ma surveillance exacte dépendait la tranquillité de l'armée , je me pénétrai tellement de mes devoirs , que je les remplis avec autant de soin que de vigilance. '

Un soldat qui descendait la garde par un temps pluvieux , avait son fusil rouillé ; il s'était aperçu en faction que l'eau y était entrée. Il démonta son arme , et , croyant que la poudre se trouvait «ans force, il s'avisa de mettre le canon au feu pour fondre la balle. Le coup partit ; le réquisitionnaire eut un genou fracassé. Ce trait prouva la simplicité de cet individu : on gémit sur son inexpérience.

Les chefs remarquèrent mes talents dans l'exercire et dans les manoeuvres ; ils surent que j'avais été sergent, et jugèrent que je n'étais pas à ma place. Le commandant me fit exempter de service ; il me destina le poste d'instructeur pour la seconde classe. J'en étais d'autant plus flatté que cela me dispensait d'être désormais exposé , pendant des heures entières, la nuit, à toute la rigueur du froid, sans avoir d'autres vêtements que ma veste et mon pantalon.

La troupe it'était payée qu'en assignats , papier qui n'avait presque pas de valeur, tombant chaque jour dans le plus grand discrédit. Les mi-

( 07 ) îitaires qui n'avaient pas d'autres ressources, se 1794. trouvaient clans une position fort pénible. an u.

Après avoir disposé les officiers supérieurs en jna faveur, par un zèle reconnu dans mes devoirs , je demandai au chef la permission de me transporter à Stenai. Comme il ne pouvait me l'accorder sans se compromettre, il objecta des affaires pour le corps , me délégua une commission, afin que sa responsabilité ainsi que la mienne fussent à couver;. Profitant de cet avantage, j'allai remettre à un ami de mon père une lettre de recommandation qu'il m'avait adressée. Il m'accueillit parfaitement. Les bontés dont il me combla avaient pour moi beaucoup d'attraits. Je comparais la somptuosité de ses repas , la mollesse du lit où je couchais , avec la nourriture grossière que nous avions au camp , et la paille pourrie sur Liquelle nous reposions nos membres à demi-tran-. sis. Je formais des vœux pour la continuation du bonheur c[ue j'éprouvais j mais me rappelant la promesse de rejoindre mon poste, je gémissais en moi-même d'être obligé de me plojiger de nouveau dans la misère. Cet ami de mon père me donna des assignats : ensuite je retournai au camp.

Le i3 pluviôse (5i janvier), la nuit de mon arrivée, vers les deux heures du matin, le feu prit à une baraque contenant 23 hommes et attenant à celle où je couchais. Me trouvant accablé par la fatigue de la route, je dormais si profondément, que je ne pus être réveillé par le bruit des

( 98 ) i;94. militaires qui se sauvaient. Le feu gagna l'endroit i\ il. où nous étions un pareil nombre. Il faisait des progrès d'autant plus rapides , que les huttes étaient bâties en genêt fort sec, et que le vent souillait avec violence. La porte étant très-étroite, il ne pouvait y passer qu'un homme à la fois. Chacun emportait ce qu'il saississait, sans avoir le temps de choisir les objets. La tlanime ayant fait une apparition subite , la chaleur devenant presque insupportable , je me réveillai en sursaut. En voulant sortir, j'allais me jeter dans le brasier; j "étais dans un sac de toile qui m'entravait les pieds , et je ne voyais presque pas clair : ayant en outre mal aux yeux. Un soldat qui attendait son tour pour s'élancer dehors, devinant mon dessein , m'arrêta ; me préserva du malheur inévitable où j'allais me plonger. Ayant recouvré mes esprits, et étant revenu de l'engourdissement auquel le sommeil m'avait réduit, je me rappelai subitement qu'il y avait, dans un coin de la baraque, une caisse remplie de cartouches. Je dis aussitôt h ce camarade de m'aider à l'emporter; elle ain-ait, par son explosion, fait périr beaucoup d'hommes, si les étincelles y eussent communiqué. Je n'eus que le temps de prendre mon havre-sac débouclé, ce qui fut cause que mes bardes tombèrent , en courant à la porte qui était déjà embrasée ; j'en fus quitte pour quelques cheveux grillés. Lorsque je me trouvai éloigné du danger , je mis mon pantalon. Un grand nombre d'individus en chemise, dont les habits

(90) étaient briilés , ne purent , qu'avec difficulté , se i-jg^. procurer des vêtements pour se garantir du vent aw h. froid qu'il taisait . Un réquisitionnaire malade , n'ayant point échappé à la vivacité de la llannne, lut étouflé. Cet incendie était réellement une Jjclle horreur à voir ; on l'aperçut de fort loin , parce que le camp était sur une éminence.

Le matin , ayant pris les armes , on nous cantonna dans le village de Messincourt et ceux environnants. Je n'avais plus d'argent, ayant perdu dans l'incendie mon porte-feuille et les assignats qui m'avaient été remis à Stenai.

CHAPITKE XV.

1794. Le 14. pluviôse (2 février), le bataillon fit AN II. route pour ( Vedette - Républicaine ) Philippeville, et alla coucher le même jour à Carignan.

Le i5 ( 3 ), il se rendit à Sedan.

Le 1 6 ( 4 ) , le corps se transporta à Mézières , où il séjourna le 17 ( 5 ).

Le 1 8 ( 6 ) , étant en marche , je visitai , à Rimogne, la fameuse ardoisière de 4oo pieds de profondeur. Descendant, au moyen d'une lampe, dans la carrière, qui avait 26 échelles de hauteur, je vis travailler les ouvriers. Je remarquai que le procédé pour tarir les sources, était fort ingénieux. Des enfants portaient sur leur dos des blocs de schiste , afin de les sortir de la mine ;,• on en fabriquait des ardoises en plein air.

J'arrivai à Rocroi, où je logeai. La ville étant encombrée de troupes , je ne crus pas devoir renouveler les connaissances que j'y avais faites lorsque je m'y trouvais en garnison.

Le 19 ( 7 ), le bataillon coucha à Fumai.

Le 20 ( 8 ) , le corps se mit en route. J'obtins la permission d'aller voir, en passant, la petite ville de Marienbourg; je rejoignis la compagnie pi esqu'aussitôt. Nous arrivâmes de bonne heure à Phijippeville.

On nous mit clans une caserne, où nous limes le irf)|. ,«ervice de la place. a?) ir,

Le 6°^^ bataillon de la Marne se trouvait dans la même garnison.

Je reçus enfin un habillement neuf; je n'avais plus l'air d'une recrue. Les réquisitionnaires ne pouvaient me plaisanter, comme ils l'avaient fait d'abord; car depuis la satisfaction que je leur en avais demandée , aucun ne s'était avisé de s'attaquer à moi.

Le 1 5 ventôse ( 5 mars ) , je fus nommé fourrier, et j'entrai de suite en fonctions.

Des partisans , sous les ordres d'un nommé Charles Legros , du Hainaut , faisaient des excursions dans la forêt de Chimai. On détacha le S^^ bataillon de la Marne, à Neuville, pour protéger les convois qui arrivaient à Philippeville par la route de Marienbourg. La nuit, de fortes patrouilles se rendaient dans les bois , où elles restaient des heures entières sans causer le moindre bruit. On vit, dans im instant, une langue de feu accourir d'assez loin, se fixer sur les fusils qui étaient en faiscea\ix. Les soldats eurent un peu d'étonnement, par la raison c[ue la flamme ayant beaucoup éclairé , avait ensuite disparu avec le vent. Us racontèrent cette particularité. Je leur dis que cette lueur se nommait : Ignis Inmbens^ ou météore igné (i) ; qu'elle était l'elfet des exhalai-

(i) M. Beitliolon a parlé de ces sortes de feux dans ses Observations sur l'électricité des météores j a vol. in-8°.

i-rq/J. sons de la terre ( à cette époque, on app:ocîiaît: Aiv 11. du printemps ) ; qu'elle provenait des pyrites ou des mines ferrugineuses ou d'ardoises, ou de portions phosplioriques sorties des marais qui n'étaient pas éloignés de nous ; que le feu se plaçait de prétéreuce sur les baïonnettes , parce que le fer pointu était pour lui un objet d'attraction.

Des troupes ayant ordre de former un camp auprès de Philippeville , les corps arrivaient de toutes parts. On nous releva, et l'on nous envoya dans la place pour perfectionner notre instruction. Nous faisions chaque jour l'exercice sur les glacis hors des palissades. Un jour, l'ennemi, qui s'assemblait aussi en armée pom- opposer des forces aux Français, envoya sept cuirassiers à la découverte. Je me trouvais à environ 200 pas en avant du bataillon , avec mes recrues , pour ne point interrompre les grandes manoeuvres , et ne pas occasioner de distraction. Je fus fort étonné de voir cette patrouille rester long-temps sur une éminence, d'où elle nous observait. Mes hommes avaient des pierres de bois à leurs armes ; mais ils en possédaient de garnies dans leurs gibernes. . A} ant pris un fusil , je le chargeai et couj^us en- I suite dans la haie , sur la crête du fossé du chemin. Je tirai et vis que la monture du 4""^ militaire tomba au coup; qu'elle lit, mais en vain, des efforts pour se relever ; que le cavalier se contenta d'emporter les harnais. L'exercice étant fini , nous rejoignîmes le bataillon et rentrâmes en ville. Le Icutleaiain, des paysans étant venus vendre des

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denrées, annoncèrent qu'un cîievcil antrichicn, qui i-t) j. avait été tné la veille , était resté dans ia plaine. a:s h.

Le 2 1 germinal ( lo avril ), un détachement assez nombreux sortit pour se porter dans un bois entre A'illiers et Florenne, à une lieue nord-est do la place. On lit des prisonniers que, pendant Taction , l'on amena à Pliilippeviile.

^ oici le mpport destiné à donner connaissance de la situation des troupes :

Réimion-suv-Oise ( Guise ), le a5 germinal ( 1 4 avril ).

(( Les Français ont établi 6 camps , depuis Pbi- » lippeville jusqu'à Courtrai ; tous sont dans d'ex- » cellentes positions , et peuvent se soutenir mu- » tuellemcnt. Nous venons d'attaquer avec une » grande supériorité, les redoutes élevées du côté )> de Beaumont. Une division du corps-franc ayant » passé la Sambre , pour attaquer un village f ran- » rais, a été reçue à coups de fusil, et a eu un grand » nombre tant tués que blessés. Nous faisons des » incm-sions dans plusieurs villages ennemis , d'où » nous emportons un butin considérable. »

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