‹ Histoire militaire de la campagne de Russie en 1812 (volume 2)Chapitre 164 sur 208 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

comte Wittgenstein vint à Bazann, où il fut reioînf^ar 1? eeherâT^'Wrastof : un détacEemënt cTavant-garîe , aux ordres du colonel Albrecht,

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poussa ^jusqu'à Janczin. Le général Platof pénétra jusqu'à Slobodka, continuant toujours à recueillir les traînards , dont plus de 5 mille étaient tombés entre ses mains depuis Orcha. Le ^ corps de Yermolof se porta à Maliawka, et celui de Miloradowich à Toloczin. La grande armée russe séjourna à Kopys.

L'empereurNapoléon voyantque l'amiralTscbi- i chagof ne songeait qu'à la Basse-Bérézina , et semblait négliger entièrement le haut de cette rivière , résolut de ne plus différer à exécuter son passade près de Studenki , à dix ou douze wers- | tes au-dessus de Borissow , où le terrain présentait de grands avantages pour l'emplacement des ponts. Les hauteurs de la rive gauche , sur lesquelles est situé le village de Studenki, commandent la rive opposée, où une anse remplie de prairies marécageuses permettait à l'armée de se former sous la protection des batteries de la rive gauche. Une forte gelée ayant repris le 12, après l'espèce de dégel qui avait eu lieu les jours précédents, fut très-favorable aux opérations des ennemis. Les marais qui bordent la Bérézina, raffermis par le froid , devinrent praticables même

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pour l'artillerie. Ainsi , le fléau dont l'armée française avait eu jusque-là le plus à souffrir, devint dans cette circonstance une des causes de son salut. Il est vrai toutefois que la gelée entravait beaucoup la construction des ponts.

Dans la nuit du i3 au i/i^le maréchal Oudinot se mit en marche avec son corps, dont la division Dombrowsky formait l'avant-garde. Les autres corps le suivirent successivement , et celui de Victor reçut ordre de se rendre à Borissow pour continuer à en imposer aux Russes, en leur montrant que ce point central n'était point dégarni. Le maréchal Oudinot arriva à Studenkile il\,k la pointe du joui*. Napoléon de sa persoime l'y rejoignit au même moment, et fit de suite passer à la nage quelques cavaliers polonais et plusieurs pelotons de voltigeurs pour reconnaître la rive opposée. Le général Tschaplits s'était déjà mis en marche vers Borissow où le rappelaient les ordres de l'amiral , et il n'y avait plus dans les environs de Brill que quelques postes de kosaques. Alors l'empereur fit établir des batteries de 3o à 4*o pièces sur les hauteurs de Studenki, sous la protection desquelles il ordonna sur-le-champ la construction de deux ponts, l'un pour les, voitures, l'autre pour les gens de pied et pour les chevaux de main. La

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