‹ HistoireChapitre 49 sur 117 · CHAPITRE XLI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XLI

Le II messidor (29 juin), la division partit de 1798. Dusseldorf pour se rendre à Oppladen. -^k iv.

Le 12 (5o), elle se dirigea sur Mulheim.

Le i5 ( i^'' juillet ) , la i od"^^ ayant été détachée sur l'extrême gauche de l'armée , passa par Siegen. Partie du 5"^^ bataillon fut employée au parc d'artillerie.

Voici le rapport de la marche , en avant dq 1 armée :

Au quartier-général , à Neu-vvied , le 1 4 messidor (2 juillet) .

Joui'dan , général en chef de V armée de Samhre et MeiLse , au directoire exécutif, « Citoyens directeurs,

îj J'ai l'honneur de vous prévenir que le corps î> d'armée aux ordres du général Kléber , est parti )) le 10 ( 28) de Dusseldorf. La division aux or- )) dres du général Grenier , a passé le Rhin à Coi) logne , et s'est réunie aux troupes commandées » par le général KJéber. Ce corps est arrivé le 1 2 y- (3o ) sur la Sieg ; l'ennemi avait environ douze )) cents hommes de troupes légères, siu* la rive » gauche de cette rivière. L'adjudant-général Ney :>' attaqua avec son impétuosité ordinaire : indé- )j pendamment d'un assez bon nombre d'honmies,

( 27^ ) 1^9^. >' filés et blessés, nous avons fait une soixantaine Ay IV. de prisonniers montés. Le lo"^^ régiment de > chasseurs a donné , dans cette action , les plus )' grandes preuves de valeur, et a mis la plus 'i' grande célérité et la plus grande précision dans '» ses mouvements. Le général Kléber a séjourné )) le i5 ( i^^ juillet ) , sur la rive gauche delà )) Sie^j afin d'attendre des vivres et donner le » temps au général Letebvre, qui a marché sur la >' Sicg, d'ariiver à sa hauteur. Ce corps d'ar- 5 nîée doit s'ctre porté aujourd'hui en avant ^ d'Ukerath. »

Le i4 ( '-2 ), les troupes détachées de la demibiigade explorèrent toujours la gauche de la route de Dillémbourg.

Le 1 5 ( 5 ) , elles marchèrent dans la mcme di^ reclion, afin de déborder la droite de l'armée autrichienne qui était aux prises avec les Français j mais elles n'atteignirent pas l'ennemi (i).

Lei6(4), les bataillons détachés parcoururent un pays boisé , coupé de montagnes , sans rencontrer le moindre obstacle.

(i) On aperçut pour la promière fois , parmi les troupos impériales que les républicains de la divisionjiu général Le(ébvre avJtient à combattre, des comnagnies entières portant des fusils à vent, qui pouvaient tirer 12 coups, mênie plus , sans être rechargés. Cette manière de guerroyer était funeste pour les attaques de nuit. Quelques troupes françaises furent surprises ; mais elles firent un grand carnage de ceux des ennemis qui tombèrent en leur pouvoir. On se plaignit amèrement de ce nouveau genre d'armes , que l'on ne revit plus par la suite.

Rapport de l'attaque de Wildendorf : nqG.

Siegen , le i6 messidor ( 4 juillet ). an iv.

« Le général Letebvre s'est dirigé sur Siegen , 1) d'après les ordres du général Kléber. Ayant at- » taqué le i6 (4)) '^ Wildendorf, la droite de » l'ennemi , l'avait mis en déroute , lui avait fait « 6oo prisonniers. »

Le 17 ( 5 ) , les troupes principales de la 10 5"'^ se transportèrent dans les environs, et à gauche d'Herborn.

Le 18(6), elles prirent, dans le jour, différentes positions. Le soir, elles marchèrent par une grande obscurité, un temps pluvieux; elles arrivèrent dans un endroit . où l'on fit halte : il était minuit.

Le 1 9 ( 7 ) , nous nous mîmes en route à deux heures du matin, avant le jour, pour Giessen. On laissa, dans cette ville, la 8"*^ compagnie du 2"^^ bataillon de la demi-brigade, pour y tenir garnison pendant que l'armée allait se porter en avant. A cette épo([ue , toutes les divisions étaient i;éunies sur la Lahn , en présence des Autrichiens.

Le 20 ( 8 ) , on passa cette rivière sans difficulté. L'armée républicaine attaqua l'ennemi. La division à laquelle les troupes détachées de la io5'"® S3 réunirent, se dirigea à gauche de Butzbach.

Le 21 ( 9 ) , on se battit à Ober-Merle et JNider^ Merle. L'action fut vive. Ces deux villages, pris et repris , furent livrés à toutes les horreurs de la cuerre. •

tvcj69 L?* demi-brigade, placée sur un monticule, fut

Aw iv* spectatrice de ce combat. Quelques charges de

cavalerie ennemie avaient tellemont entlammé

notre ardeur , que nous brûlions d'aller nous

joindre à nos camarades.

Le 22 ( lo ) , on se battit à Ockstadt, Joaimesberg et dans Fridberg. Les corps engagés, résistaient à des forces étrangères considérables , et commençaient à fléchir. Le général Lefebvre arriva avec ses troupes, fit reprendre courage aux Français qii se retiraient sur Ober et Nider-Merle.

Le 23 ( 1 1 ) , la division séjourna pour se reposer de SCS fatigues.

Le 24 ( 13 ) , elle s'approcha du Mein.

Le 2 3 ( i5), le détachement laissé au parc rejoignit la loS'^^'' demi-brigade. Nous nous rendîmes près de Francfort. L'armée se trouva réunie en partie devant cette place. Les dispositions ne tardèrent pas à ctre failcs pour la prcndie d'assaut. Les échelles furent apportées et rassemblées dan§ la plaine. Dès le 24 ( 12 ), les troupes légères de l'avant-garde du général Lefebvre se jetèrent dans les jardins, les maisons de plaisance qvii entoulaient cette forteresse. L'artillerie française et celle autrichienne s'engagèrent de part et d'autre.

Le général KJéber envoya aux magistrats la sommation suivante :

« Le sort de votre ville , Messiein*s , est entre » vos mains ; si , au coucher du soleil , les troupes '» que je commande n'en trouvent pas les portes

•» ouvertes, tniitcs mes dispositions sont prises i-fj^i. » pour la réduire en cendres. » an n.

La réponse n ayant pas eu lieu , on bombarda cette grande cité depuis minuit jusqu'à 5 heures du matin. Les troupes républicaines désiraient l'assaut , pour venger la mort de leurs frères d'armes de l'armée de Custine, qui, le 2 décembre 179'?', avaient été assassinés par les habitants. D'une autre part, l'armée de Sambre et Meuse était dénuée de vêtements, privée de vivres, payée avec des mandats territoriaux qui n'avaient pas cours dans le pays , ce qui taisait beaucoup murmurer.

Le 28 ( 16 ), les Français .prirent possession de cette capitale.

V oici le rapport fait à ce sujet :

Francfort, le 29 messidor ( 17 juillet).

E.vfrait cliifie lettre du général de division Ernouf,

chef de rétat-major général de Vannée de

Samhre et Meuse , au général en chef Jour dan,

'( Nous sommes entrés hier dans Francfort,

"» mon cher général. J'ai poussé une reconnais-

» sance, l'après-midi, a deux lieues dans la fo-

» rêt d'Aschaffenbourg, en sortant par Saxchau-

» sen. Je n'ai rencontré que cinq déserteurs, qui

» m'ont assuré qu'un gros corps de l'armée se

■» retirait sur cette place. J'ai trouvé dans la forêt,

>) tm dépôt de 4^0 tonneaux de farine et 2,000

» sacs d'avoine , gardé par \\n détachement autri-

5' chien que j'ai ramené avec moi.

<i Signe Ernolf. »

( 27^ ) ingG. L'armée se disposa donc à se mettre en route, AN IV. pom- poursuivre ses conquêtes (i).

(i) \oici les dates avec les lieux occupés par uue portion de la loj™*, depuis l'arrivée au camp, le 4 i^^essidor ( 21 juin ) , jusqu'à la reddition de la capitale de la Franconie , le 28 messidor ( 16 juillet ).

Le 11 messidor ( 29 juin ), partant dç Dusscldorf , on se rendit à Oppladen.

Le 12 ( 3o ) , proche Mulheim.

Le x3 ( 1" juillet, sur la gauche de Siegbourg, lieudit Valpreux. Depuis cet instant, la partie du corps dont il est question , resta au paix d'artillerie.

Le 14 ( 2 ), on prit position sur une haute montagne , où il y eut un engagement avec l'ennemi. Le i5 ( 3 ) , on fit séjour.

Le 16 (4), ou se rendit prèsdeSiegen , à des forges à fer. Le 17 ( 5 ) , on s'arrêta derrière une grande foret; l'on y fit 600 prisonniers.

Le 18 ( 6 ), on partit de la posi-ion, et on marchai dans la threction de Dillenibourg. Le 19 ( 7 ), on se transporta sur la route dilerborn. Le 20 ( 8 ) , le parc resta à côté de cette place, jusqu'au 21 (9), tandis que la division se dirigea sur Wetzlar. Le 22 ( lo ), il traversa le pont de Giessen. Le 23 (11 ) , il alla ;i Bulzbach. Le 24 ( 1 2 ) , à Fridberg.

Le 25 ( i3 ) , l'escorte du parc rejoignit le corps qui s'approcha de Wilstadt.

Le 26 ( if{ ), cheminant dans la direction de A\ ilbel , la loS"" se trouva en vue de Francfort.

Le 27 { i5 ) , cette troupe fit un mouvement. Le 28 ( 16 ), elle arriva proche du Mein , en face de Filbach. A cette époque , il y eut une suspension d'armes de 12 hemes , à la suite de laquelle se rendit la ville où se tiennent les diètes de la Confédération germanique , et les Français en prirent possession.

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