‹ Histoire médicale du blocus de MetzChapitre 40 sur 56 · GENRE DES OPÉRATIONS · texte numérisé non relu

GENRE DES OPÉRATIONS

T.r . 1 . ^ ... 1 ( droite...

Désarticulation de 1 épaule » { ,

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Amputation du bras { ,

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Désarticulation du coude 1 , ' "

( gauche..

Résection du coude droit . . .

Résection partielle du coude (olécrane) gauche. .

Amputation de Tavant-bras } , " *

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(droit • . .

gauche.. Amputation partielle de la main droite (procédé

Ghopart)

Amputation de la main gauche

Désarticulation de phalanges des piedsj multiple

et des mains | simple. .

Résection coxo-fémorale gauche

Amputation de la cuisse {

{ gauche..

Résection du genou gauche

Désarticulation du genou droit

Amputation de la jambe { , "

^ [ gauche..

Amputation médio-tarsienne du pied droit (procédé Ghopart)

Totaux

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354 HAPl'OliTS KT NOTK SUR LK SKKVlCE.

Note de M. Dlauthier, médecin-major de première

classe, sur V ambulance du quartier d'artillerie (fort Moselle),

14 Décembre 4870.

En tenant compte des circonstances présentes , généralement mauvaises, nous pouvons considérer rétat sanitaire de nos malades comme assez satisfaisant. Néanmoins, la dégénérescence des plaies, dite pourriture d'hôpital, a fait ici son apparition il y a quelques semaines. Aujourd'hui, cette affection semble aux médecins ti'aitants augmenter un peu , non en nombre, mais en intensité. Les causes de la pourriture d'hôpital sont nombreuses, mais les principales, pour notre ambulance, se rattachent évidemment à Talimentation et à l'état des locaux. C'est sur ces deux points que nous allons insister dans cette note.

Les médecins traitants m'ont fait connaître qu'antérieurement il n'y avait pas à l'ambulance de pourriture d'hôpital, quoique l'effectif des blessés fût beaucoup plus considérable qu'aujourd'hui. Ils ont ajouté que cette affection s'était montrée peu de temps après que les écuries, qui sont en grand nombre dans le quartier, furent encombrées de chevaux, et, par suite, de grandes quantités de fumier qui infectait non-seulement les écuries, mais la cour et les étages supérieurs.

Nous pensons donc qu'il faut faire disparaître toutes ces immondices, nettoyer à fond les écuries, et même les fermer, pour qu'on ne puisse plus, par surprise, y mettre de chevaux. Les latrines aussi demandent une surveillance et des soins particuliers.

HAPPOUTS ET NOTK SUU LE SERVICE. 3^5

Nous avons employé dans les chambres plusieurs poudres désinfectantes, mais ce service n'est pas toujours fait avec soin par les infirmiers ; nous pensons qu'il vaudrait mieux user du chlorure de chaux sec, parce que, en mettant un ou deux vases remplis de ce sel dans chaque chambre, on n'aurait pour ainsi dire plus à s'en occuper, puisqu'il suffirait de remuer un peu chaque jour ce contenu. Ces précautions étant prises, nous croyons qu'on pourrait continuer d'une manière presque indéfinie à se servir de ces bâtiments pour hôpital ou ambulance. Cependant, comme on a parlé d'évacuer ici des officiers blessés ou malades, nous émettons l'avis que les chambres nous paraissent peu convenables à cette destination.

Le régime des malades est loin d'être convenable pour favoriser la guérison. Il serait nécessaire d'augmenter la ration de certains aliments et de faciliter aux médecins plus de variété dans le régime. Pour cela, il serait désirable que la ration entière de pain pour un jour fût de 600 grammes ; celle de viande, bouillie et autant que possible rôtie, de 300 grammes. Nous voudrions aussi qu'on pût prescrire chaque jour des légumes frais ou secs à tous les malades, et des œufs frais à quelques-uns. Une ration de vin, que les médecins traitants pourraient accorder à tous ceux auxquels ils le jugeraient convenable, me semble aussi nécessaire. Le lait conservé, du chocolat et surtout du sucre rendraient également de grands services. Par ces moyens, nous croyons que les malades, quels qu'ils fussent, arriveraient à la guérison aussi bien ici que partout ailleurs.

PROCËS-yERBÂDX DES CONFÉRENCES

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