‹ HistoireChapitre 19 sur 117 · MO · texte numérisé non relu

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^^/ » maîtres des hauteurs de Bossut, et nous bivoua- AN 11. » quons en avant de Barbanron. »

L'armée poussant ses conquêtes , se présenta le mêjne soir devant Beaumont^ où l'ennemi retranché lui tira quelques coups de canon.

Les dispositions furent prises pour attaquer la place le lendemain ; mais les Autrichiens ne se croyant pas de force à nous résister , se retirèrent pendant la nuit.

Voici l'article relatif à la ville de Beaïimont (i) : « 26 avril (7 floréal). Le général Pichegru » commandait l'armée du Nord au mois d'avril , » et le général Charbomiier, l'armée des Ardeunes. >; Ces deux généraux, pour opérer leur jonction » dans le Hainaut- Autrichien, vers Beaumont , » firent faire un mt>uvement généial sur toute la » ligne autrichienne , depuis la Flandre maritime M jusqu'à Givet. Les hauteurs de Bossut étaient » occupées par 4,000 Autrichiens : sur ces mêmes * hauteurs , les Français avaient été battus , à pa- » reille époque, le siècle précédent. Les^ Impé- » riaux, ravis de leur position, y attendaient les » tirailleurs français, qui, en effet, allèrent les y ». attaquer , tandis que l'infanterie française rece- » vait le choc de la cavalerie ennemie au milieu > de la plaine.

» Trois fois la cavalerie autrichienne chargea tf l'infanterie française , et trois fois les bataillons » français fondirent , baïonnette en avant , sur la

(i) Dictionnaire historique des batailles > 4 ^^^' ^-^^'

>? cavalerie ennemie. Cette nouvelle tactique 1^04. » étonna et déconcerta Tennemi , qui prit la Inite, a?) h. M et abandonna un champ de bataille couvert de » ses morts. Dans la même journée, Beaumont » fut vigoureusement canonné par le général Des- » jiu'dins ; mais les Impériaux évacuèrent cette » ville pendant la nuit. Aucim obstacle ne s'oppo- >» sant plus à la jonction des armées des Ardennes H et du A ord , leur réunion se fit immédiatement » après. ))

Le 1 5 floréal (2 mai) , le 3"'^ bataillon du Nord quitta sa position pour se rapprocher de Thuin. Cette ville lut prise d'assaut. On en chassa vigoureusement l'ennemi. Pendant cette afl'aire, le corps où j'étais, resta en position sans brûler une amorce, à l'exception des grenadiers qui perdirent des hommes en se battant en déterminés. Le grenadier Touchard , de Dameri , fut frappé d'une balle à l'estomac ; elle lui tomba dans le ventre , où elle resta. Descarmes Alexis, du même Heu, périt pendant Tassant.

Voici le rapport de la prise de cette ville , par le général Marceau au général en chef Ch-irbonnier :

Thuin, le 21 floréal (lo mai).

« Conformément à tes ordres et aux disposi- » tions arrêtées , je suis parti du camp de Bossut^ » et me suis mis en marche ce matin à 2 heures » et demie. J'ai rassemblé les différentes divisions » à l'avant-garde campée à Beaumont , sur la haii- » teur de Coiu-t.

ji^ç)\, » L'ennemi qui avait ses postes dans la plaine , AN 11. » a bientôt été forcé de les abandonner , et notre » formation s'est faite sans obstacle. Je me suis » reporté sur Thuin ; l'ennemi qui occupait les » bois en avant de cette place , a opposé quelque » résistance ; mais ^ forcé par nos chasseurs de les » quitter, bientôt il s'est trouvé obligé de se ren- » fermer dans les redoutes , en avant de la place » même qu'il avait fortifiée d'une manière formiw dable.

» Le général Hardi , qui commandait l'avant- »t garde, a fait investir la ville par les troupes lé- » gères ; et , à l'aide de quelques pièces d'artillerie, » a protégé l'établissement des divisions de l'ar- » mée sin- les hauteurs en avant de la place. L'en- •» nemi faisant tous ses efforts pour conserver ce » jpoint important, en attendant qu'il se rende î) maître du cours de la Sambre dans cette partie , » j'ai été forcé d'employer les moyens révolution- >) naires et français ( la baïonnette ) .

» Je t'annonce donc avec plaisir que ce moyen, « toujours employé avec succès par les républi- » cains , a encore procuré une victoire à l'armée 5) des Ardennes ; nos chasseurs, soutenus par de w l'artillerie , ont enlevé les retranchements et les « remparts.

» Les Autrichiens ont été forcés de nous céder » la place, non sans avoir laissé un bon nombre » de morts. Nous avons aussi fait quelques pri- » sonniers;

» Annonce à la République , que, si l'armée dc^

("3) iy Ardennes a bien mérité de la Patrie , pour avoir 1^04. M repoussé la cavalerie à la baïonnette, la cavalerie an u. » a aussi , dans cette occasion, donné des preuves » d'héroïsme. Le 1 1"^^ régiment de chasseurs à » cheval a chargé Tennemi j usque dans les redoutes, » et est entré dans la ville malgré tous les obstacles.

» La division de l'armée du Nord, qui devait at- » taquer Tliuin sur la gauche , ayant été retardée » par des causes imprévues, n'est arrivée qu'après » la prise de la viUe; mais elle a aussi eu part à » la fête, et a emporté une position que l'ennemi » avait conservée derrière la place , et s'y est )) étabUe.

)) Je ne te parlerai de personne en particulier : » tous ceux qui ont été employés à l'attaque , ont » fait leur devoir.

» J'attends les ordres pour demain, et j'espère » que l'essai d'aujourd'hui prouvera à tous nos M ennemis ce que nous sommes en état de faiie >» par la suite, w

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