‹ Histoire militaire de la campagne de Russie en 1812 (volume 2)Chapitre 127 sur 208 · CHAPITRE X. ayi · texte numérisé non relu

CHAPITRE X. ayi

fecrion des ponts sur la Duna. Le comte Wittgenstein se vit donc dans l'impossibilité de passer le fleuve à Goriany avant plusieurs jours. Ce délai pouvait être dangereux. Le maréchal Saint- Cyr aurait profité de cette inaction pour accabler le corps de Finlande. Il n'y avait qu'une attaque simultanée des deux corps russes qui pût atténuer les avantages que la position centrale de l'ennemi lui présentait. Ces raisons déterminèrent le comte Wittgenstein à attaquer Polotsk de front , aussitôt que le corps de Finlande s'en rapprocherait assez pour coopérer à son attaque en prenant la ville à revers.

Le 7 au matin, le comte Wittgenstein, avec son corps de bataille et sa réserve , se plaça en arrière de son avant-garde. Le général Dibitsch fut envoyé chez le prince Jachwill pour lui faire part des dispositions nouvellement adoptées. Il fut prescrit au corps de la droite de faire jouer toute son artillerie aussitôt que l'on apercevrait l'approche du comte Steingell, ou lorsque de grands mouvements dans la ville feraient présumer la retraite du maréchal Saint-Cyr. Après avoir donné le temps à son artillerie de mettre du désordre dans la ville , le prince Jachwill devait la faire attaquer à la baïonnette.

Le comte Steingell ayant continué sa marche

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sur Polotsk , son avant-garde déposta le général Corbineau des bords de l'Ouchacz, et le poussa sur Jekimania. Le maréchal Saint-Cyr ne voulant pas donner au corps de Finlande la faculté de venir masquer le débouché de ses ponts sur la Duna , résolut alors de repasser à la gauche du fleuve ; mais , pour assurer ce passage , il fallait avant tout contenir le comte Steingell. A cet effet, le maréchal français, pour ne pas faire un mouvement trop marqué , retira un régiment de chaque division du 2^ corps , en prenant les moins en vue aux troupes du comte Wittgenstein. Ces trois régiments, auxquels on joignit un régiment de cuirassiers, et que l'on mit sous les ordres du général Amey, passèrent la Duna à midi, et s'avancèrent au-devant de Corbineau. Amey prit

1 poste vis-à-vis de l'avant-garde russe composée de deux régiments de chasseurs et commandée par le colonel Tourczaninof, qui s'y était établi en avant du défilé de Roudnia. Le comte Steingell, avec le gros de son corps, s'arrêta à

j Bononia.

Sur ces entrefaites, le maréchal Saint-Cvr faisait ses dispositions pour effectuer sa retraite pendant la nuit , et les troupes du comte Wittgenstein se préparaient à l'attaque de la ville. De part et d'autre la journée se passa en obser-

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