CHAPITRE xr. 35o
les tirailleurs français éparpillés dans les broussailles, et les rejeta sur une colonne placée en arrière. Celle-ci se forma en carré et se mit en retraite dans l'espoir de rejoindre la brigade d'infanterie du général Biliard et un régiment de chevau-légers de Berg , qui s'avançaient à son secours. Mais la cavalerie russe chargea et culbuta les chevau-légers et enfonça le carré, pendant / qu'on faisait rebrousser chemin à la brigade Biliard par une simple canonnade. Les kosaques^ poursuivirent l'ennemi, qui perdit i,5oo prison- \ niers. A la chute du jour, le général Wlastof rejoignit le gros de son détachement demeuré à Rholopéniczi.
D'un autre côté, le général Platof s'avança | jusqu'auprès deToloczin, et le général Yermolof vint à Pogost. Le prince Routousof, avec la grande armée , se porta à Morosowô. Le général Miloradowich , avec son avant-garde, passa le Dnieper à Kopys. Il reçut l'ordre de se diriger sur Yoloczin pour renforcer les troupes destinées à poursuivre les Français sur la grande route.
Le 1 2 , Napoléon s'arrêta à Lochnitsa. Son armée commença à se rassembler sur les hauteurs entre Némanitsa et Borissow ; mais dès-lors l'amiral Tschîchagof avait r^mis en ordre son armée, et lui avait fait prendre position sur la droite de la
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Bérézina en face de Borissow. Le général Tschaplits fut envoyé avec son détachement à Brill , I avec l'ordre d'étendre la chaîne de ses postes jusqu'à Zembin pour surveiller la haute Bérézina. Le détachement du colonel Loukoffkin, renforcé parles hulans de Wolhynie, une compagnie d'artillerie à cheval, et une demi -compagnie de pontonniers, fut mis sous le commandement du général comte Orourk, à qui il fut prescrit de faire des démonstrations de passage à Jouchkéwiczi, comme si l'intention de l'amiral eût été de repasser sur la rive gauche de la Bérézina. Le comte Wittgepstein, qui n'avait point encore de données certaines sur la marche de la grande armée française, ayant reçu l'invitation de Taroiral de se réunir à lui dans les environs de Borissow, résolut de se porter directement sur cette ville, où l'amiral lui promettait de faire construire un pont volant, afin d'assurer la communication des deux armées.
Sur ces entrefaites, le maréchal Victor avait filé sur Ratouliczi, laissant son arrière-garde à Batoury. I^ général Harpe reçut l'ordre de l'attaquer, de concert avec le général Wlastof , qui dut aussi se diriger de.Kholopéniczi sur Batoury. L'arrière-garde ennemie s'était postée à deux werstes en avant de ce point, à cheval sur la