ENLÈVEMENT ET TRANSPORT DES BLESSÉS
extrémités. Par ce mode de transport le blessé n'est point exposé aux chutes ni aux secousses violentes. Dans les terrains faciles, un brancardier suffit pour traîner cette sorte de voiture à bras ; sur n'importe quel terrain il n'en faut pas plus de deux.
La Société de secours possède aussi de grandes voitures bien installées, combinées de manière à rendre le transport le plus doux possible *, qui nous ont été fort utiles après les batailles sous Metz. Le matériel de cette Société a permis d'enlever le reste des blessés qui se trouvaient encore, le 47, sur le champ de bataille de Gravelotte.
L'administration de la guerre et le service de santé pourraient puiser de bonnes idées pratiques dans le matériel de cette association.
Cependant, les moyens de transport que nous venons d'indiquer furent loin d'être suffisants, et l'on dut mettre en réquisition toutes les voitures particulières et tous les chariots des villages voisins, qui firent le gros de la besogne, dans des conditions fâcheuses pour les blessés, quoiqu'ils y fussent couchés sur une paille abondante.
Aussitôt après la capitulation, M. Eloin (de Bruxelles) vint de Sarrebruck à Metz avec MM. les docteurs Coomans, Barbier et Vilhems, emmenant tout un matériel d'ambulance, renfermé dans une grande voiture attelée de quatre chevaux. Ce véhicule contenait huit hamacs et cinq sièges ; quatre cacolets étaient accrochés à l'extérieur, l'impériale, recouverte
■ De plus, elle possède des supports élastiques qui, amortissant les secousses et les trépidations , améliorent les conditions où se trouvent les blessés sur les chemins de fer et permettent d'utiliser même dos voitures non suspendues.