‹ Histoire militaire de la campagne de Russie en 1812 (volume 2)Chapitre 125 sur 208 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

la réserve, furent laissées en arrière près du bois.

Le combat continuait avec vivacité sur tout le développement de la ligne. Les tirailleurs russes du centre, composés en grande partie de milices, s'étant aperçus que l'ennemi commençait à plier, se portèrent en avant, de leur propre mouvement, et s'emparèrent des ouvrages avancés de la position des Français. Le comte Wittgenstein donna Tordre au général Dibitsch de soutenir ces tirailleurs par une partie des troupes du centre , et lui-même attaqua avec sa droite , et refoula l'aile gauche de l'ennemi jusque dans ses retranchements. Les troupes françaises du centre s'étant reportées en avant, rentrèrent par la gorge dans les redoutes qu'elles avaient perdues, et en chassèrent les tirailleurs russes ; mais le régiment de Perm, infanterie, et le 1®' bataillon de grenadiers de dépôt , enlevèrent de nouveau ces deux redoutes dites des Tuileries. Alors le colonel Ridiguer s'avança à la baïonnette , à la tête du 2 5* de chasseurs, et des deux bataillons de dépôt de la garde, soutenus par les hussards de Grodno; il culbuta le centre ennemi et ^'établit en avant du lac. Le général Béguiczef suivit son j mouvement avec les grenadiers-réunis. Le gé-/ néral Berg, qui était resté détaché à la gauche)

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avec le régiment de Kalouga, infanterie, et les escadrons des gardes-réunies , se rapprocha du centre. L'artillerie fut placée en avant de cette nouvelle position.

L'ennemi fit encore quelques efforts pour faire rétrograder la droite des Russes, mais il ne put obtenir de succès. Alors sa cavalerie vint fondre sur le flanc des tirailleurs du centre. Elle fiit d^abord chargée par le régiment des dragons de . Riga , et renversée ensuite par ceux des cuiras- ( siers et des gardes. Après s'être reformée sous la protection du feu de son artillerie, elle revint à la charge ; mais la cavalerie russe la tourna par sa droite et la ramena jusque sous les murs de Polotsk. Le feu des batteries de la ville et des ouvrages du camp retranché, obligea nos escadrons à se remettre en ligne.

Pendant ces attaques de cavalerie , les troupes françaises s'étaient repliées dans les retranchements. Les Russes de leur côté évacuèrent les redoutes de la Tuilerie , où ils ne pouvaient se maintenir à cause du feu meurtrier que l'artillerie du camp retranché dirigeait sur ces ouvrages.

Le comte Wittgenstein , qui, comme nous l'avons vu , n'avait pas eu l'intention d'engager une affaire sérieuse, ne jugea pas à propos d'attaquer de vive force les retranchements, et fit cesser le

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